• Chapitre 33 : La vie n’est pas toujours douce (2/3)

    Chapitre 33 : La vie n’est pas toujours douce (2/3)

    (Plus deux personnes s’aiment, plus il est facile pour elles de se blesser l’une l’autre.)

    Cela faisait une semaine, XiaoMi avait réalisé que quitter YanYan était plus difficile qu’il ne le pensait. Tous les jours, il manquait de concentration. Pour ses vingt ans, il finit par se sentir dégoûté d’être aussi faible. Il pensait qu’en abandonnant l’amour, tout redeviendrait comme avant, mais les choses n’étaient pas aussi simples qu’il le pensait. Chaque jour, alors qu’il mangeait, qu’il était en classe, qu’il dormait, à tout moment, les souvenirs de YanYan et lui, lui revenaient.

    “Tu es un imbécile !”

    "Pourriez-vous parler de moi plus loin s’il vous plaît.”

    “Su XiaoMi, tu m’aimes ?”

    “Ne suis-je pas la personne que tu aimes ? N’as-tu pas dit que tu m’aimais ?

    "Qui as-tu laissé entrer ?”

    "Su XiaoMi, tu veux vraiment être avec moi, maintenant ? Aujourd’hui, je vais réaliser ton souhait."

    "Moi? Je suis responsable de t’aimer."

    "Je ne pense pas que je puisse te faire un câlin et tourner sur nous-même. Bonne année!"

    "Viens là, laisse-moi te faire un câlin."

    "XiaoMi, je veux te tuer !"

    "Joyeux anniversaire, mon amour."

    "XiaoMi, je ne dirai jamais de stupides mots romantiques, mais je ne dirai jamais non plus ‘rompre avec toi’. Le chemin de notre avenir est encore long, alors tous les deux, nous devons essayer de nous accepter et de nous en sortir. N’envie pas trop ceux de la télévision. Tu es Su XiaoMi, je suis YanYan et nous avons notre propre histoire d’amour.”

    "Je ne me suis jamais soucié de ce que pensent les gens, tu es le seul qui le fait."

    "Su XiaoMi, je t’aime !"

    "Je n’aime pas que tu fumes."

    XiaoMi réalisa que celui qui ne pouvait pas vivre après la séparation, c’était lui.

    “XiaoMi, tu ne peux pas continuer comme ça. Tu vas tomber malade.” ZhuGang sentait que ça ne pouvait pas continuer ainsi. Le mec chanceux et fou de d’habitude n’était plus là.

    “Peu importe si je tombe malade. Ce n’est pas lui qui m’amènera à l'hôpital.” Dit XiaoMi sans vie.

    Une fois qu’ils l’entendirent, les trois colocataires comprirent clairement que XiaoMi avait dû se faire larguer par sa copine.

    “Ne sois pas trop triste, le truc au sujet des relations, c’est que c’est toujours imprévisible. Qui sait, peut-être que dans pas longtemps tu trouveras quelqu’un d’encore mieux. N’importe comment, tu ne peux pas prendre ta santé pour acquise.”

    “Je ne veux pas être triste… Mais bordel de merde !!! Je ne peux pas m’en empêcher. Je suis triste… très triste…”

    XiaoMi se couvrit avec sa couverture et pleura dessous. YanYan avait raison, il avait choisi d’abandonner, donc il ne pouvait pas regretter. Mais que faire s’il regrettait ? YanYan ne voulait plus de lui ? Est-ce qu’il ne pourra plus emprunter ce chemin ?

    Au moins, maintenant les deux parents n’avaient plus à s’inquiéter et ils n’avaient plus non plus à se cacher. Il pouvait mener une vie normale, comme avant. Trouver une petite amie, mener une vie normale. XiaoMi essayait de s’en convaincre. En quelque sorte, il pleurait sans larme. Le billet de 100$ qu’il transportait semblait le brûler à l’intérieur.

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    Un dimanche, la mère de XiaoMi, le traina pour aller manger dans la maison de YiYi. Une fois à l’intérieur, elle le fixa froidement. Quand les deux mères furent occupées dans la cuisine, XiaoMi ne put plus tenir, il se pencha vers YiYi.

