• Chapitre 57 : Si je meurs…

    Tôt le matin, grand-mère les réveilla tous les deux pour le petit déjeuner. Elle aperçut les deux qui dormaient sur le sol.

    "Qu'est-ce qu'il y a avec vous ?"

    Parce que la journée d'hier avait été trop intense, XiaoMi était trop fatigué pour s'habiller avant de dormir. Il se retourna et vit YanYan bien habiller. Il prit alors la couverture pour couvrir son corps nu.

    "Grand-mère, ce lit, nous étions en train de dormir et quand je me suis retourné, il s'est écroulé. Il a failli me casser la hanche."

    Une fois qu'il eut fini de parler, XiaoMi le regretta, car sa grand-mère s'inquiéta et se rapprocha en voulant voir sa taille.

    "Allez, fais voir à grand-mère."

    "Grand-mère ! Ne t'approche pas !" XiaoMi continua de repousser la vieille femme.

    "Pourquoi ?"

    XiaoMi regarda YanYan pour qu'il le sauve. Ce dernier s'approcha de la grand-mère.

    "Où dois-je laver mon visage, grand-mère ?"

    "Là-bas, je t'ai préparé de l'eau chaude."

    "Merci grand-mère."

    YanYan se dirigea vers l'endroit indiqué par grand-mère et il tira délibérément sur la couverture qui recouvrait XiaoMi. Ceci révéla presque son intimité. XiaoMi ne se soucia pas de savoir si grand-mère était toujours à côté de lui ou non, il montra du doigt le dos de YanYan et le réprimanda.

    "Je me souviendrai de toi ! A partir de maintenant, je ne suis plus de ton côté !"

    Mais YanYan ne répondit pas.

    "Allez, laisse grand-mère regarder ta taille."

    XiaoMi utilisa la couverture et s'enroula comme une chenille.

    "Grand-mère, s'il te plaît, sors."

    "Pourquoi ?”

    XiaoMi dût finalement expliquer timidement à sa grand-mère. "Parce qu'hier, deux hommes ont dormi ensemble, il faisait assez chaud, alors j'ai enlevé mes vêtements. Je suis tout nu maintenant."

    Grand-mère rigola. "Ton petit jouet, je le vois depuis que tu es petit, il n'y a pas de quoi être timide. "

    Et ce fut en disant ça que grand-mère retira la couverture qui couvrait XiaoMi. Il se mit à crier. Tôt le matin, son corps nu avait été vu par une vieille grand-mère, comment pouvait-il continuer à vivre ? 

    Après que YanYan ait fini de se laver, grand-mère alla préparer le petit déjeuner. XiaoMi était encore couché.

    "Yan.. Je... On m'a vu nu."

    Après avoir terminé, XiaoMi attrapa un oreiller et pleura. C'était comme si on l'avait violé. YanYan tapota ses fesses.

    "Que fais-tu à ressembler à un bébé tôt le matin ? Lève-toi ! Va prendre ton petit-déjeuner."

    XiaoMi n'avait plus qu'à se lever, s'habiller et se laver.

    -----------------------------------------------

    Après le petit-déjeuner, XiaoMi traîna YanYan dehors pour aller visiter. Il parla d'histoires de quand il était petit. A côté de lui, YanYan, écouta patiemment. A la fin, ils arrivèrent au sommet d'une petite colline. XiaoMi était épuisé et en sueur. 

    "J'ai dû rester trop longtemps en ville. Juste une petite colline et j'aurais pu mourir, Yan, tu n'es pas d'accord ?"

    Mais quand il se retourna pour voir, YanYan avait l'air tout à fait normal. Il prit alors une cigarette et l'alluma. La fumée qu'il venait de souffler, fut emportée par le vent.

    "Yan, cette colline est-elle belle ?"

    "C'est une colline normale." C'était un commentaire honnête.

    "Et ces fleurs ?"

    "Ce sont des fleurs normales."

    "Et ce chien ?"

    "Tu n'as pas dit qu'il mangeait de la merde ?"

    Depuis qu'ils étaient ici, Blackie junior les suivait toujours.

    "Et moi, alors ?" 

    Après avoir posé tant de questions, c'était la vraie question qu'il voulait poser.

