• Chapitre 4 : Je ne suis pas seul.

    Chapitre 4 : Je ne suis pas seul.

    Je m’étais échappé de la maison de Tee, sans avoir de conversation particulière avec lui, Parce que sa mère était entrée dans la chambre alors que Tee prenait sa douche. (La tante était surprise de me voir, mais heureusement, je portais déjà mes vêtements à ce moment-là.). Après m’avoir vu, elle avait reproché à Tee de ne pas lui avoir dit, qu’il avait amené un ami. Le père de Tee avait appelé pour manger ensemble au rez-de-chaussé. Il avait parlé tout le temps pendant le repas. (J’écoutais le bavardage de ces parents, je mélangeais du riz et je devais rire vaguement, mais tout allait bien, car la conversation était excitante.). Quand le repas était terminé, il était déjà 15h et Tee, qui avait un cours de tutorat, ne pouvait pas me ramener chez moi. En conséquence, mon oncle avait appelé un taxi, qui était également payé en avance. (Oh ! Père, j’ai été tellement impressionné que j’avais semblé murmuré.) C’est pourquoi, on avait pas eut l’occasion de parler de la nuit dernière.

    Haaa… Je n’aimais vraiment pas ça, l’air était bloqué dans ma poitrine  et j’ai l’impression de suffoquer. La dernière scène que j’avais vue, c’était le beau visage de Tee, les yeux baissés, refusant de parler et évitant mon regard. Il était sûrement encore en colère à ce sujet.

    “Fuse ! Je suis désolée, tu as attendu longtemps ?” J’étais soulagé en entendant cette jolie voix. Jean vêtue d’un t-shirt moulant et d’un jean très tendance, avait tiré la chaise et s’était installée face à moi en souriant. “Ouuuh, il fait tellement chaud ! J’ai couru tout le chemin, désolée, je suis en retard.” S’excusa t-elle à plusieurs reprise. Je regardais machinalement ma montre, il n’était que 17h11… N’était-ce pas seulement 10 min après l’heure promise ? J’étais distrait en pensant à Tee, alors je ne l’avais pas remarqué du tout.

    “C’est bon, Jean. C’est seulement 10 minutes.”

    “En fait, je voulais prendre le BTS (Train aérien), mais mon frère et ma mère voulaient venir ici aussi, donc pas le choix, donc je ne pouvais pas dire non. Puis nous avons été pris dans un embouteillage.” Dit Jean en grognant, mais commença bientôt à me sourire gentiment. “J’ai faim, commandons quelque chose à manger.”

    “Jean commande juste pour toi, je n’ai pas très faim, j’ai mangé dans l’après-midi.”

    Je lui tendis le menu pendant que je signalais au serveur de venir prendre notre commande. En fait, elle m’avait demandé ce que je voulais manger, mais je luis avais dit d’attendre un moment.

    “Oh,..Alors je vais devoir manger toute seule.”

    Je lui avais simplement fait un sourire sec, avant de tourner son attention vers le menu. “Je veux un bol de nouille au bœuf et deux thés au chrysanthème… Oh, je voudrais plus de boulettes de viande et pas de germe de soja.” Jean souris au serveur qui y répondit en notant la commande. J’avais regardé cette scène avec le cœur vide. Il était impossible qu’une fille aussi inoffensive qu’elle puisse tromper les gens… Si je demandais à Jean, même si elle me mentait, je choisirais probablement de la croire.

    Parce que je ne pouvais absolument pas croire à ce que j’avais vu de mes propres yeux..

    “Oui, j’apporte votre commande…” Dit le serveur, vêtu d’un uniforme en cuir de vachette et qui réitéra notre commande avec un ton clair, même si nous n’avions pas beaucoup de plat avant de nous saluer et partir.

    “Pourquoi tu as commandé plus de boulettes de viande, tu ne les aimes pas non ?”

