• Chapitre 34 : La vie n’est pas toujours douce (3/3)

    Chapitre 34 : La vie n’est pas toujours douce (3/3)

    Cela faisait trois jours que XiaoMi séchait l’école. Tous les jours, il restait à l’intérieur de sa chambre. Peu importe qui appelait, il n’ouvrait pas la porte, cela rendit sa mère très inquiète. Elle traina YiYi et lui demanda.

    “YiYi, sais-tu ce qui arrive à XiaoMi ? Tous les jours il s’enferme dans sa chambre. Quand je lui laisse de la nourriture à sa porte, il n’en mange qu’un peu. C’est réellement en train de me tuer.”

    Lu YiYi jeta un coup d’oeil à la chambre de XiaoMi et soupira. “Si un jour il réfléchit enfin, il n'aimera pas ça.”

    La mère de Su XiaoMi ne comprit pas. “A quoi est-ce qu’il pense ?”

    “Penser correctement à ce qu’il veut vraiment.” YiYi tapota la mère de XiaoMi. “Tante, ne vous inquiétez pas trop. Je ne suis pas sûr du problème. Je pense que vous ne pouvez pas trop vous en occuper, moi non plus, je ne peux pas le faire.”

    XiaoMi avait entendu tout ce qui YiYi avait dit. Il ouvrit les yeux et pensa. Ce qu’il voulait vraiment, c’est que tout le monde soit bien, mais cette décision lui avait causé de graves douleurs. Maintenant YanYan avait une nouvelle femme. Il avait lui même poussé YanYan vers d’autres personnes, mais il le blâmait encore d’être avec une autre. Alors qu’est-ce qu’il voulait vraiment ? Ne pas le laisser être avec lui et ne pas le laisser être avec d’autres personnes ? C’est ce qui était égoïste…

    Ce que YiYi avait dit était exact. La plus grande victime ici n’était pas XiaoMi… C’était celle qu’il avait cruellement repoussée… YanYan. Maintenant, c’était vraiment lui qu’il fallait blâmer… mais il était trop tard, il appartenait déjà à quelqu’un d’autre.

    XiaoMi resta dans sa chambre pendant environ cinq jours, il était devenu faible.

    “Ouvre la porte.”

    La voix derrière la porte fit sursauter XiaoMi qui était en état de choc. Il s’assit sur son lit, mais toujours têtu, il n’ouvrit pas la porte. Ce qui restait de lui, c’était cette minuscule petite dignité. 

    "Pourquoi es-tu là ?"

    "Qu’est-ce que tu fous ? Si tu veux rompre, alors, vis ta vie correctement ! Qu’est-ce que tu te fais ?"

    "Ce sont mes affaires. Je sais que ce doit être YiYi et ma mère qui t’ont demandé de venir. Je n’ai pas besoin de ta pitié."

    "En effet, j’ai pitié de toi."

    "Je n’ai pas besoin de ça. Comment je veux être est mon affaire. Je n’ai pas besoin que tu viennes et que tu interfères."

    Pourquoi venait-il ici alors qu’il avait déjà une nouvelle copine ? Il voulait délibérément me donner des difficultés à l’oublier ?

    “Su XiaoMi, je suis fatigué. Je ne veux pas écouter toutes ces sottises. Je veux juste te dire, si tu es parti à cause de ta famille, alors regarde-toi maintenant, tu ne penses pas qu’ils sont bouleversés de te voir comme ça ? Tu ne peux pas être aussi égoïste… Tu dois y réfléchir.”

    Il n’y avait plus de voix derrière la porte. Il voulait vraiment voir YanYan. Pourquoi, une fois qu’il était venu, il devait dire des choses pareilles ?

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    Le lendemain, XiaoMi sortit de sa chambre, il avait perdu du poids et quand il vit les yeux inquiets de sa mère, il fit un sourire.

    “Maman, fais-moi du riz ! J’ai faim."

    La mère de XiaoMi, en le voyant redevenir comme d’habitude, loua presque Dieu pour sa bénédiction. Elle alla rapidement à la cuisine et cuisina pour lui, elle ne l’interrogea pas.

