• Chapitre 5 : Je ne sais pas quoi faire.

    Chapitre 5 : Je ne sais pas quoi faire.

    (Discussion via Line entre Lookmo et Fuse. Les 55555 correspondent à Lol.

    Autre info : 1500 baht c’est environ 45€, 1200 baht c’est 35€ et 250 baht c’est 8€)

     

    Lookmo :

    Connard !!

    Paye 1500 baht pour lundi

    Je me charge du coût du projet.

    Fuse :

    Hey ! va te faire voir !!

    Non

    C’est quoi le prix réel ?

        Ne me mens pas.

    Lookmo :

    Alors soldé à 1200

    555555555555555

    Fuse :

    Heyyyy

    Lookkkmooo

    Ne me taquine pas

    Lookmo :

    Pas besoin d’être mignon

    Aujourd’hui Ai’Bo t’a vu au centre commercial avec ta copine.

    Tu as menti ! Tu as dis que tu avais mal à la tête et de la fièvre.

    Fuse :

    Oupsss…hé...hé

    Elle m’a appelé après et m’a persuadé d’y aller.

    Sérieusement, c’est combien ma part pour le projet

    Lookmo :

    250 c’est assez

    La reliure d’une centaine de page, impression en couleur… je suis fatigué.

    Alors.. Merde… Il m’envoie un autocollant Line, un bonhomme à tête jaune agissant comme une personne fatiguée… Vraiment… Mais...

    Hein ?!? 250 !!! Vraiment ? C’était un travail de groupe et ce groupe avait six personnes ! De plus, ceux qui avaient des imprimantes à la maison pouvaient le faire, les riches n’ont pas d’imprimante chez eux ? Je me dépêchais et tapais ça sur mon IPhone avant que Lookmo m’envoie soudainement un autre message.

    Lookmo :

    Yeah !

    Et comment ça va avec Jean ? Tu as réussis à tout résoudre ?

    … Je n’avais pas répondu tout de suite.

    Après le film, Jean était rentrée chez elle et avait refusé que je la raccompagne. Parce qu’elle avait insisté pour que sa mère l’attende à l’extérieur… Et j’avais essayé de ne pas y penser, est ce qu’elle va vraiment avec sa mère ou bien avec quelqu’un d’autre ? Je ne pouvais pas oublier l’appel téléphonique au cinéma et le contenu de la conversation qu’elle avait eu. Je ne pouvais qu’espérer, qu’elle rentrait vraiment avec sa mère.

    Mais maintenant, je suis au Starbucks en train de siroter un thé vert et tout ça à cause de Tee qui était derrière nous pour regarder le film. (Je veux dire Jean et moi et ensuite Tee. Qui je l’avais appris plus tard était trop fatigué pour assister à son cours de l’après-midi et s’était secrètement glissé dans le cinéma pour voir des films et hey ! Je devais payer son billet qui coûte cher.) Je comptais prendre le BTS pour rentrer et frapper dans le sac, mais ce gars-là, m’avait arrêté en disant qu’il était venu en voiture et qu’il pouvait me ramener. Mais bien sûr, comment moi, un homme pas très riche pourrait-il refuser un tour gratuit. (Qui a dit que j’étais bon marché) Alors en échange, je devais attendre une heure pour que Tee finisse sa classe d’Anglais.

    Mais là encore, la vraie raison pour laquelle j’étais suis resté et avait attendu, c’était aussi parce que je voulais parler avec lui. Tee me parlait et me souriait ainsi, comme si tout était redevenu normal. Mais mes pensées étaient encore pleines de doute… Je voulais lui dire que je n’étais pas fâché… Mais... hoooh… Parler de ça était tellement difficile.. Après ce qui était arrivé la nuit dernière et le fait que nous étions deux hommes aussi.

    En y pensant de nouveau, mon visage commençait à être étrangement chaud… L’air conditionné devait être en panne ?

