• FOREVER IN MY HEART

    FOREVER IN MY HEART

     

    Attention: les paragraphes suivants entre **** relève de scènes à caractères sexuels.

     

     

    POV TUL

    Ça fait deux ans que je n’ai pas joué le rôle de Knock, ça fait deux ans que je ne vois plus Max tous les jours…

    Heureusement on part en voyage, on passe la journée ensemble mais ces derniers mois c’était difficile. Je ne l’ai vu que deux fois, mes cours d’architecture me prennent trop de temps et je dois aussi m’occuper de mon centre de massage. 

    Il me manque…pensais-je avant d’entendre mon téléphone sonner et de regarder l’écran pour voir mon correspondant. 

    - “Tiens en parlant du loup, on en voit la queue.” me dis-je en voyant le numéro de Max. 

    - “Hey Tul, ça va ?” 

    - “Super! Je pensais justement que ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vu. J’allais t’appeler mais tu as été plus rapide que moi sur ce coup là.” je réponds avec un sourire sur les lèvres.

    - “C’est vrai mais à qui la faute ? Je t’appelais pour ça en fait. Comme cela fait un moment qu’on ne s’est pas vu je me demandais si tu voulais passer un petit week-end avec moi ?” me demande-t-il presque timidement.

    - “Bien-sûr, je suis libre en ce moment. On irait où ? A Chiang Mai ?” acquiescé-je, extatique.

    - “Oui cela me semble parfait. On se rejoint à l’aéroport à 8h?”

    - “Super, à vendredi.” lui réponds-je avant de raccrocher et de sauter de joie. Plus que deux jours à attendre pour le revoir...

     

    Deux jours plus tard.

    A l’aéroport.

    Heureusement, j’ai beaucoup plus de temps libre en ce moment, ça va me faire du bien de sortir et de le voir. Nos conneries me manquent, danser, rire, parler, toutes ces choses qu’on fait sont vraiment importantes pour moi. Je ne sais pas trop quand j’ai commencé à ressentir plus que de l’amitié, mais clairement mon attachement pour lui va plus loin. Seulement, à cause de nos emplois du temps intrinsèquement différents, le changement de mes sentiments est passé au second plan. 

    Je regarde ma montre et vois que je suis presque en retard, je me mets à marcher un peu plus vite sinon je vais en entendre parler. Bien que les gens voient son côté drôle, il sait aussi être dur, il déteste le retard plus que tout. 

    Après cinq minutes à me faufiler entre les voyageurs, j’arrive enfin à l'embarquement, il ne me reste qu’une minute pour le trouver. Alors que j’arrive dans le hall, je le cherche des yeux sans le trouver, je me demande si pour une fois ce n’est pas lui qui est arrivé en retard. Mais alors que je m'apprête à sortir mon téléphone pour le contacter, je sens une main me “tapoter” l’épaule. Je ressens le toucher de cette main descendre lentement de mon épaule jusqu’à mon dos. La chaleur qui en découle m’est si familière que j’ai l’impression d’être enfin moi, elle me donne envie de plus. En parcourant ma colonne vertébrale, la chaleur laisse des picotements qui parcourent mon corps. 

    Je sais tout de suite à qui appartient cette main, après tout qui, à part Max, peut me faire frissonner. 

    - “T’es en retard !” me dit-il avec une tête d’homme grognon.

    - “D’une minute seulement, et puis c’est parce que je te cherchais. Arrête de faire cette tête, je suis là c’est bon.” je réponds avec un grand sourire. 

    - “Mouais… La fin de l’embarquement est dans dix minutes. Par là.” 

    - “D’ailleurs, attends.” 

    Alors qu’il avait commencé à marcher vers l’embarquement, il se retourne en m’entendant. Et je lui saute littéralement dans les bras. Mes bras passent derrière son cou et l’enferment dans un calin si étouffant qu’il n’arrive plus à respirer. Même si au début il est surpris, il passe finalement ses bras autour de moi, sa main gauche remontant lentement mon dos jusqu’à mon épaule tandis que sa main droite atterrit sur le bas de mes côtes. Ça fait du bien, sa joie de vivre me ressource. Sans vraiment y faire attention, mon nez s’égare vers le haut de son cou et je prends une grande inspiration avant de le relâcher. Cette odeur, son odeur, j’ai l’impression d’être chez moi, d’enfin être complet. Je sais qu’on n’est pas censé ressentir ça pour son meilleur ami, mais cet homme me libère, me permet d’être heureux. 

    - “Ça fait longtemps.”

    - “C’est vrai, mais on va rattraper tout ça. Allez viens avant d’être en retard.”

    Pff, lui et son obsession de l’heure. Mais je le suis quand même, je dépose mes bagages et on va directement dans la zone d’embarquement. Il nous reste environ une heure et demi avant de partir.

    Pendant l’heure d’attente à l’embarquement et la demi-heure avant le décollage, Max et moi parlons de tout et de rien, surtout de rien à vrai dire. Maintenant que je le vois, je me rends compte que des choses ont changé, je le trouve plus beau voir même plus mais je ne sais pas encore. J’aime aussi la façon dont il s’habille, je le trouve plus… plus quelque chose, je ne sais pas l’exprimer. Et surtout j’ai l’impression que nos gestes ont changé, je ne sais pas si c’est seulement mon état d’esprit qui est différent, mais on se touche beaucoup. J’ai l’impression que c’est plus qu’avant, mais je n’en suis pas sûr. 

    Alors qu’un moment de silence s’installe entre nous, un stewart nous explique les consignes de sécurité. Max et moi ne les écoutons que d’une oreille car on les connaît, on a l’habitude de voyager en avion. 

    Il décolle enfin, nous sommes chacun avec nos écouteurs et c’est parti pour une heure et demi de vol. 

     

    Je sens une main me caresser, lentement de bas en haut. Cette sensation est exquise, je ferme les yeux pour mieux savourer le toucher de cette main si particulière qui me fait gémir. J’entends un bruit sourd; quelqu’un bouge au dessus de moi. Alors que j’ouvre lentement les yeux et rencontre les yeux séducteurs de Max, je me perds dans son regard hypnotique. Comment un regard pouvait-il être si profond, j’ai l’impression qu’il aspire mon âme. Pourtant alors qu’il continue son ascension avec sa main tout en me regardant, je ne peux m'empêcher de frissonner. 