    “Comment va-t-il?”

    "Vous avez rompu. Pourquoi tu demandes encore ?"

    Lu YiYi ne regardait même pas XiaoMi. Lui regardait son pantalon. "Je fais cela pour le bien de tout le monde."

    YiYi rit froidement. "Wow ! Quelle bonne raison ! Si tu es comme ça depuis le début, alors pourquoi diable tu me l’as arraché ? Si tu me l’avais laissé dès le début, ça aurait été aussi pour le bien de tout le monde. Maintenant que vous êtes ensemble tous les deux, tu fais une telle chose. Comment peux-tu être si cruel XiaoMi !”

    “Je n’ai pas assez réfléchi à ce moment-là.” XiaoMi n’osa pas lever les yeux.

    “Tu peux jeter tous tes souvenirs ? Peux-tu laisser tous ces jours disparaitre ? Oh ! C’est vrai ! XiaoMi, je te regarde de haut et je méprise ton amour !”

    XiaoMi se mordit la lèvre inférieure. “Aucun de vous ne comprend ma situation.”

    En entendant ça, YiYi pointa son doigt vers XiaoMi. “Avec ces mots, je peux voir à quel point tu es égoïste ! Dans quelle situation tu es ? Tout ce qui est pour toi, c’est juste que tu n’oses pas faire face aux personnes qui te critiquent. Tu as blessé YanYan et maintenant tu blâmes les gens de ne pas te comprendre ? Que veux-tu que les gens comprennent ? As-tu pensé à YanYan ? Il doit faire face à son père et il n’a jamais dit qu’il voulait abandonner, dès le jour où il t’a choisi, il savait que le chemin ne serait pas facile. Mais qu’est-ce qu’il peut faire ? Il ne pouvait pas te lâcher. C’est ce que tu appelles un homme. Mais je pense que YanYan n’avait jamais imaginé que tu puisses le lâcher si facilement." 

    XiaoMi était stupéfait. Ses larmes coulaient comme une rivière. "Mais je ne suis pas YanYan. Je suis celui qui a toujours facilement peur."

    “Su XiaoMi, je suis très déçue par toi. Alors sois juste un bon garçon et va te cacher dans les bras de tes parents. Trouve une fille que tes parents aimeront et c’est tout. Alors je vais voir jusqu’où tu pourras aller à partir de maintenant.”

    Lu YiYi se leva et alla dans sa chambre en fermant la porte derrière elle. Elle ne savait pas si sa façon d’expliquer les choses à XiaoMi marcherait ou pas sur lui. Elle s’appuya contre la porte en réfléchissant.

    A l’heure du déjeuner, XiaoMi et YiYi ne dirent pas un mot.

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    Après avoir fini de manger, XiaoMi voulut retourner dans sa chambre, mais sa mère, qui l’avait observé ces derniers jours, voyait qu’il n’avait pas un bon esprit. Elle le traîna donc au supermarché pour qu’il se promène. Ensuite, ils tombèrent sur QianHui, qui marcha vers XiaoMi pour le saluer, celui-ci l’avait presque oubliée. La mère de XiaoMi était heureuse de voir QianHui et elle s’enthousiasma quand elle vit que XiaoMi et QianHui bavardaient bien alors elle donna de l’argent à XiaoMi.

    “Amène ton amie pour vous amuser, allez manger quelque chose et faire ce que vous voulez. J’ai vu que tu n’étais pas très heureux récemment, alors discute plus avec tes amis.”

    Elle quitta les lieux après avoir fini de parler et QianHui se sentit embarrassée.

    “Je pense que ta mère m’a mal comprise, je suis désolée.”

    “Ce n’est pas ta faute.”

    Les deux se tenaient au même endroit sans bouger, XiaoMi ne savait pas quoi dire pour qu’il puisse partir.

    “Je t'emmène à la station de taxi.”

    "Ok."