    J’avais soufflé sur mon thé pour le refroidir lorsque j’avais remarqué que l’écran de mon téléphone était en veille. Tout à l’heure, Mo m’avait demandé à propos de ma relation avec Jean, en tout cas, je ne savais pas comment réagir alors qu’il était clair que je n’arrivais toujours pas à résoudre le problème. Et tout ce qui se passait maintenant me semblait tellement normal qu’en fait, je ne savais plus où en était la situation.

    En attendant, je faisais glisser l’écran de mon téléphone pour rechercher l'icône rouge de l’application Socialcam, pour chercher les mises à jour. (Il n’y avait pas de nouveau commentaire pour ma dernière vidéo.) Lorsque soudain mon téléphone m’a surpris en sonnant.

    Tu peux dire qu’il n’y a personne d’autre, mais je le sens

    Tu peux me dire que tu es chez toi tout seul, mais je le vois ♫

    Waa… Mauvais timing, chaque fois que ma mère m'appelait, ça signifiait que j’avais des problèmes…

    “Salut maman.” J’avais essayé d’utiliser ma voix la plus charmante.

    Évidemment, ma mère à l’autre bout de la ligne, n’avait pas été émue par ma voix… “Fuse, pourquoi tu n’es pas rentré la nuit dernière, aujourd’hui, tu ne rentres que pour un instant avant de partir à nouveau. Où es-tu en train de traîner hein ? Combien as-tu gaspillé de ton argent de poche ?”

    “Non, je ne suis pas en train de trainer… Je suis à Siam, j’attends qu’un ami finisse son cours de tutorat. Dans un petit moment et je rentre à la maison.”

    “Sais-tu que ton père à acheté des ailes de poulet frit et du bon lait de vache comme tu aimes,... Reviens vite où ça va être fade, déjà qu’il est tard dans l’après-midi.”

    “Vraiment !! Je vais me dépêcher et rentrer !” Papa connaissait réellement mes goûts, maintenant, je voulais rentrer et le serrer dans mes bras, héhé!

    “Si tu comprends, alors rentre vite. En plus, quand tu as quitté la maison tout à l’heure, tu as oublié d’éteindre le climatiseur. Donc, la semaine prochaine, tu es privé d’argent de poche, compris ?”

    Voilà à quel point, elle était étrange, j’en avais les cheveux dressés sur la tête. Je ne pouvais que me le reprocher, avant de partir, j’aurais dû être sûr et puis après, comment j’avais pu oublier…

    “Hahaha...j’ai vraiment oublié, mais ne supprime pas mon argent de poche, plus tard je vais devoir payer pour le travail de groupe ah…”

    “Si c’est le cas, alors dépêche toi de rentrer et alors, je ne réduirais ton argent de poche que de moitié. Si tu as fini d’attendre ton ami, alors rentre vite.” Je devais me dépêcher de rentrer alors…

    “Oui, dans une minute et je vais rentrer.”

    “D’accord, soit gentil et fais vite. C’est juste que j’ai gaspillé mes appels.” Ma mère coupa la conversation sans écouter les mots d’au revoir de son cher petit garçon. Hahaha. C’était ma mère, elle pouvait être avare parfois. Si quelqu’un pouvait économiser plus de la moitié des choses, c’était ma mère. Aye… Et maintenant ?

    Je sirotais mon thé pour me remonter le moral, je levais alors la tête vers l’escalator, personne n’était en train de descendre du sixième étage.. Bon ça ne faisait que 20 minutes, Tee n’avait pas encore finis avec son cours.

    En fait, je pouvais partir maintenant, non ?

    Tee et moi n’avions pas de sérieux problème à résoudre… Tout ce qui pouvait être résolu aujourd’hui, pouvait être réglé lundi. On se retrouverait tranquillement à l’école pour discuter, ou non-mieux, on pouvait se connecter sur Facebook. Je l’avais déjà vu en ligne le soir… Oui ? Comment  ?

    J’ai regardé une fois de plus vers les étages, mais aucune trace d’un homme grand.

    Alors mieux valait rentrer à la maison.