    - “Il est si beau” pensé-je alors que je ne peux en détourner les yeux.

    Il s’approche de mon front pour l’embrasser, puis descend sur le nez, sur l’oeil droit puis gauche, sur ma joue et mon menton. Il fait tout pour éviter mes lèvres, alors que tout ce que je veux c’est l’embrasser. 

    - “Embrasse-moi.”

    - “Tellement autoritaire ! La patience est une vertue…” 

    Tout en parlant, ses lèvres qui descendent vers mon cou sont aussitôt remplacées par sa langue. Le contact furtif me laisse pantois, mais je finis par m’y habituer et à en redemander. J'agrippe ses cheveux soyeux et les tire de passion. Je n’en peux plus, les sensations que me procure le passage de sa langue font battre mon coeur si fort que j’ai l’impression qu’il va sortir de ma poitrine. C’est tellement bon que pour bloquer mon gémissement, je me mords la lèvre si fort qu’elle se met à saigner. 

    - “On arrive…” me dit-il alors que sa langue arrive à mes abdominaux.

    - “Qu..Quoi?”

    - “Tul, bouge on arrive.”

     

    Je me réveille en sursaut et un peu inconfortable dans mon pantalon. L’avion entame sa descente pour atterrir, Max continue à me parler mais j’avoue n’écouter que d’une oreille. Rêver de mon meilleur ami n’est pas inhabituel, mais ce n’était jamais aller aussi loin. J’essaie tant bien que mal de cacher la bosse dans mon pantalon, Max ne ferait pas de remarque trop lourde mais bon, il se poserait tout de même des questions auxquelles je n’aurais que des demi-réponses. 

    - “Pour une heure d’avion tu t’endors, il t’en faut peu.” me dit-il en rigolant. Ce qu’il ne sait pas c’est que j’étais tellement excité par ce voyage que j’ai très peu dormi. 

    - “Qu’est-ce que tu veux, je me prépare pour les soirées de folie.”

    Nous descendons de l’avion et allons au carrousel à bagages récupérer nos affaires. Au bout d’une bonne trentaine de minutes, on arrive enfin dehors pour trouver un taxi qui nous déposera à la maison qu’on a loué sur Airbnb. Le trajet jusqu’au quartier de Si Phum où nous attend un chalet incroyable, bien que court, passe rapidement tellement on est excité. On regarde le paysage défiler par la fenêtre en se disant qu’il va falloir visiter ces endroits. Trois jours, ce n’est pas suffisant, cette ville est si belle. 

    La voiture s’arrête devant une porte en bois entourée de pierre, on descend et réalise enfin qu’on est en week-end. La propriétaire de la maison nous accueille, nous aide à récupérer nos bagages dans le coffre de la voiture, le chauffeur qui après avoir été payé, repart chercher un autre client. 

    - “Bonjour tous les deux, vous avez fait bon voyage?” nous demande la propriétaire.

    - “Oui, c’était tellement fatiguant que Tul s’est endormi.”

    - “Heee. C’est bon! Non ça s’est bien passé.”

    - “Très bien. Venez voir l’intérieur.” 

    La propriétaire nous montre toutes les pièces importantes de la maison, nous explique qu’elle et son mari sont juste à côté en cas d’urgence et nous souhaite bon week-end. Nous nous retrouvons seuls dans une maison si grande qu’elle pourrait accueillir au moins quinze personnes. Max et moi, on se regarde et d’un coup sans se donner de signe, on saute de joie et pousse des cris pas très séduisant. Mais ce n’est pas grave, on se connait tellement, on n’est plus à ça près. Heureusement, pendant le trajet jusqu’ici, la bosse de mon pantalon avait grandement réduit au point d’être plat, ce qui me permet d’apprécier encore plus cette folie. 

    Le temps de déballer les affaires et d’investir les lieux, l’horloge indique qu’il est onze heures.

    - “Bon, il est onze heures, on achète un repas à la supérette qu’il y a pas loin et on visite le quartier ou on va plus loin et on mange dans un resto ?” lui demandais-je.

    - “Va pour le resto, comme ça on visite le quartier plutôt ce soir et en revenant, on prendra le dîner à la supérette.”

    - “Ça marche.” 

     

    La journée s’écoule sans encombre. Après être allé manger, on a visité un certain nombre de temples, comme celui de Wat Chiang Man, de Wat Phra Singh, de Wat Chedi Luang et de Wat Chedlin. Notre journée bien remplie, on commence à se diriger vers le quartier du chalet pour acheter à manger et se reposer. Vers 20h30, arrivés devant la supérette, Max et moi entrons et choisissons nos repas ainsi que de la bière. Toute la journée a été incroyable, le temps passé ensemble est vraiment parfait mais je me pose de plus en plus de questions. Plusieurs fois dans la journée, je me suis souvenu de mon rêve, à chaque fois je me tournais vers Max et regardais sa bouche avec envie. Je connais ses baisers, quand on jouait Korn et Knock on s’embrassait souvent, mais c’était pas la même chose, il y avait une barrière entre le privé et le public. 

    Aujourd’hui, j’en ai vraiment eu envie.

    Je savais que mes sentiments avaient changé mais je ne pensais pas en être arrivé au point où j'envierais la nourriture qu’il mangeait. Malheureusement, Max n’est pas vraiment dans le même état que moi. Bien qu’il soit tactile et souriant, ce n’est pas à cause de ses émois mais seulement sa personnalité. Il est toujours heureux et aime le contact avec tout le monde, pas seulement moi en particulier. Ça me rend triste et jaloux mais aussi content de le voir heureux.

    De retour au chalet, on s’installe tranquillement dans le jardin et on commence à manger et à boire. On a apporté assez d’alcool pour pouvoir remplir une baignoire mais c’est notre première soirée à Chiang Mai donc on se lâche. Après avoir bien mangé et bien bu, je lui propose d’aller faire un tour dans le quartier pour bien digérer, proposition qu’il accepte immédiatement. Au bout d’une heure à faire une boucle, on se retrouve de nouveau au chalet. Après être entrés, on décide qui passe à la douche en premier avec un Jankenpon (1) où Max finit par perdre. 

