• Chapitre 3 : Prétends tout ce que tu veux.

    Chapitre 3  : Prétends tout ce que tu veux.

    Tu peux dire qu’il n’y a personne d’autre, mais je le sens 

    Tu peux me dire que tu es chez toi tout seul, mais je le vois ♫

    (* Note du traducteur : C’est la sonnerie de Fuse ~)

    La sonnerie familière du groupe Simple Plan, avait sonné fort, ce qui m’avait sortit de mon sommeil. (Même si je ne voulais pas encore me réveiller.). J’avais tendu la main vers la tête de lit où j’avais l’habitude de placer mon téléphone, comme d’habitude, mais aujourd’hui… Il n’était pas là !

    ♫ Tu peux me regarder dans les yeux et faire comme si tu voulais, mais je sais                                                                                                                                                                                                     Ton amour n’est qu’un mensonge……♫

    La sonnerie était sur le point d’atteindre le deuxième couplet, mais je n’avais toujours pas trouvé l’origine du son. En fin de compte, je ne pouvais plus le supporter. Je ne me penchais que pour constater que… Comment… ça faisait mal… Une douleur inconnue dans le bas de mon dos, comme je n’en avais jamais eu avant. En plus, ma main gauche avait heurté le bras de quelqu’un ! J’avais lentement levé la main inconnue, mais tout à coup, le drap avait bougé tout seul !

    “Oh mon Dieu ! Putain ! Tu m’as fait peur ! Je pensais que c’était un fantôme.”

    Heureusement, ce n’était pas un fantôme. Ce n’était que le beau visage de Tee qui s’éveillait en baillant et étirant ses bras.

    “Hey… Pourquoi tu fais autant de bruit si tôt le matin ?” Dit-t-il indistinctement levant les yeux et il soupira. Il ressemblait à un bébé qui ne s’était pas encore réveillé, ouvrant à peine les yeux. Je fronçais les sourcils en le regardant et me posais huit mille questions dans ma tête sur ce qui était arrivé, je le fixais du regard. Nous étions juste tous les deux ensemble et nous ne portions pas de vêtement. Et ce n’était pas ma chambre.

    “Pourquoi je suis là…” Outch ! Dès que j’avais bougé, j’avais immédiatement ressenti que quelque chose n’allait pas avec… mon derrière. Ça faisait mal ! Comme si j’avais été blessé.

    “Qu’est-ce que… Ne me dis pas que tu ne te souviens pas de ce qu’il s’est passé ?” Ermm… Je me souvenais vaguement de quelqu’un qui avait dit une phrase similaire dans un drama ringard… J’avais un mauvais pressentiment…

    “Me souvenir de quoi ?”

    “Bien, réfléchis-y” se plaignit Tee en se frottant les yeux avant de se tourner vers moi en croisant les bras et en me regardant. “Tu t’en souviendras dans un moment.” Dit-il. Ces mots me faisaient froncer les sourcils d’inquiétude.

    “Alors... Hier soir… je.. j’ai… bu de la bière.” Je détournais les yeux de son beau visage calme et tentais d’organiser mes souvenirs un à un. “J’ai gagné le cours de boissons contre Earth… alors quoi… alors… euh… oh… je suis venu ici… Je me souviens que tu m’as amené ici… et … et… euh… je ne sais pas ahh…” Aïe ! J’avais mal à la tête. Pour résumé, je ne me souvenais plus de ce qu’il s’était passé.

    Tee secoua la tête et soupira comme s’il était fatigué avant de dire la dernière phrase, que j’allais regretter d’avoir entendu pour le reste de ma vie.

    “Et aussi, nous l’avons fais.”

    CRASHHHHHHHHHHHHHHHH! Tout le reste du monde semblait s’être arrêté. Ma bouche s’était entrouverte dans un silence stupéfait pendant trois secondes, puis je quittais le lit en colère, me saisissant d’un oreiller entre mes bras comme protection et cacher ma virilité. En colère, je pointais du doigt la personne allongée sur le côté dans le lit de manière détendue.

    “Tu… arrête de plaisanter… tu...ch...” Je murmurais avant de m’’arrêter de parler parce que tout à coup, … ça faisait mal… Pourquoi… est ce que ça faisait si mal ? J’entendais le doux rire de Tee, tandis que mon visage se déformait comme si j’étais sur le point de pleurer. Oh Merde ! Il disait la vérité. “Toi ! Qu’est-ce que tu m’as fait ?”

    “Oh ! Comment peux-tu m’en vouloir ? Tu es celui qui m’a invité en premier.”

    “Qu’est-ce que… n’aie pas… t’attirer.”

    Tee se leva et sourit joyeusement devant mon pauvre visage. Cela m’avait presque donné envie de frapper ce mec au visage. “Tu m’as demandé si je l’avais déjà fait avec un homme, alors j’ai répondu… Jamais, tu veux essayer ?... Tu m’as dit d’essayer.”

    J’étais prêt à sérieusement lui crier dessus si ce qu’il disait était vrai. J’essayais de me rappeler des événements de la veille, et c’était comme si quelqu’un avait appuyé sur le bouton lecture d’une vidéo.

    -------------

    “Hey…”

    “Qu’est-ce qu’il y a ?”

    “Tu as déjà essayé avec un homme ?”

    “Non… Jamais… Tu veux essayer ?”

    “Non… Je ne sais pas…”

    “Tu veux que l’on essaie ensemble… Qu’est-ce que tu en penses ? …”

    “Oui…”

    “Ok…”

    OK

    --------------

    Ouais ! J’avais définitivement dit ça.