    J’avais décidé de me lever et de quitter le Starbucks, sans oublier d’emmener mon précieux thé. Je pensai lui envoyer un texto qui lui dirait ‘Je suis désolée, je suis parti en premier’ mais j’avais oublié que je n’avais ni son numéro de téléphone, ni son Line ! Je ne connaissais même pas ces autres comptes sociaux. (En avait-il même d’autre ?) Alors je me disais que s’il descendait sans voir mon beau visage, il saurait que j’étais parti parce que je n’avais pas la patience de l’attendre et que j’étais rentré.

    Il devait être capable de… comprendre… Peut-être…

    Je m’arrêtais au Dunkin Donuts pour acheter une grosse boite pour faire plaisir à ma mère (pour la sécurité financière, si mon argent de poche était réduit, je pouvais utiliser ça.) je me faufilais ensuite avec les autres dans les wagons bondés du BTS de Siam, même s’il était près de 21h, il y avait encore beaucoup de monde. J’essayais de me tasser, comme un poisson plat, jusqu’à ce que je puisse me tenir correctement et saisir la rampe… À vrai dire, moi aussi, je voulais occuper un siège vide. En partie à cause des événements de la veille, je n’avais pas encore récupéré et la douleur était présente. Ooouucchhh, je pense que les symptômes revenaient encore.

    Tu peux dire qu’il n’y a personne d’autre, mais je le sens

    Tu peux me dire que tu es chez toi tout seul, mais je le vois ♫

    Qu’est-ce qui se passait aujourd’hui ? Tellement d’appels ! Putain s’était jamais arrivé avant.

    C’était difficile quand j’avais dû tenir la boîte de donut avec la main qui tenait la rampe, pour que mon autre main puisse sortir le téléphone et trouver qu’un numéro inconnu apparaissait sur mon écran.

    “Allô ?” Dis-je un peu confus.

    “Fuse, tu es-où ? Je suis déjà au Starbucks.” Oh ! C’est Tee ! (Comment connaît-il mon numéro ?) ça faisait seulement une demi-heure maintenant, il m’avait dit que son cours durait une heure, où quelque chose s’était passé ?

    “Qu’est-ce que… tu n’es pas censé étudier ?...”

    “Les cours ne sont pas encore terminés, mais j’avais peur que tu attendes trop longtemps donc je suis sorti plus tôt.” J’avais hésité à lui dire que j’étais déjà parti et à bord du BTS pour rentrer chez moi. “Où es-tu ? Je vais venir pour te voir maintenant, ok.”

    “Je… Bien… Je rentre chez moi et… hey !” Dès que je regardais les portes, elles glissèrent pour se fermer et se préparer au départ. Je n’avais pas le temps de m’organiser. Haha.

    “......” L’autre côté de la ligne restait silencieuse un moment, je ne savais pas quoi faire.

    “Tu dois retourner en classe, désolée, tu dois étudier à nouveau.”

    “Tu ne veux pas revenir avec moi ?” Hein ? Pardon ?

    “Qu’est-ce que tu as dit ?” Je lui avais demandé de répéter, car le signal ici n’était pas très bon.

    “Rien…” Oh ! Qu’est-ce que… !

    SREEECHHH……………..

    Le BTS augmente sa vitesse, je me débattais pour saisir la rampe alors que je chancelais d’avant en arrière. J’avais été surpris par la vitesse et mon IPhone avait presque chuté.

    “Hey, écoute, je suis dans le BTS, donc c’est difficile pour moi de parler, mince !...” Oh ! Bon sang ! Ce gamin gâté avait raccroché sans même me parler… Je me tenais devant le motif rectangulaire de Rilakkuma, confus avant de le fourrer dans ma poche.

    Merde Tee ! Qu’est-ce qui ne va pas avec toi ?