    Prenant mes affaires de toilettes, j’entre dans la salle de bain et me douche dans la baignoire vintage à pied de lion avant de m’habiller avec une tenue décontractée. Aussitôt fait, j’ouvre la porte de la salle de bain et entre dans le salon, où je vois Max affalé sur le canapé en train de jouer sur son téléphone. 

    - “Tu peux y aller, j’ai fini.” lui lancé-je pendant que je me sèche la tête, tout en le regardant.

    - “Ohh ! Puis-je vraiment y aller, madame la comtesse ?”

    - “La comtesse? Pourquoi je suis devenu noble tout d’un coup ?”

    - “Je sais pas, vu le temps que tu as passé là-dedans, je me suis dis que peut-être tu avais enfilé un corset.” me répond-il en riant avant d’entrer dans la salle de bain.

     

    Je profite de sa douche pour regarder mes mails et voir un peu les actualités avant d’entendre la porte s’ouvrir. Je jette un petit coup d’oeil, retourne sur mon ordi avant de réaliser ce que je viens de voir. Mes yeux se lèvent immédiatement et rencontrent de magnifiques abdominaux mouillés, mon regard s’accroche à une goutte qui dévale lentement le torse de Max. Ma gorge est sèche, je n’arrive pas à avaler ma salive, voir une si belle musculature rien que pour moi m’émoustille. Max, sans rien savoir de ma contemplation, continue à se frotter avec la serviette, d’abord sa tête puis descend vers son cou, éponge les gouttes sur son sein droit puis gauche avant de descendre vers son ventre. En suivant sa main des yeux, mon regard tombe sur une ligne de poils qui disparaît sous son bas de pyjama à taille basse qui souligne le V de sa musculature. Je passe ma langue d’envie sur mes lèvres et imagine sans mal mes mains découvrir chaque recoin de son corps. Je sais que ce n’est que mon imagination mais, rien que ça, fait battre mon coeur plus vite. Il m’achève, m’excite, m'oppresse, je ne sais pas quelles émotions choisir en sa présence, il a l’air tellement confiant, à l'opposé de moi qui ne peut aller plus loin qu’un câlin. Max, en passant sa serviette sur son épaule, me sort de ma contemplation et de mes réflexions. Je retourne à mes mails mais vois que j’ai déjà fini de les traiter. Rapidement, je ferme l’ordinateur et dit à Max que je vais me coucher; il est déjà 23h30 et demain on doit se lever tôt pour aller visiter le parc national de Doi Inthanon. On se souhaite donc bonne nuit avant que chacun ne parte dans sa chambre jusqu’au lendemain.

     

     

    Je me réveille à 7h et sors de mon lit cinq minutes plus tard pour aller dans la cuisine préparer le petit-déjeuner. Ne voyant pas Max, je me demande s’il faut que j’aille le réveiller mais avant d’entamer le chemin, j’entends la porte s’ouvrir et le découvre avec un sachet de nourriture. 

    - “Il n’y avait rien pour le petit-déjeuner donc je suis allé en chercher.” me dit-il en entrant dans la cuisine et en posant les courses sur la table.

    - “Ah ok, super.”

    - “J’ai aussi pris de quoi manger pour ce midi, je sais pas trop si on pourra trouver de resto ou de supérette dans le parc.” 

    - “Hum.” acquiescé-je tout en sortant des bols et des couverts.

    Pendant le repas, nous parlons des visites à faire et surtout de l’excursion dans le parc, alors qu’on finit de manger, je propose à Max de faire la vaisselle pendant qu’il se lave ce qu’il accepte volontiers. Après avoir fini sa douche, c’est à mon tour, celle-ci ne prend pas longtemps, après la réflexion que je me suis prise, je ne veux pas aggraver mon cas et je finis par m’habiller avec des habits de sport pour la journée. 

    8h15, nous partons enfin du chalet direction le parc national. La journée se passe bien, le matin nous avons fait un trekking sur le sentier de Kew Mae Pan, il est normalement assez court mais on s’est beaucoup arrêtés pour prendre des photos, puis on s’est posés au sommet pour pouvoir manger la tête dans les nuages. L’après-midi, on a visité le parc plus en profondeur, d’abord les pagodes jumelles du roi et de la reine et leurs jardins puis on est repartis pour un trek à Pha Dok Siew pour voir la jungle et les rizières à étages avant de voir la cascade de Wachirathan. 

    Après cette journée épuisante où il a fait un soleil éclatant, vers 21h, sur le chemin du retour quand je sens une goutte tomber sur mon nez avant qu’un torrent de pluie ne nous tombe dessus. Max et moi, nous dépêchons de rentrer à la maison pour être  le moins trempés possible, surtout la nourriture que nous venons d’acheter pour ce soir à la supérette du quartier. Arrivés au chalet, je vais chercher des serviettes dans la salle de bain et en balance une à Max qui s'attèle dans la cuisine pour mettre la nourriture dans des bols. Après s’être à peu près essuyés, on commence à manger tout en parlant de cette journée riche en expérience mais très fatigante. Lui et moi sommes épuisés et décidons de dormir tôt ce soir. Après avoir débarrassé et s’être lavés, nous allons dormir chacun dans sa chambre, mais tandis que je me couche, le sommeil ne vient pas. En attendant que le marchand de sable passe ou que le bruit de l’eau qui tombe sur la fenêtre m’endorme, je regarde mon téléphone, d’abord les mails puis je me mets à jouer. Mais une heure passe et le sommeil ne vient toujours pas, j’ai mal au pieds et je suis épuisé mais impossible de m’endormir. Je décide de me lever et de me servir un verre d’eau du frigo. Tandis que je bois, mes yeux passent en revue toute la pièce et tombent sur la porte ouverte de la chambre de Max. Je m’approche doucement et observe sa position; son bras gauche est levé au dessus de sa tête posée sur un côté de son visage, son bras droit positionné le long du corps se termine avec sa main posée sur son ventre. Ses jambes écartées sont un peu pliées et s’enroulent autour du draps qui ne dépasse pas sa taille, ce qui me laisse tout le loisir de le contempler. Cela me fait doucement rire, il est si mignon installé comme ça, son visage décontracté le rend plus jeune et plus innocent. Ce qui me donne encore plus envie de l’embrasser. Prenant mon courage à deux mains, je pousse la porte entrouverte et entre dans la pièce. Son odeur est partout, elle fait battre mon coeur si vite que je le sens dans mes oreilles et derrière mon crâne. Je m’avance lentement sans faire de bruit pour éviter de le réveiller et m’accroupis près de sa tête pour mieux l’observer. 