    Ils marchèrent tous les deux côte à côte jusqu’à la sortie. Alors qu’ils attendaient un taxi, XiaoMi aperçut au loin une voiture qu’il connaissait très bien. La voiture venait vers lui et la première pensée de XiaoMi fut de courir, mais ses pieds étaient comme cloués au sol. Il ne pouvait pas bouger, il ne pouvait que voir la voiture se rapprocher de plus en plus. Le feu passa au rouge. La voiture ralentit et s’arrêta devant lui. A l’intérieur, il y avait une belle dame, elle se pencha vers YanYan.

    YanYan regarda froidement XiaoMi et la fille à côté de lui et eut un sourire dégoûté. XiaoMi pensa que ce scénario lui était familier, c’était comme faire un retour dans le passé, avant qu’ils ne soient ensemble, mais XiaoMi se réveilla très vite de son rêve éveillé.

    La douleur revint, elle s’étendit sur tout son corps, il s’était trouvé une fille si rapidement. C’était bien, cette fille était jolie, pensa XiaoMi, mais son estomac se sentait comme s’il était comprimé. Ses yeux fixaient toujours la voiture. Le feu passa au vert, XiaoMi voulut dire quelque chose, mais la voiture de YanYan était déjà loin.

    C’était lui qui avait parlé de rompre, alors une telle situation était inévitable. Mais pourquoi ? Pourquoi XiaoMi ne se sentait-il pas satisfait ? QianHui observa les changements soudain de XiaoMi.

    "XiaoMi, ça va ?"

    "Je vais bien. C’est juste que je me suis fatigué d’être debout."

    "Alors, tu n’as pas besoin de m’accompagner. Je peux rentrer chez moi par moi-même. Prends soin de toi. Allez va t’asseoir sur la chaise là-bas."

    "D’accord alors, je suis désolé."

    XiaoMi se retourna et s’éloigna. Il se promena dans la rue sans savoir où aller. Il ne voulait pas rentrer chez lui. Il n’avait qu’un endroit où aller, il retourna au dortoir.

    --------------------------------------------------

    De son côté, YanYan raccompagna la femme jusqu’à sa porte d'entrée. Elle lui sourit. “Tu veux monter et discuter ?”

    “Laisse tomber.”

    Parce que YangHui était trop ivre pour conduire, il avait demandé à YanYan de l’aider à ramener cette fille chez elle. Une fois que la fille fut partie, YanYan partit rapidement, en colère il frappa le volant.

    “Si puéril !”

    Il gronda. En voyant XiaoMi avec une autre fille, il n’avait pas repoussé cette fille quand elle s’était penchée vers lui tout à l’heure. Quand était-il devenu si puéril ??! En colère, YanYan frappa du pied l’embrayage.

    ----------------------------------------------------------------

    Quand XiaoMi atteignit le dortoir, ses trois colocataires jouaient aux cartes. Il virent XiaoMi revenir.

    “Tu ne devrais pas être chez toi ?” Demanda LuFei.

    “Pourquoi tu deviens pire chaque jour ?” ZhuGang était celui qui avait de l’expérience en matière de rupture, alors il donnait des conseils. “Comment un gars comme toi peut-il à peine gérer un tel stress ?”

    “Ce n’est qu’une rupture. Si tu es si triste, alors poursuis-la et ramène-la.”

    “Ça n’a pas été facile d’arriver si loin. Si je dois faire demi-tour maintenant, qu’est-ce que ça signifie ?! Je pense que je peux encore y faire face !”

    Avant de pouvoir finir, XiaoMi tomba au sol devant la porte d’entrée et commença à pleurer. Toutes ses pensées étaient sur YanYan et cette femme. Ce siège qu’elle occupait, il n’y avait pas longtemps, c’était le sien… Ses colocataires ne savaient plus ce qu’il fallait faire pour lui. Ils lui passèrent des mouchoirs et n’arrêtèrent pas de lui parler, mais XiaoMi pleurait de plus en plus fort.

    ZhuGang prit son téléphone et parla doucement à JiaHui. “Devrions-nous appeler YanYan pour qu’il vienne ? Ce gosse écoutait bien YanYan. Laissons-le venir et le conseiller ?”