    Non… Peut-être…

    Je pensais probablement trop…

    Mais son comportement inhabituel était clairement évident le lundi matin, l’incident s'était produit à 7h30 du matin, j’allais au BTS comme d’habitude, comme il y avait de nouveau beaucoup de monde à l’heure de pointe. (À vrai dire, je ne suis pas à la hauteur. Parce que le trajet de la maison, jusqu’à la gare est assez long, il est inapproprié pour moi de me lever trop tard. Mais à l’heure actuelle les taxis sont assez cher. Je suppose que marcher jusqu’au BTS est une bonne façon de faire de l’exercice et d’économiser, même si je dois endurer la foule juste pour un moment…) Peut-être que je pourrais tenir la rampe pendant que je dors comme je le fais toujours. Une silhouette grande et élancée, vêtue d’un pantalon d’uniforme d’école bleu appuyé contre la vitre, donnant secrètement un aura d’élégance autour de lui, jusqu’à ce que les filles à proximité se tournent pour le regarder.

    De plus, hier, alors que j’étais de bonne humeur, j’avais essayé de l’appeler… Plusieurs fois, il avait rejeté mes appels et au bout de la vingtième fois, il n’avait toujours pas décroché. Il essayait sérieusement de m’énerver.

    Huum… Le rencontrer ici était une bonne chose, j’allais prendre ma revanche sur lui.

    Je passais devant le groupe de fille à côté de Tee. Alors que j’étais sur le point d’utiliser ma jambe pour lui donner un coup (de pied), il glissa ses doigts sur son IPhone pour arrêter la musique, il m’avait vu. Merde ! Après ça, il avait enlevé ses écouteurs pour les mettre dans sa poche.

    “Salut !” Il avait salué calmement, puis il avait tourné ses yeux par la fenêtre. Je ne pensais pas qu’il y avait quoi que ce soit à regarder dehors.

    J’avais donc agité mes mains devant lui attirer son attention. héhéhé…

    “Hey ! Qu’est-ce que tu fais ?”

    “Hier, tu as refusé mes appels.”

    Sa bouche bougea un peu comme s’il était sur le point de dire quelque chose, mais il s’arrêta net pour marmonner. “Humm… Occupé…”

    Hum… Il utilisait la même vieille excuse, très intéressant… (je suis juste sarcastique !)

    “Tu étais occupé mon cul ! J’ai appelé plus de vingt fois, tout le temps, le matin, en fin d’après-midi et avant d’aller dormir.” Je fronçais les sourcils, projetant ma colère tandis que la personne à côté de moi ne me répondait que par un mot.

    “Ouais.”

    “Ouais ? C’est quoi ton problème ?”

    “Rien…”

    Je soupirais fortement, je ne savais pas quoi faire avec cet enfoiré. Je pensais qu’il n’y avait aucun problème, mais il semblait que je m’étais trompé.

    “Tee est ce que tu penses toujours que je suis en colère contre toi ou est ce que tu es en colère contre moi ?” Il ne prit même pas la peine de me répondre, il resta juste là, silencieux et évitant de me regarder.

    Le son de l’interphone annonçait que nous approchions de la station où nous descendions. 

    La porte s’était ouverte à côté de nous et j’avais dû me serrer comme dans une boite de sardine, alors que des enfants et aussi des élèves de mon école arrivaient tous ensemble à la porte. Tee et moi avions dû interrompre notre conversation qui ne signifiait pas grand chose.

    Après deux minutes d’enfer, j’avais réussi à me protéger et à quitter cette jungle.

    “Tee attends… Continuons notre conversation avant… Hey ! Ne te contente pas de… Tee !... Tee !... Ai’Tee !”

    Alors que je l’appelais, l'interpelais, il marchait toujours plus loin devant moi. Ensuite cinq ou six étudiants l'entourèrent soit pour l’étreindre par le cou, soit pour frapper sa tête. Je jetais un coup d’œil au sourire heureux de Tee et me rappelais le moment où je lui parlais et qu’il ne souriait pas. Bon sang ! …

    Plus je le regardais, plus je savais que j’étais la personne à qui il n’avait pas envie de parler.

    Mes sourcils se froncèrent inconsciemment.

    “Putain…” Je jurais avant de passer ma carte à la borne.

    Ok alors…

    Si tu ne voulais pas me parler, alors, je ne voulais pas non plus te parler.

     

    Chapitre 5 : Je ne sais pas quoi faire.


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