    “Teehee… j’ai commandé plus pour que tu puisses m’aider à finir, je sais que tu aimes ça, non ?” Je me sentais un peu étrange… Je riais un peu, après tout, je me souciais d’elle. Jean haussa les sourcils puis elle sortit un roman pour adolescent de son sac à bandoulière, elle commença à lire sérieusement la première page. J’étais vraiment abasourdi, un livre était capable d'engloutir la fille devant moi, c’était comme les fous qui achètent tout les nouveaux produits.

    “Encore un nouveau roman ?” Car la semaine dernière, je l’avais lu lire un livre à couverture rigide et volumineux pouvant être utilisé pour jeter à la tête de quelqu’un et le tuer. “Oh… Des romans comme celui-ci, je peux les terminer en deux jours, Fuse, pourquoi ne pas essayer s’il te plaît ?"

    “Oh,... Ce n'est pas mon style, non.” Huh… Lire des mots suffisait à me donner mal à la tête. Je voudrais que l’on puisse absorber les connaissance en faisant bouillir les manuels et en buvant tout le jus, comme ça une fois dans notre ventre, notre cerveau les absorberais.

    “Fuse, tu me dis toujours ça ! Mais celui-ci est très intéressant… Les héros sont une servante et le prince d’un petit pays, ils sont amoureux l’un de l’autre et ils doivent faire face à de nombreux obstacles et difficultés. Je ne pensais pas que leur amour était possible, mais le prince était prêt à sacrifier son statut pour être avec l’héroïne et s’enfuir sur une île déserte. Héhéhé… C’est tellement mignon !”

    “Oh ! C’est vrai…” Je m’étais gratté la nuque maladroitement et j’avais ri… Parce que de telle histoire Jean m’en avait raconté à plusieurs reprises déjà, chaque fois des héros et héroïnes qui finissaient par vivre heureux ensemble, vraiment rien de nouveau.

    “Quel dommage ! Tu es tellement sans cœur, pas romantique du tout… Je préfère les histoires d’amour romantique comme dans les romans”

    “...” Ces mots ne me faisaient pas sourire. Pour moi, la chose la plus romantique pour moi était de venir dans ce restaurant de couple élégant et pas d’autres fantaisies… Héhé… Quoi qu’il en soit, personne ne devait être blâmé pour ça, sauf moi. C’était peut-être parce que je l’aimais d’une manière que Jean ne voulait pas, peut être que je n’étais pas assez bon à ces yeux.

    C’était peut-être seulement à cause de moi… Je me trompe…

    Merde !

    “Fuse ! Pourquoi tu te frappes les cuisses ?”

    Elle me regardait ?

    “Je plaisante, tous les jours, aussi longtemps que tu seras avec moi, je serais particulièrement heureuse.”... OK.

    “... Vraiment ?” Je m’étais tourné pour échapper à son éclatant sourire, soupirant doucement pour ne pas être remarqué…

    “Fuse, quel est le problème ? Tu es toujours fatigué ? Tu ne parles pas vraiment aujourd’hui…” Cette paire de beaux yeux noirs me regardait, voulant entendre une réponse de ma part. Je ne pouvais qu’acquiescer et je me forçais à sourire devant elle alors que le serveur arrivait avec un plateau contenant nos plats.

    “S’il vous plaît, permettez-moi de vous servir…”

    Le bol de nouilles au bœuf et deux thés de Chrysanthème avaient été placés devant nous, Jean se pencha pour attraper une boulette de viande dans le bol.

    “Là ! Ce sont tes boulettes préférées, mange-les pour te sentir mieux.”

    Les baguettes qui tenaient la viande étaient pointées juste devant ma bouche. Jean sourit largement, je pouvais vous assurer qu’il n’y avait absolument aucun homme qui n’aurait pas été ravi à ma place. Si c’était un homme mort, se serait différent.