    ZhuGang appela YanYan qui répondit après un certain temps. “Bonjour ! YanYan ! C’est moi, tu te souviens encore de moi ? Je suis ZhuGang, le colocataire de XiaoMi. Peux-tu venir jeter un coup d’oeil sur lui ? Il continue de pleurer dans le dortoir. Aucun de nous ne pouvons l’aider. Habituellement, il t’écoute, tu peux venir s’il te plait. Nous n’avons vraiment aucune idée de ce qu’il faut faire, ah... Ok... "

    Une fois qu’il coupa le téléphone, ZhuGang fit signe aux deux autres et ils quittèrent tous le dortoir. Voyant qu’ils le laissaient seul dans le dortoir, XiaoMi essuya ses larmes et dit.

    “Vous êtes toujours des potes ? Je pleure et vous me laissez tous ici ?" 

    Il se leva, s’approcha de son lit et s’assit dessus. La porte était ouverte et YanYan se tenait à côté de celle-ci. Sa main devant sa poitrine, il eut un regard complexe envers XiaoMi.

    XiaoMi était paralysé, ses yeux déjà gonflés recommencèrent à laisser couler des larmes. YanYan entra et ferma la porte derrière lui avant de s’appuyer dessus puis il sortit une cigarette et l’alluma. Il en prit une bouffée et souffla la fumée, puis il prit une autre bouffée plus longue et expira lentement la fumée.

    "Pourquoi tu pleures ?"

    Depuis que XiaoMi était parti, YanYan avait commencé à fumer et fumait de plus en plus chaque jour.

    “Toi… Pourquoi tu es là ?”

    “Ton coloc’ a insisté pour que je vienne te voir.”

    “Maintenant tu as vu, je vais bien. Je n’ai pas besoin de toi ici à prétendre que tu t’en soucies.”

    YanYan soupira avant d’utiliser son index pour faire tomber les cendres de la cigarette qu’il fixait.

    “Tu vas bien ? Alors pourquoi tu pleures ? Tu n’as pas le droit de faire comme si tu étais la victime ici.”

    “Pourquoi je pleures, ce ne sont pas tes affaires. Ne viens pas ici pour me rabaisser !”

    “Non. Je suis ici pour voir comment tu es sans moi.”

    “Certainement pas aussi bien que toi qui embrasses cette fille dans la voiture !”

    YanYan jeta la cigarette qui était presque finie au sol et marcha dessus.

    “Toi. Maintenant. Tu n’as pas le droit d’être jaloux.”

    XiaoMi saisit la couverture et cria. “Tout le monde dit que je me trompe. Je ne comprends pas ! Où ai-je mal agi ? Je veux juste un chemin plus facile, c’est le mieux pour toi et moi.”

    “Maintenant dis-moi, est-ce que l’on est bien tous les deux ? Si tu penses que tu as eu raison, que tu as choisi le chemin le plus facile… Pourquoi, putain est-ce que tu pleures ?!”

    YanYan s’avança, il tendit la main et alla dans la chemise de XiaoMi où il retira les 100 $. XiaoMi voulut le reprendre mais YanYan le repoussa.

    “Puisque tu as décidé d’arrêter notre relation, cette chose n’a plus de valeur maintenant. Tu veux mettre fin à tout.”

    YanYan sortit un briquet de sa poche. XiaoMi avança et s’accrocha à YanYan

    “Non, s’il te plaît, non je t’en supplie.”

    “Pourquoi pas ?”

    YanYan regarda directement dans les yeux de XiaoMi, il souhaitait obtenir une réponse de sa part.

    “J’ai peur de t’oublier.”

    YanYan poussa XiaoMi par terre.

    “Alors oublie-moi tout de suite." 

    YanYan brûla le billet de 100 $. Il lâcha prise et le billet en flamme tomba sur le sol se réduisant en cendres. XiaoMi ne pouvait que regarder le sol où la cendre était soufflée par le léger courant d’air. La mémoire de XiaoMi revint sur le jour où YanYan lui avait donné ces  100$.