    A-t-il toujours été si puissant, si sexy ? Pourquoi ne l’avais-je pas remarqué avant? 

    Toutes ces questions me donnent mal au crâne mais je dois savoir. Alors que je déplace ma main pour suivre doucement la ligne de son nez, je me mordille la lèvre et déglutis difficilement de peur qu’il ne se réveille. Arrivé en haut de son nez, je laisse mon doigt descendre vers ses lèvres que je caresse avec délectation. Je continue la découverte de son corps avec lenteur et excitation, je descends vers son cou avant de finalement arriver à ses abdos. Le toucher m'électrise, me donne envie de plus et de rien, je ne sais pas trop ce que je ressens. Je continue mon exploration de ce corps aux traits parfaits jusqu’à la ligne de ses poils qui part de son nombril et finit cachée par le drap posé sur sa taille. Je suis lentement cette ligne et m’arrête juste avant le drap; je n’entends que mon cœur et ça me donnant l’impression que c’est le cas de tout le monde et, pour être sûr d’être le seul à l'entendre, je relève les yeux vers mon meilleur ami.

    Mais alors que je tourne mon regard vers la tête de Max, mes yeux sont happés par les siens qui sont ouverts… Je me raidis d’effroi et essaie au plus vite de trouver une explication plausible, mais le choc, la honte et l’excitation me bloquent le cerveau et je peine à réfléchir, finissant par bégayer. 

    - “Max… J… Je… Tu…”

    - “Je ? Tu ? Qu’est-ce que tu fais ?” me demande-t-il en montrant de sa tête ma main toujours posée sur son bas ventre. 

    - “Je… J’allais remettre ton drap…” je réponds en rougissant et en retenant ma respiration.

    - “Vraiment?” me dit-il en levant un sourcil.

    Sa question était pleine d’allusion, il sait ou du moins se doute de la raison pour laquelle ma main est là, mais il veut que je l'avoue de moi-même. Désarmé, je ne sais plus quoi faire. Dois-je lui avouer ou  continuer à nier ? Je pense que si je continue de le nier alors Max acceptera cette explication. Suis-je arrivé jusqu’ici seulement pour me voir abandonner ? Ce voyage devait me permettre de savoir ce que je ressens pour Max, quel meilleur moyen de le savoir qu'en assumant ? 

    - “Non, je… en fait… Je… Tu vois… enfin ce que j’essaie de dire…”

    - “Je comprends rien. Tu vas laisser ta main là où elle est ?”

    - “Oui.” je réponds en prenant une grande inspiration. 

    Le regard de Max est choqué et en même temps curieux, la vitesse des battements de mon coeur me fait craindre d’avoir une crise cardiaque. Pourtant, malgré mon irrépressible envie de fuir, je continue d’avouer mes envies. 

    - “Je sais que c’est bizarre, mais… en fait…. Raah!!!” L’impossibilité de m’exprimer me met à fleur de peau, j’ai peur, j’ai envie de partir, j’ai envie de rester, que Max me réconforte mais tant que je n’aurai rien dit, il ne pourra pas vraiment décider. Je m’assois sur le lit à côté de lui tandis que celui-ci relève un peu son torse pour pouvoir s’appuyer sur la tête de lit, j’essaie tant bien que mal de reprendre mon souffle. Max ne m’aide pas vraiment, même s’il ne dit rien de désobligeant, il ne dit rien du tout, ce qui me stresse d’autant plus. 

    - “Ok. Bon je vais la faire simple…” dis-je avant de m’approcher rapidement des lèvres de Max qui ne bougent pas, attendant de voir ce qui va se passer. Je suis nerveux et excité d’être si près d’obtenir ce dont j’ai rêvé ces derniers temps. Mes lèvres pressées sur les siennes entament un long mouvement; je l’embrasse avec hésitation, ne sachant pas vraiment si je peux me permettre d'aller plus loin… je n’ai pas envie de le forcer mais ça sera peut-être la dernière fois que je l’embrasse ou même que je le touche. N’hésitant plus, mon baiser se fait plus profond; j’ouvre la bouche et passe ma langue sur les lèvres de Max qui sont toujours obstinément fermées. Encore moins rassuré qu’avant, je me recule et regarde mon meilleur ami, j’ai peur de sa réaction autant que je l'attends, mais elle ne vient pas. 

    - “Dis au moins quelque chose, n’importe quoi, même m’engueuler me convient !” dis-je en le regardant fixement, attendant une réponse qui n’arrive pas.

    - “Max, s’il te plait!” lui dis-je après n’avoir obtenu ni réponse ni même un signe de sa part. Le coeur battant à tout va, je voudrais qu’il me parle, qu’il réagisse mais il reste assis, le dos appuyé sur la tête de lit en regardant inconsciemment dans ma direction. Ne voyant aucune amélioration, je baisse les épaules de tristesse et murmure :

    - “Très bien.” 

    Je me lève, abattu, finalement j’ai vraiment perdu mon ami, mais alors que j’allais partir, Max m’attrape le poignet avant que je n’aille trop loin. Surpris, je me retourne et le regarde, mais avant même de pouvoir dire quelque chose, il me tire le bras et j’atterris sur le lit avec mon bras passé par dessus sa taille. 

    - “Tu m’embrasses et tu pars ? T’es sérieux ? Qu’est-ce que tu fous, c’est quoi ce bordel ?” me dit-il énervé. “Pourquoi... enfin tu m’embrasses…” continue t-il en se touchant la bouche de ses doigts. 

    - “On s’est déjà embrassés, plusieurs fois, mais là ça n’a pas la même signification.”

    - “Arrête de parler.” 

    - “Ok.” je réponds, blessé, avant de baisser les yeux sur ses muscles parfaits. Pendant une seconde je perds ma concentration, j’oublie que je suis arrivé à un moment crucial pour mon avenir, pour notre amitié, mais son corps me fascine. Revenant sur les yeux de Max, celui-ci m’observe mais d’une façon étrange, comme s’il me mesurait. 