    Oui, j’étais cet homme mort…

    “Vite, mange ! Où je te punirai ! “

    “... Bien.” J’ouvrais la bouche pour recevoir la nourriture, mais maintenant, ça ne fonctionnait pas, ça ne me faisait pas me sentir mieux.

    “Délicieux, je peux en avoir plus ?”

    “Pas de problème, juste un moment, j’ai encore faim.”

    Je m’étais forcé à sourire pour que Jean se sente bien, avant de me tourner pour regarder l’extérieur du magasin.

    Même si j’étais avec la femme que j’aimais le plus, mon cœur était plein de solitudes et de pensées insatisfaisantes…

    Le film que Jean voulait voir était une comédie romantique sur la vie quotidienne d’une femme qui vivait à New York, J’en avais vu la moitié , mais cela ne ressemblait pas au genre de comédie qui était annoncé sur l’affiche, mais plutôt à un complot. Si je rêvais de Zhou Gong dans ma vie, honnêtement, je n’aimais pas vraiment les films d’amour. Je ne sais pas si le fantôme du cinéma avait jeté une malédiction sur moi, mais le film en est à la moitié et je ne m’étais toujours pas endormi. Ou parce que cette histoire était vraiement...

    “Lola, Tu m’as menti !... Hier soir, je t’ai vu au cinéma avec lui et tu ose me dire qu’il n’est que ton collègue.  Comment tu vas l’expliquer ?”

    “Qu’y a-t-il à expliquer ? Je t’ai déjà tout dit et que ce n’était pas ce que tu croyais, mais tu ne me crois toujours pas.”

    “Comment je peux te croire alors que je l’ai vu de mes propres yeux.”

    “Alors, tu ne m’as pas besoin de me demandé… C’est inutile puisque tu as décidé de ne pas me faire confiance.”

    “Lola, mais je t’aime tellement, que je n’ai aucun moyen de te donner aux autres.”

    Hmmmm… Putain !

    … Exactement comme ma vie actuelle ! Bordel ! J’étais blessé, en particulier quand c’était ce que vous devez faire, c’était comme mettre du sel sur une plaie.

    “C’est génial… Aujourd’hui, tu n’as pas dormi ? Le film était amusant ?” Jean leva la tête de mon épaule et murmura. Bien qu’il n’y avait pas beaucoup de monde dans la salle, on pouvait entendre des bruits forts, comme celui du pop-corn que l’on mangeait et qui était gênant.

    “C’est sympa.”

    “On dirait que cette fois, j’ai choisi le bon film.” Dit Jean avec fierté avant de s’appuyer sur mon épaule.

    ‘Oui, tu as choisi le bon…”

    …………………………………………..

    Rrrr...Rrrrr….

    La vibration du téléphone de Jean était apparemment venue de son sac, avait-elle oublié de l’éteindre ? Heureusement, le son n’était pas très fort. Jean m’avait fait un sourire d’excuse avant de prendre son magnifique IPhone pour répondre à l’appel.

    Je jetais un coup d’œil à l’écran du téléphone et je vis le visage du même homme que cette nuit-là.

    “Je suis au cinéma là… Pas libre… Attends un peu et je te rappellerai.. Je sais…. Déjà… Seulement autant que ça… Okay, bye.”

    J’avais discrètement avalé ma salive, leur brève conversation m’avaient embrouillé, comme si j’avais été frappé à plusieurs reprise à la tête par un marteau de 500 livres.

    “Ha… J’ai oublié d’éteindre mon téléphone.” Jean s’était réinstallé sur mon épaule, mais je l’avais évité et j’avais répondu sans la regarder.

    “Désolé… Mais je suis un peu fatigué.”

    “Oh… Ok.”

    Hum...Hmmm, je me faisais vraiment pitié maintenant, mince ! Pour atteindre cet instant et se faire tromper encore une fois, qui pourrait être aussi stupide ? C’est moi, Fuse. Encore…

    La musique de fond familière attire mon attention sur le grand écrant. Une chanson très familière d’une série occidentale que j’ai entendu il n’y a pas très longtemps. … Hmmm alors je comprenais qu’il l'avait choisi, c’était pendant la scène où l’acteur et l’actrice se séparaient…

    ♫ Tout va bien

    Le sort est cassé.