    “Qui penses-tu que je suis ?!

    Reprends-les ! Ne te méprends pas ! As-tu déjà vu un mendiant qui va à l'université ? As-tu déjà vu un mendiant aussi beau ? As-tu déjà vu un mendiant avec une telle coiffure ? As-tu déjà vu un mendiant ? Et pour information, l’université ne permettrait pas à un mendiant d'entrer.

    Dis-moi maintenant ! Tu peux m’expliquer en quoi je ressemble à un mendiant selon toi ?”

    YanYan sortit de la pièce et se tourna en regardant XiaoMi, déçu.

    “Su XiaoMi, est-ce si difficile de te demander d’y faire face ?”

    Il partit après avoir dit cela, XiaoMi écouta le son de ses pas lents s’éloigner de plus en plus. S’il le poursuivait maintenant, le prenait dans ses bras et lui disait qu’il était désolé, la situation pouvait-elle s’améliorer ? Mais jusqu’à ce que le son de ses pas s’estompe totalement, XiaoMi ne bougea toujours pas.

    Ça suffisait...Ce temps était vraiment fini.

    -----------------------------------------------

    Le père de YanYan ne savait pas ce qui se passait entre XiaoMi et son fils. Il vint à l’école pour chercher XiaoMi. Celui-ci monta dans la voiture que le père de YanYan avait conduit devant l’école et il demanda doucement.

    “Oncle, qu’y a-t-il ?”

    “Mon YanYan, depuis qu’il est petit, a toujours été têtu. Je ne pouvais rien faire. Donc je fais ce dernier pas, XiaoMi, laisse YanYan faire en sorte d’avoir un enfant avec une femme. Après je ne me préoccuperai pas de savoir avec qui il sera, je ne m’y opposerai pas.”

    Avec ce que le père de YanYan venait de dire, XiaoMi fut totalement vaincu.

    Laisser YanYan avoir un enfant avec une femme ? Alors, ils pourraient être ensemble ? Mais après avoir été avec une femme, allait-il encore vouloir de lui ? XiaoMi sourit amèrement.

    “Oncle, ne vous inquiétez pas. On a déjà rompu.”

    XiaoMi descendit de la voiture, il pensa, pouvait-il accepter que YanYan soit avec une autre femme ? Il n’osa plus y penser, parce que chaque fois qu’il y pensait, c’était douloureux. Et quand c’était douloureux, alors il pleurait. Bien qu’il se soit grondé plusieurs fois. D’où venaient toutes ces larmes ? Mais ça continuait à venir.

    ---------------------------------------------------

    La nuit, XiaoMi alla à la plage où YanYan l’avait amené à son anniversaire. Il s’allongea sur la plage, regardant les étoiles dans le ciel. Il avait abandonné YanYan, mais il ne pourrait aimer personne d’autre. Il avait donné tout son amour à YanYan. Il voulait revenir en arrière, mais il ne le fit pas. Il n’avait même pas établi de plan de secours pour lui-même retourner à YanYan. Il souhaitait faire demi-tour, mais il ne savait pas comment.

    Soudain, il y eut un léger murmure derrière lui. Sous le choc, XiaoMi se retourna et vit un ivrogne arriver, sa main tenait une bouteille de bière. XiaoMi se leva en voulant partir, mais l’ivrogne l’attrapa...

    “Pourquoi tu es pressé ? Reste jouer avec moi.”

    Cet homme qui puait l’alcool faisait peur à XiaoMi.

    “Laissez-moi partir !”

    “Ne sois pas si farouche, viens, accompagne-moi pour jouer.”

    XiaoMi lutta, mais échoua, l’homme le pressa sur le sol et ses lèvres vinrent près de XiaoMi. Ce dernier essaya de s’échapper. L’homme, voyant qu’il ne pourrait pas embrasser XiaoMi, poussa sa tête dans son cou, puis il suça. XiaoMi avait très peur, il tremblait de partout. Ce n’était pas YanYan. Ce n’était pas YanYan. Seul YanYan pouvait le toucher ! XiaoMi pleura.