    - “Merde !” lance-t-il tout d’un coup avant de m’attirer vers lui et de m’embrasser comme si c’était la dernière fois, ce qui est possible. 

    Je ne sais pas si c’est vraiment la dernière fois qu’on se verra, mais il faut que je profite de ce moment. Commence alors une danse érotique qui me fait espérer beaucoup plus qu'un simple baiser échangé. Le baiser, au début hésitant se fait plus profond, Max qui ne faisait qu'effleurer mes lèvres commence finalement à se détendre et à aller plus loin. J'entreprends alors une danse avec mes lèvres, ma langue goûtant l’incroyable saveur de celle de mon ami. Même si je connais ce goût mais ce baiser, le contexte est différent cette fois-ci ; c’est un vrai baiser, pas un pour le cinéma. Il est même tellement vrai qu’il me faut réaliser un effort surhumain pour seulement rester concentré. Ma langue envahissante demande plusieurs fois l’accès à la bouche de Max, mais celui-ci ne me laisse pas entrer. Je sens sa main, initialement posée sur le lit, me caresser de mon poignet jusqu’à mon épaule. Cette caresse me fait frissonner et le gémissement émis par ma gorge se retrouve aspiré par celle de Max qui ouvre enfin ses lèvres. Sa langue entre comme un raz-de-marée dans ma bouche et s’enroule autour de la mienne ; je comprends alors, il ne voulait pas que ce soit moi qui demande, mais lui qui décide. Qu’importe si j’étais l’initiateur, cet homme doit toujours décider. Mais cela me va, je ne suis pas très sûr de moi et je préfère qu’il prenne les commandes, du moins pour l’instant.

     

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    Alors qu’on s’embrasse sans s’arrêter, mes mains commencent à bouger d’elles-même vers lui, vers son torse ; le sentir me fascine. De ma main droite, celle qui n’est pas tenue par Max, je le caresse de bas en haut, m’attarde sur son torse et en particuliers sur ses mamelons qui grossissent à mon toucher. Je m’écarte un peu de Max pour pouvoir reprendre ma respiration tout en continuant à le caresser. En le regardant, je vois ses pupilles dilatées par le plaisir, les miennes devant être dans le même état. À travers mes doigts je sens son coeur battre la chamade, en résonance avec le mien. 

    - “Monte.” me dit-il d’une voix rauque, si sexy. Mais mon cerveau peine à comprendre l’idée derrière ses paroles. Que veut-il que je fasse ? Monter, mais où?

    - “Monte sur moi Tul, chevauche-moi. Passe ta jambe par dessus mon corps.” m’explique-t-il gentiment, me le faisant comprendre par des mots simples, mais je l’avoue sans peine, mon cerveau s’est arrêté à “chevaucher”. Toutes sortes de scènes, des plus absurdes aux plus érotiques, me viennent à l’esprit en entendant ce mot sortir de sa bouche.

    D’une lenteur affligeante, je m’exécute et passe ma jambe par dessus les siennes pour le chevaucher, sa main s’étant déplacée vers mes côtes, me faisant frissonner. Je le regarde sans vraiment savoir quoi faire, j’avais assez de courage pour vouloir l’embrasser mais maintenant que les choses deviennent plus concrètes, je me sens tout timide. Il me regarde hésiter et affiche un petit sourire à la limite du narquois.

    -”Tu es si mignon. Tu me séduis et maintenant tu fais ton timide, approche, je vais faire disparaître cette timidité.” me dit-il d’un ton assuré.

    Et il le fait, je m’approche doucement de lui et l’embrasse pleinement. Max ne perd pas une minute, entre dans ma bouche avec sa langue, mordille ma lèvre inférieure. En retour, je ne reste pas oisif et suce ses lèvres et sa langue entre deux respirations. Ma main gauche remonte vers son cou auquel elle s’accroche désespérément et je tire sur ses cheveux. Mon autre main, posée sur son torse, continue son exploration vers le bas; il voulait faire partir ma timidité ? Eh bien il allait être servi ! 

    Tout en continuant de m’embrasser et de me caresser, Max commence lentement à amener ses mains vers mes hanches et soulève délicatement mon t-shirt de nuit. Je me retrouve à cheval sur lui, tous les deux torses nus ; cette vue fait battre mon coeur à vive allure au point que je n’arrive plus à le supporter. Max me regarde avec avidité avant de lancer un “Magnifique” qui fait accélérer le sang dans mon corps, directement jusque dans mes reins. Mes caresses, d’abord hésitantes, se font plus pressantes, plus avides; j’en veux plus, plus de lui, plus de nous. Ma main, qui avait repris sa place sur le torse de Max après avoir enlevé mon t-shirt, descend jusqu’à son short et je commence à passer le bout de mes doigts par dessous l’élastique. On y arrive, le moment est crucial, je ne suis jamais allé aussi loin avec lui ni aucun autre homme d’ailleurs, mais mon corps exulte des choses à venir, ma respiration s’accélère et ma tête est en feu. Alors que j’ai passé l’élastique, je reste sur le calecon de Max mais                                                                                                          commence lentement à frictionner son membre qui devient de plus en plus gros au fur et à mesure de mes caresses. 

    Une seule pensée me vient à l’esprit : Woah !

    Bien qu’il ne soit pas spécialement petit, il dépasse la moyenne mais ce qui attire vraiment ma stupéfaction est sa largeur, si on devait comparer, la mienne s'apparenterait à un coureur de fond tandis que la sienne à un bodybuilder.  Alors que je continue mes caresses de plus en plus entreprenantes et que nos baisers continuent, je sens Max se tendre puis se relâcher, j’entends sa respiration devenir plus hachée et courte. L’entendre ressentir du plaisir me met dans un état d’excitation phénoménal, je découvre au fur et à mesure de mon exploration des endroits qu’il aime particulièrement grâce à sa respiration et ses gémissements engloutis par notre baiser. Tout en le caressant, Max ne reste pas sans rien faire non plus, il me caresse le torse, les hanches et les jambes mais ne va jamais trop loin comme s’il attendait quelque chose, comme s’il attendait mon accord. Si je devais le lui donner, c'est que je n’avais pas été assez clair sur mes intentions, mais avant que je puisse ouvrir la bouche pour lui dire de se bouger le cul, celui-ci agrippe mon short de nuit avec mon caleçon et les baisse en même temps jusqu’à mes genoux. La manoeuvre me surprend tellement que j’arrête le baiser et me redresse pour nous observer, je suis nu devant l’homme à qui je tiens le plus. Cela aurait pu être catastrophique, gênant mais en fait pas du tout, je me sens bien, j’en veux plus, mon coeur, ma raison, tout me dit d’aller vers lui, je n’ai plus aucune hésitation. Avec grand mal, j’essaie de me dégager de mon short, non sans tomber par terre dans une pose qu’il vaut mieux ne pas mentionner, avant de vite me remettre sur mes pieds.