    "Quoi à propos de toi ?"

    "Suis-je beau ?"

    " Tu peux même poser une question aussi effrontée."

    "Alors, tu penses que je suis beau ?"

    Maintenant, les yeux de XiaoMi étaient les mêmes que ceux de Blackie junior.

    "Tu veux la vérité ou un mensonge ?"

    "Un mensonge." 

    "Je ne parviens pas à me le faire dire."

    XiaoMi ouvrit grand les yeux et fixa YanYan, mais il n'osa pas en dire plus. Il continuait juste à suivre derrière YanYan. En expliquant à YanYan toutes les choses qui ne peuvent être vues. Enfin, alors qu'ils marchaient, XiaoMi sentit que ses jambes étaient trop faibles pour avancer.

    "Yan, tu peux te reposer un peu ?"

    YanYan s'arrêta et marcha jusqu'à XiaoMi.

    "Qu'est-ce qui ne va pas ?"

    "Je suis trop fatigué pour marcher."

    En voyant XiaoMi comme ça, YanYan s'assit à côté de lui. Soudain, celui-ci enlaça le cou de YanYan.

    "Quand j'étais petit, je me disais toujours que si un jour je pouvais m'asseoir ici avec mon amoureux, ce serait bien. Et jamais je n'ai pensé qu'aujourd'hui mon souhait se réaliserait !"

    "Tu es un idiot depuis que tu es petit ?"

    "Mais je n'ai jamais pensé que ce serait avec un homme."

    "Pourquoi ? Tu regrettes ?"

    XiaoMi secoua la tête.

    "Non ! Même si j'ai fait beaucoup de choses que je regretterai plus tard, mais je ne regretterai jamais d'être avec toi."

    "C'est vrai ?" YanYan sourit.

    "Yan, la prochaine fois, il n'y aura rien qui puisse nous séparer, n'est-ce pas ?"

    "Rien."

    "Alors si un jour je meurs, que feras-tu ?"

    "Je t'enterrerai."

    " Tu... "

    "XiaoMi, parfois tu peux réfléchir à un point, mais parfois il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas aborder." YanYan fronça les sourcils.

    "Je demandais simplement."

    YanYan se leva. “Comment est ton énergie ? Nous devrions bouger."

    "Je ne peux pas marcher. Porte-moi." 

    XiaoMi resta assis par terre et tendit la main à YanYan. Celui-ci le regarda avec irritation, mais il se retourna quand même. XiaoMi était heureux et il sauta sur le dos de YanYan.

    "Yan, la prochaine fois nous viendrons dans un tel endroit, il y a moins de monde ici. La vue est bonne, on peut faire ce qu'on veut."

    "Que veux-tu faire ? Te faire prendre dans la nature ?

    "Ecoute ce que tu as dit !"

    XiaoMi colla son visage à celui de YanYan et se frotta comme un chat.

    "Je ne comprends vraiment pas. Qu'est-ce que ton cerveau a mémorisé ?"

    "Tu crois que tu es dans une position qui te donne le droit de me dire ?"

    YanYan souleva XiaoMi sur son dos parce qu'il glissait vers le bas. XiaoMi arrêta de commenter sur ce sujet. 

    "Yan, ne me fais pas tomber."

    "XiaoMi, en général, tu as beaucoup à dire mais aujourd'hui, tu en as encore plus."

    "Je suis très heureux, d'autant plus qu'ici, il n'y a pas de YangHui, pas de YingXing, et pas de YiYi. Et pas de ceux qui me critiquent. Il n'y a que toi et moi."

    "Et grand-père et grand-mère."

    XiaoMi lutta sur le dos de YanYan.

    "Tu n'as absolument aucun sentiment en toi."

    "XiaoMi, à l'instant, la question à laquelle je n'ai pas encore répondu. Si tu meurs, je ne pourrai pas vivre. Mais si je meurs, je voudrai te traîner sous terre."

    " Tu es si mauvais."

    "Ce sera le meilleur, mieux que de te voir venir sur ma tombe en pleurant tous les jours."

    " Qui penses-tu être ?! "

     

    Chapitre 57 : Si je meurs…


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