    Je suis là avec toi.

    Pour un moment ♫

    ♫ Regarde dans tes yeux

    Aussi proches que nous le serons

    Est-ce l'amour ?

    Cela pourrait me tuer ♫

    ♫ Réjouissons-nous là où l’amour

    Le moyen le plus simple n'était pas pour nous.

    Ça n'a jamais été

    Cela pourrait me tuer ♫

    ♫ Tout va bien

    Le sort est cassé.

    je suis là avec toi

    Pour un moment ♫

    ♫ Regarde dans tes yeux

    Aussi proches que nous le serons

    Est-ce l'amour ?

    Cela pourrait me tuer ♫

    ♫ Réjouissons-nous là où l’amour

    Le moyen le plus simple n'était pas pour nous.

    Ça n'a jamais été

    Ça n'a jamais été

    Cela pourrait me tuer ♫

    ♫ Réjouissons-nous là où l’amour

    Le moyen le plus simple n'était pas pour nous.

    Ça n'a jamais été

    Ça n'a jamais été

    Cela pourrait me tuer ♫

    ♫ Réjouissons-nous là où l’amour

    Le moyen le plus simple n'était pas pour nous.

    Ça n'a jamais été

    Ça n'a jamais été

    Cela pourrait me tuer ♫

    ♫ Cela pourrait me tuer

    Cela pourrait me tuer.

    C'est l'amour, l'amour.

    Cela pourrait me tuer ♫

    Dans le dernier paragraphe de la chanson, j'effaçais les larmes qui commençaient à me monter aux yeux, c’était la première fois de ma vie que je pleurais devant un film d’amour. Avec ces paroles, quiconque le regardait se sentait triste. C’était trop, ça me poignardais… Merde ! Qu’est-ce que j’avais fait pour être blessé ?

    ♫ Regarde dans tes yeux

    Aussi proches que nous le serons

    Est-ce l'amour ?

    Cela pourrait me tuer ♫

    ♫ Regarde dans tes yeux

    Aussi proches que nous le serons

    Est-ce l'amour ?

    Il va prendre ma vie ♫

    La chanson s’était terminée avec une autre voix familière à retenti. “Tu pleurs à nouveau…” Ça m’avait choqué ! Je me tournais pour regarder l’homme qui avait parlé à côtés de moi,mais je tombais sur un beau visage que je connaissais si bien.

    “Tee.” Il n’était pas censé être à sa classe de tutorat ? Il avait menti ! “Quand es-tu venu ?” J’essayais de vraiment parler à voix basse. “Tu es ici depuis longtemps ?” Mais ce beau fauteur de trouble n’avait pas osé répondre à mes questions, il s'était contenté de lever son index et de le poser sur ma bouche, un signe pour ne plus me laisser parler…

    La main épaisse de Tee glissait sur le dossier du fauteuil pour me tenir gentiment la main, une forte pression qui me choqua un peu. Pourtant, je n’avais pas éviter son contact, mais je n’y avais pas répondu non plus. Je le regardais de côté, la tête pleine de questions, même si Tee ne s’était pas tourné vers moi pour me regarder. La chaleur de sa paume contre la mienne m’avait également réconforté et m’avait encouragé en même temps. Je pouvais sentir mes larmes sécher… Et elles furent remplacées par un sourire.

    Ce n’était plus un sourire forcé…

    Encore une fois, je devais le remercier…

    Merci, de me faire savoir que je n’étais pas seul…

     

    Song name: This Could Kill Me -Amy Stroup

     

    Chapitre 4 : Je ne suis pas seul.


  • Commentaires

    1
    Samedi 14 Décembre 2019 à 12:01

    La fameuse scène du cinéma.

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