    -”Tu n’as rien vu !” l'exhorté-je. 

    -”Presque rien en effet, tu t’es relevé trop vite !” me répond-il en rigolant doucement. 

    Une fois débarrassé de ce fichu short, je reviens me mettre sur Max qui profite du spectacle. Et quel spectacle ! Mon corps, que je chouchoute, est musclé, bien proportionné et mon sexe, bien que moins large que celui de Max, est long et fin. Alors qu’il continue de m’observer, je prends mon membre dans ma main, le pose sur le sien qui est encore enfermé dans son tissu et fais bouger mes hanches pour nous caresser simultanément. C’est indescriptible, tandis que je tiens mon sexe pressé contre Max, je ressens mon pouls pulser dans ma main, mon coeur est au diapason avec celui de Max que je sens aussi. Mes hanches s’agitent de plus en plus, je me redresse sans savoir comment et me mords les lèvres pour retenir un gémissement de plaisir. 

    -”Putain, c’est bon !” dit-il sans délicatesse. “Plus.., j’en veux plus… Merde Tul...Arhhh”. Dit-il tout d’un coup en me prenant la main, la repoussant et en baissant son caleçon pour ensuite remettre ma main à sa place.

     Le contact de nos deux sexes ensemble est plus intense, les frictions sont plus excitantes. Tout en exerçant des mouvements de va-et-vient avec mes hanches, je commence lentement à le faire avec ma main, de haut en bas je nous masturbe et passe mon pouce sur le bout de son membre jusque dans la fente où perle une goutte de liquide. Cette caresse semble lui plaire car je l’entends retenir sa respiration, je continue donc mes va-et-vient et sens monter en moi le début de la jouissance. Je suis à deux doigts de flancher mais je ne veux pas le faire seul, je veux que Max m’accompagne. J’accélère mon mouvement de main et lui laisse entendre mes gémissement qui le galvanisent au point de l’entendre jurer. N’en pouvant plus, je resserre ma main sur nos membres et jouis. Mon orgasme me transporte au delà du possible, j’entends vaguement Max crier mon nom de plaisir, avant de savourer ce trop plein de bonheur. 

    J’ouvre les yeux et vois que je suis allongé à côté de Max qui me regarde comme on regarde du chocolat après un régime, je me sens bien et n’ai pas envie de me soustraire à son regard. L’observant avec attention, je remarque que ses épaules sont basses, son visage est plus détendu, je ne veux pas trop casser le moment mais j’ai besoin de savoir ce qui va se passer après alors je commence à prendre la parole. 

    - “C’était bien.” dis-je prudemment.

    - “Juste bien ? Pas merveilleux ? Prodigieux ? Extraordinaire ? Magique ? Ou divin?” me répond-il en rigolant. Et comme ça, toute la tension accumulée dans mon corps depuis quelques minutes s’évapore en un rien de temps. Je sais que Max n’est pas très prise de tête, c’est plutôt un gars calme, enfin calme... il fait des conneries et s’amuse comme tout le monde, mais il cherche rarement les problèmes. Je ris avec lui et réponds :

    - “Présomptueux en plus, non juste bien !”

    - “Bon, alors il faut que je continue pour arriver à un de ces adjectifs. Le mieux serait divin, j’ai du pain sur la planche, mais j’ai aussi toute la nuit.” lance-t-il avec un sourire sournois qui laisse deviner ce qu’il a en tête. 

    Se souvenant tout d’un coup qu’il manque des objets importants, il se lève et je le vois aller dans la salle de bain avant de revenir avec une boite de préservatif et du lubrifiant. 

    - “C’est partie pour le second round, Tul.” me dit-il en me poussant sur le dos tandis qu’il se met au dessus de moi et m’embrasse. 

    Nos baisers sont maintenant moins hésitants, je les savoure pleinement. Max embrasse mes lèvres, les mord, les suce puis lentement commence à descendre dans mon cou. Je sens sa langue parcourir ma carotide de haut en bas, il alterne avec ses dents qui mordent mon cou jusqu’à me laisser une marque, ce geste aurait pû me rebuter mais à la place cela accentue mon excitation. Trop épris de plaisir, je ne fais pas attention à mes mains qui bougent seules dans son dos, alors qu’il me mord, je le griffe presque jusqu’au sang le long de sa colonne vertébrale. Max est un amant attentif, il comprend de plus en plus mon corps. Alors qu’il essaie des caresses à tel ou tel endroit, il se souvient de toutes mes réactions ce qui lui permet de savoir exactement ce que je veux et quand je le veux. Max continue sa descente et arrive sur mes mamelons qui sont durs comme de la pierre, il embrasse d’abord le côté droit puis le gauche et commence à tournoyer sa langue autour de mon mamelon et mordille ma pointe. L’effet me procure tellement de plaisir que mes hanches se lèvent du lit et que mes doigts, maintenant sur sa tête, lui tirent les cheveux. Max descend encore jusqu’à arriver devant mon sexe très content de le voir, il souffle dessus et commence par me faire de petits bisous près de l’aine avant de revenir sur mon membre très demandeur. Je l’observe en silence attendant de voir ce spectacle saisissant, il lève alors les yeux vers moi, me prend en main et me lèche sur toute ma longueur. Je me perds quelques secondes dans son regard hypnotique avant de suivre à la trace le mouvement de langue de mon amant. Je frissonne de plaisir contenu et gémis alors qu’il attaque enfin la bête et me prend entre ses lèvres. La sensation est incroyable, j’ai l'impression qu’il est partout et nulle part à la fois, c’est chaud et bon. Sa langue joue avec mon gland tandis que, de sa main, il continue les va-et-vient ; un vrai expert. Cette pensée me dérange autant qu’elle m’attire mais je n’ai pas le loisir de m’y attarder plus que nécessaire. Mes mains toujours agrippées à ses cheveux appuient sur sa tête pour qu’il aille plus loin, ce qu’il fait sans protestation et me ravit. Mon excitation est si grande que je ressens tout avec acuité, chaque caresse, chaque bisou, c’est en partie pour ça que j’ai un sursaut involontaire quand Max commence à me caresser autour de mes fesses. Voyant ma réaction, il s’arrête et lève la tête pour me regarder et me demander :

    - “Tout va bien ? Tu veux qu’on arrête?” 