    XiaoMi finit son repas et retourna à l’école, il alla en classe comme il le faisait, il continua de bavarder, de jouer avec ses colocataires, mais il ne parlait jamais de YanYan. C’était sa blessure et il la cachait soigneusement. Tout comme s’il n’avait jamais connu YanYan, la seule chose qui n’était pas la même, c’était que lui, XiaoMi, n’était plus celui qu’il était.

    Le temps passa et les deux vivaient avec leur douleur. Encore quelques jours avant les examens et les quatrième année qui étaient partis faire leur stage pratique reviendraient. Ils étaient tous occupés à préparer leur diplôme. Tous les jours, XiaoMi restait près de la fenêtre en espérant pouvoir apercevoir, celui qu’il voulait voir. Mais jusqu’au jour de la remise des diplômes, il ne revit pas YanYan.

    Après sa convocation, XiaoMi et les autres étaient toujours en classe, juste après la fin des cours XiaoMi se précipita et vit YanYan devant la classe.

    Quand il vit XiaoMi, il jeta sa cigarette et le salua. XiaoMi marcha vers lui, il voulait lui dire quelque chose, mais il ne savait pas par où commencer. Ils ne s’étaient pas vus depuis près de trois mois. YanYan semblait très mature, il était devenu plus beau aussi. En réfléchissant XiaoMi eut un sourire amer. Enfin, YanYan commença à parler.

    “Je dois retourner dans la ville A.”

    XiaoMi sentit un coup tranchant dans son coeur. Repartir à la ville A ? Il s’en allait ?

    “Je suis venu pour te le dire.”

    Après avoir dit ça, il fit demi-tour et s’en alla, laissant XiaoMi stupéfait. Après quelques pas, YanYan se tourna à nouveau et regarda XiaoMi.

    “Su XiaoMi, au revoir.”

    Puis YanYan partit. La tête de XiaoMi était vide, il fixait la direction par laquelle YanYan s’éloignait.

    Su XiaoMi, au revoir

    Su XiaoMi, au revoir

    Su XiaoMi, au revoir

    Comment pouvait-il le dire facilement ? Il allait juste abandonner et partir ? Oublier ? Pouvait-il vraiment oublier ? XiaoMi ne bougea pas d’un pouce, jusqu’à ce que YiYi vienne juste devant lui.

    "C’est bien d’être comme ça ?" Demanda Lu YiYi.

    XiaoMi répondit.  "Qu'y a t-il à se plaindre. C'est pour le bénéfice de tous."

    Lu YiYi leva la main et gifla XiaoMi

    “Putain ! Réveille-toi ! Regarde ton visage en ce moment ! Tu as l’air affreux ! Pourquoi est-ce que tu devrais choisir entre la famille et l’amour ? Pourquoi tu ne peux pas travailler dur pour que ta famille accepte votre amour ?”

    C’était comme si XiaoMi s’éveillait d’un profond sommeil, pourquoi n’avait-il jamais pensé à un raisonnement si simple ? Maintenant son téléphone portable vibrait dans sa poche. XiaoMi ouvrit anxieusement ses messages.

    [Su XiaoMi, ces temps-ci, moi aussi j’ai réfléchi. Tu ne m’aimes pas.]

    YanYan jeta son téléphone après avoir envoyé le message. Si c’était ce que XiaoMi voulait, alors j’allais lui donner.

    Quand XiaoMi voulut le rappeler, il n’y eut pas de réponse à l’appel. YiYi regarda sa montre.

    “Il prend le vol de 15h.”

    XiaoMi se précipita hors de l'école.

    YanYan, s’il te plaît, ne m’abandonne pas, ne pars pas. Il y a des choses que je veux te dire. Il y a des choses que je veux faire avec toi.

    Mais quand XiaoMi arriva à l’aéroport, il était déjà 15h et quelques. Il se tenait devant l’aéroport en regardant l’avion qui montait de plus en plus. Il se fichait de ces gens qui marchaient autour et cria.

    “N’as-tu pas dit que tu ne me laisserais jamais tomber ? Menteur ! Menteur ! Tu as réfléchi ? Mais moi je ne l’ai pas fait ! Tu ne pouvais pas attendre un peu plus longtemps, je ne t’aime pas ? Alors qui est-ce que je peux aimer ?!!”

    XiaoMi sortit son téléphone et le jeta en l’air. Si ce n’était pas de l’amour, alors ces jours ensemble, qu’étaient-ils ?

     

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