    “Putain ! Laissez-moi partir !!!”

    L’homme ne dit rien, il retira la chemise de XiaoMi.

    “Je ne veux pas ! Non ! Laissez-moi partir maintenant ou bien… !” L’homme sourit, mais il ne s’arrêta pas.

    “Je veux te voir, ce petit chaton, comment peux-tu me faire quoi que ce soit.”

    XiaoMi mit sa jambe entre les cuisses de l’homme et la souleva, frappant l’homme à l’aine. Celui-ci poussa un cri fort. XiaoMi le repoussa et s’enfuit pour sauver sa vie, il rentra sa chemise et pleura tout le chemin.

    Maintenant, tout ce qu’il voulait, c’était voir YanYan. Il courut et courut jusqu’à la maison de YanYan. Il se tenait devant la maison de YanYan, ses jambes tremblaient, il était effrayé, très effrayé. Mais maintenant qu’il était devant la porte d’entrée, il ne bougeait pas. Il avait vu YanYan dans la voiture avec une autre femme, l’étreignant. La lumière n’était pas assez vive, il ne pouvait pas voir leur visage. XiaoMi se sentit horriblement triste… Maintenant, il réalisait qu’il ne pouvait pas dire à YanYan d’avoir un enfant avec une femme, car juste en les voyant ensemble, cela pouvait tuer XiaoMi.

    La femme dit quelque chose à YanYan et monta dans la voiture. YanYan se retourna, vit XiaoMi et fronça les sourcils.

    "Pourquoi es-tu là ?"

    XiaoMi se sentit indésirable là. YanYan ouvrit la porte et alluma la lumière .

    “Qui est-ce?”

    "Ça ne te regarde pas."

    Quand YanYan se tourna vers XiaoMi et vit ce suçon dans le cou de XiaoMi, son cœur était en peine.

    "Qu’est-ce que tu as au cou ?"

    "Ça ne te regarde pas."

    XiaoMi pleurait et voulut courir mais, YanYan le saisit, lui tirant l’épaule.

    "Putain ! Dis-moi!"

    XiaoMi souffrait parce que la prise de YanYan était trop serrée, mais le voir avec cette femme était encore plus douloureux, il voulait se venger.

    "Qu’est-ce que ça peut être ? Je l’ai fait avec quelqu’un d’autre." 

    Le regard de YanYan devint effrayant.

    "Répète ça encore une fois."

    "Je l’ai fait..."

    Avant qu'il ne puisse finir, YanYan mordit les lèvres de XiaoMi. Il mordit jusqu’à ce que le sang coule dans la bouche de XiaoMi, mais celui-ci ne le repoussa pas, il ne cria pas, mais ses larmes coulaient.

    "Su XiaoMi, tu crois que je peux t’amener au paradis et que je peux t’écraser en enfer ?"

    "Alors écrase-moi en enfer. Laisse-moi mourir. Je ne veux pas de cette douleur."

    "Tu souffres ? Est-ce que c’est plus comparé à la douleur que je supporte."

    YanYan marcha vers le canapé et s’assit.

    "Je suis stupide. Je pensais que je pouvais attendre jusqu’à ce que tu comprennes. Je suis un putain d’idiot. Pars. Aussi loin que possible."

    XiaoMi partit.

    --------------------------------------------

    Il s’enferma dans sa chambre accompagné par la mélodie de Lonely Love de Karen Mok. C’était la sonnerie des amis de XiaoMi, il ne l’avait pas écouté depuis longtemps. XiaoMi ne répondit pas à l’appel, il écouta simplement la sonnerie.

     

    Chapitre 33 : La vie n’est pas toujours douce (2/3)


  • Commentaires

    2
    Dimanche 10 Mai à 13:16

    Merci pour la traduction , j'aime beaucoup cette histoire j'ai dévoré les 32 chapitres !!!ate de lire la suite !!

      • Dimanche 10 Mai à 13:35

        Je suis contente que l'histoire t'ai plus, je reste sur régulière à 2 chapitres par semaine, mais on va essayer avec Johanne d'en sortir plus si on peut ^^

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