    Il veut qu’on arrête là ? Il est pas bien. Ne pouvant pas répondre normalement, je secoue la tête et émets un bruit de négation avant de reprendre sa tête dans mes mains et de la lui baisser pour bien lui faire comprendre que je ne veux pas arrêter. J’ai sursauté car c’est la première fois qu’un autre homme, autre que moi, touche cette partie mais que cela soit Max est parfait. Tout en me regardant encore pour savoir si je vais effectivement bien, Max reprend ses caresses vers mes fesses, les malaxant, les embrassant entre deux va-et-vient sur mon sexe et, avant d’arriver à mon cercle de chair, il tend le bras pour récupérer la bouteille de lubrifiant posée par terre. Il se redresse, passe mes jambes par dessus les siennes sur lesquelles il est assis à genoux pour, je suppose, avoir un meilleur accès. Il met du gel sur mon corps et commence d'abord à me caresser avec sur mon sexe, puis au fur et à mesure que l’excitation monte, descend vers mon antre défendu. Je le sens, plus que je ne le vois, tourner autour sans jamais amorcer un mouvement de pénétration, attendant que je me détende. Même si je suis sûr de moi, l’inconnu de la situation me fait peur et me stresse, mais Max qui l’a bien compris réussit peu à peu à me détendre avant d’insérer un premier doigt, lentement et sans précipitation, tandis qu’il me caresse encore de l’autre main. Mon coeur bat vite, ma respiration est entrecoupée et me donne le tournis ; ces sensations sont si étranges. J’ai mal mais d’une bonne douleur, je me sens bien et en confiance. Le doigt de Max passe la première phalange, puis la deuxième avant de finalement y insérer le doigt entier avant de ne plus le bouger, le temps de me laisser m’adapter. Cet inconfort devient de moins en moins présent au point de me faire gémir d’impatience et de bouger mes hanches pour en avoir plus. Max comprend qu’il est temps de bouger son doigt, ce qu’il fait d’avant en arrière, puis de gauche à droite pour pouvoir m’étirer petit à petit et y glisser un second doigt. Tout en m’embrassant le corps, la bouche et en me masturbant, Max continue les étapes pour pouvoir lentement m’étirer. Alors qu’il me pénètre de ses trois doigts, je commence à gémir de frustration, je me mords la lèvre et essaie en même temps d’aller plus loin avec mes hanches. 

    - “Max… J’en veux plus, s’il te plaît..” lui chuchoté-je d’une voix éraillée par le plaisir.

    - “Qu’est-ce que tu veux ?  Dis-le moi.” m’ordonne-t-il.

    - “Toi. Je te veux, toi tout entier. Maintenant.” 

    Max me sourit, retire ses doigts afin de récupérer un préservatif dans la boîte posée au sol, qu'il se mets alors. Il prend ensuite un coussin qu’il passe sous mes fesses pour avoir un meilleur accès et presse son sexe près de mon entrée avant d’exercer une poussée qui m’arrache un grognement de douleur contenu. Là encore, il ne bouge pas pendant quelques minutes, attendant que je ne commence à bouger mes hanches de moi-même. Mon sexe pulse d’excitation, ma respiration est rapide, mon coeur bat à tout va, j’ai chaud et un peu mal mais c’est une des sensations les plus incroyables que je n’ai jamais ressenti. Je regarde Max avec des yeux avides, j’observe son corps se mouvoir au dessus du mien et vois des gouttes de transpiration descendre de son front en passant par son cou jusqu’à se perdre dans les montagnes de ses abdos. J’amène mes mains vers ses muscles que je touche et caresse avant qu’il ne me les prenne dans les siennes et ne les rabate au dessus de ma tête. Les bras positionnés ainsi font ressortir ma cage thoracique, m'empêchant de l’explorer comme je le souhaite. Mais, alors qu’il effectue un mouvement pour se remettre en place, un violent frisson de plaisir parcourt mon corps et me fait gémir à voix haute sans pouvoir le retenir. Ayant lu plusieurs articles et livres sur le sexe entre homme pendant le tournage de together with me, Max et moi savons ce qu’il vient de toucher. Il me regarde en souriant doucement et m’embrasse le cou tout en continuant ses va-et-vient tandis que mes mains sont toujours tenues. Les gémissements de Max m’excitent au point de tout faire pour pouvoir les entendre de nouveau, je ne peux pas utiliser mes mains mais je bouge les hanches en suivant son mouvement, ce qui permet de ressentir les allées et venues beaucoup plus profondément. 

    Je suis tellement perdu dans le plaisir que je ne sais plus depuis combien de temps cela a commencé, cinq minutes ? une demi-heure ? une heure ? Cela n’a pas vraiment d’importance, je profite au maximum des sensations que me procurent Max et essaie de lui faire autant de bien qu’à moi. Alors que sa poigne relâche peu à peu mes bras, ses coups de reins vont de plus en plus vite, je réussis à me dégager de sa main et passe mes bras autour de lui pour m’accrocher. Il devient limite frénétique et tape pile dans la prostate qu’il a trouvé quelque temps plus tôt ce qui m'enivre au point de vouloir pleurer. J’arrive au point de non retour, il ne suffirait que de quelques caresses et je pourrais jouir. Max, dans le même état que moi, accélère ses coups tandis que d’une main, il masturbe mon membre pour m’aider à accéder à cette jouissance tant attendue. Il ne lui suffit que de quelques aller-retours pour que je jouisse dans une explosion de couleur en criant son nom, avant d’entendre le mien sortir de sa bouche. 

    Épuisé, je ne me rends pas compte tout de suite que Max s’est levé et marche en direction de la salle de bain pour prendre un gant et nous nettoyer. Je sens le gant mouillé sur mon ventre et entre mes fesses, avant qu’il ne reparte pour la salle de bain je réussis à ouvrir un oeil et observe son fessier incroyablement galbé. Quelques minutes plus tard, je sens Max s’installer à côté de moi mais ma conscience me fait défaut et je tombe dans un sommeil bienvenu. 

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    Le lendemain, je me lève avec les yeux pas en face des trous, après notre première fois j’ai réussi à dormir mais Max m’a réveillé une heure plus tard pour recommencer et a continué ce schéma toute la nuit, je n’ai au final dormi que quatre petites heures. Toutes les positions mais aussi différentes pièces de la maison y sont passés. La cuisine, ce qui je vous l’assure n’est pas pratique, la salle de bain, oui, oui, monsieur aime nous regarder dans le miroir, dans le salon et même dans le jardin, il n’en avait jamais assez. Trop épuisé pour faire quoi que ce soit aujourd’hui j’ai décidé de lézarder dans le jardin et d’attendre Max qui est allé chercher de la nourriture. Aujourd’hui est le jour du départ de Chiang Mai, on va devoir retourner à nos petites vies et cela me fait peur. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, dix milles questions se bousculent dans ma tête. Était-ce juste pour ce voyage? Est-ce qu’il y a plus ? Sommes-nous devenus plus que des amis ? Le seul qui peut me répondre est Max mais j’ai aussi peur que les réponses à mes questions ne soient pas celles que je souhaite entendre. Au bout de vingt minutes à l’attendre, j’entends le portillon s’ouvrir, je me lève et vois Max entrer dans le jardin les mains remplis de sac. Il marche dans ma direction, me fait face avant de m’embrasser et d’entrer dans la maison pour ranger les courses. Ce baiser me laisse pantois, pas vraiment parce qu’il m’a embrassé mais plutôt parce que c’était naturel, un bisou simple, routinier. De mes doigts, je touche mes lèvres avant de sourire et d’entrer à mon tour pour aller l’aider. Qu’importe ce qu’il se passera, ce sera pour le mieux. Alors que Max commence à préparer le repas, nous discutons de tout sans gêne, le sujet important est bien sûr le retour. Notre avion part à 20h et arrive à 21h15 à Bangkok, après chacun doit normalement repartir chez lui, mais j’avoue ne pas avoir envie de le voir partir. Après avoir mangé, on débarrasse, fait la vaisselle et on commence à ranger et à nettoyer pour rendre le chalet propre, une fois fini, on s’attaque à nos bagages. 

    A 18h, nous rendons les clés à la propriétaire qui nous souhaite une belle vie et prenons le taxi que nous avons appelé plus tôt. Il nous amène à l’aéroport qui n’est pas très loin, le voyage de retour est plus triste que celui de l’aller, on sait que l’on va partir et devoir revenir à nos vies d’avant même si beaucoup de choses ont changé. Arrivés à l’aéroport, il nous reste un peu moins de deux heures avant de pouvoir embarquer et partir, on va d’abord enregistrer nos bagages avant de flâner dans l’aéroport pour acheter quelques babioles pour la famille. Les deux heures passent assez vite et on se retrouve dans l’avion en route pour la maison. Pendant le vol, je pense à beaucoup de choses notamment mes réactions vis à vis de Max et de ce que nous pourrions faire. Je suis maintenant sûr d’avoir des sentiments pour lui et de vouloir commencer une relation amoureuse avec lui mais est-ce ce qu’il souhaite ? Il faut que je lui demande avant d’arriver dans la capitale sinon j’aurai vraiment perdu ma chance. 

    - “Tu…” commencé-je avant d’être interrompu par Max qui entame sa phrase en même temps. 

    - “Alors…” 

    - “Vas-y.” lui reponds-je en riant.

    - “Alors, quel adjectif tu choisis ?” me demande-t-il en souriant de façon très sexy.

    - “Un adjectif ? Pourquoi ?”

    - “Merveilleux, prodigieux, extraordinaire, magique ou divin ? Alors ?” 

    - “Sérieux, tu te poses la question ? Bon alors c’était…. Bien.” je réponds en pouffant de rire.

    - “Pff, c’était divin et puis c’est tout. Sinon, tu es sûr que ça va aujourd’hui ?” me questionne-t-il inquiet.

    - “Oui, je suis juste fatigué. Je vais rentrer et dormir pendant trois jours.” 

    - “Ou alors tu viens chez moi et tu dors avec moi.”

    - “C’est ce que tu veux, que je dorme chez toi ? Je sais qu’on en a pas beaucoup parlé mais… enfin…”

    - “J’adore quand tu deviens tout timide alors qu’en général tu es extraverti. Ce qu’on va faire, c’est assez simple en fait, on va continuer comme on était avant, en étant meilleur ami, on va continuer ce qu’on a fait la nuit dernière comme des amants…” 

    Entendre ça de sa bouche me serre le coeur, je ne serais jamais plus qu’un ami avec qui tu couches ? J’ai du mal à me dire que ça sera comme ça, mais je n’ai pas envie de le perdre non plus. Mais avant que mes pensées n’aillent plus loin, Max continue sa phrase.

    -”... et alors on continuera de se voir en tant que couple. Ça te va ?” finit-il par lâcher.

    Ma tête, qui s’est baissée pendant son monologue, se lève et le regarde fixement sourire. 

    -”Si ça me va ? Parfaitement, après tout je ne t’ai pas allumé parce que je me faisais chier.” réponds-je en explosant de rire et de soulagement.

    Le reste du vol se passe dans une ambiance bon enfant, on rit, on s’amuse, cela nous permet de ne pas voir le temps passer et d’être surpris d’arriver à Bangkok. On descend de l’avion direction le carrousel à bagage puis, après avoir récupéré nos affaires, on sort enfin sur le parking à la recherche d’un taxi qui nous amènera chez Max. Ce voyage était peut-être terminé, mais notre histoire à nous ne faisait que commencer ! 


     

                                                   -----------------------------------------------------------------------------

    (1) Jankenpon = Pierre-papier-ciseau. 

     

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 8 Juin à 06:03

    Aww, c'était génial mais... je l'ai lu beaucoup trop rapidement ! T_T

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