    Je m’étais de nouveau affalé sur le bord du lit… Je pensais que j’allais encore m’évanouir ! Quelqu’un avait dû me mélanger la mémoire quand j’étais endormi. C’était juste un fantasme, un rêve… J’avais essayé d’y réfléchir et de trouver des preuves dans la pièce. Les draps en désordres, Les vêtements éparpillés un peu partout et aussi la douleur, beaucoup de douleur venant de mon dos ! Ça ne pouvait pas être vrai… ! Moi, Fuse, j’avais perdu ma virginité cette nuit. Et entre les mains d’un homme ! À partir de maintenant, comment pourrais-je sortir et rencontrer des gens ?

    “Et bien, on dirait que tu t’en souviens enfin, c’est ça ? La nuit dernière était bonne ? Qu’est-ce que tu en penses Fuse ?”

    “Tu es méchant !”

    “Qu’est ce qui ne va pas, pourquoi, la nuit dernière n’était pas... la nuit dernière tu étais...” Puis Tee commença à me décrire à quel point, j’avais été érotique au lit, comme dans une vidéo pour adulte. (J’étais en colère et j’avais seulement crié.) Woaaaah ! J’avais vraiment fait quelque chose d’aussi éhontée ?

    “Tais toi ! Pas besoin d’en dire plus !” Je secouais ma tête comme un fou. Merde ! Ce devait être les effets de boire trop d’alcool ! J’avais fini par faire quelque chose de déraisonnable. Sérieusement ! Le pire !.

    “Tu es en colère contre moi ?” Demanda Tee.

    Il osait vraiment me demander une chose pareille. Sans penser correctement, j’avais répondu. “Bien sûr que je suis en colère !”

    “C’est vrai…”

    “Oui !”

    “...” Alors Tee se tut et garda le silence, j’arrêtais moi aussi de secouer la tête (Parce que ça commençait à faire mal) et j’ai utilisé la lumière la lumière pour jeter un coup d’oeil à la personne à côté de moi. “Je suis désolé pour ce que j’ai fait avec toi… Tu étais saoul, vrai… Tu n’aurais peut-être pas été disposé à le faire sinon…” Il était en train de se blâmer ?

    Nous nous étions regardés pendant un moment avant que je ne détourne le regard. J’avais maintenant accepté l’incident qui s’était produit la nuit dernière, mais je me sentais toujours timide et maladroit à ce propos. Mais si l’on considérait les choses comme on devait, nous avions tort tous les deux. (J’étais celui qui devrait principalement être blâmé.) Et pourquoi Tee était le seul à s’excuser, c’était injuste.

    “Hey… Je … Je ne voulais pas dire…”

    ♫ Tu peux dire qu’il n’y a personne d’autre, mais je le sens 

    Tu peux me dire que tu es chez toi tout seul, mais je le vois ♫

    J’avais été surpris par le son de ma sonnerie qui avait retentit à nouveau. C’est vrai, je supposais que la sonnerie s’était arrêtée. J’étais sous le choc et je n’avais pas remarqué… Quand j’avais regardé autour de moi, j’avais trouvé mon IPhone blanc avec une coque Rilakkuma sur la table de nuit à côté du lit.

    Je me précipitais pour le prendre et voir sur l’écran le nom de Lookmo

    “Salut…” Répondis-je, ma voix ressemblait à celle d’un mort.

    “HEEYYYYYYY!!!! Cria Lookmo. Sa voix forte m’avait fait reculer le téléphone d’au moins deux mètres de mon oreille. Qu’est ce qu’il avait à crier ? IDIOT ! “On n’avait pas rendez-vous à 13h pour faire notre projet de chimie ? Il est déjà 14h ! Tu es un Idiot ! Tu viens chez moi tout de suite et pendant que tu es sur le chemin, achète les tableaux périodiques à 16 baht, trois feuilles de chaque, et de la colle. Achète trois feuilles ok, juste au cas où. C’est bon ?”

    Je me frappais le genou avec un “Merde” sonore. “Oui… J’ai complètement oublié” Je lui avais promis ça hier, mais je n’étais pas dans un état où je pouvais y aller tout de suite. Hier, j’étais comme le Général Caocao* qui était dans un petit bateau prit dans la tempête et le vent, alors maintenant j’étais épuisé aussi bien physiquement que mentalement, j’avais mes limites.

    (*Note : C’est une référence à la série Red Cliff)

    “Attends un moment, le scotch double face est fini aussi,.. et… ouais... Alors.”

    “OUCHHH! Lookmo cher camarade, je suis désolée, mais tu peux me donner plus de temps ? J’ai mal à la tête, je tremble et j’ai encore envie de vomir, je ne récupère pas de ma gueule de bois. Je ne peux pas… Ouch ! Je ne peux pas venir aujourd’hui, je vais t’aider autant que je peux et payer lundi. Bye !” Je ne pensais pas que j’étais très doué pour mentir, mais c’était nécessaire.

    “Ce mec… Haaa” Après ça pour éviter qu’il ne me maudisse, j’avais rapidement appuyé sur le bouton pour mettre fin à l’appel et j’avais jeté mon téléphone sur la table de chevet en soupirant.

    “Tu as mal à la tête et envie de vomir ? Tu vas bien ?” Demanda Tee. M. Oh-si-beau-Tee m’avait rapidement approché et mit sa main sur mon front pour vérifier ma température. J’avais immédiatement évité sa main, je ne le laisserais pas me toucher.

    “Je… Je… ne faisais que mentir. Je ne voulais pas y aller.”

    “Oh…” Dit Tee d’une voix basse. Ces yeux semblaient légèrement tristes de ce que je pouvais voir. Il baissa la main qui avait tenté de toucher mon front et évita mon regard.

    Oh ! Ce mec devait sérieusement trop réfléchir. Il devait vraiment penser que j’étais toujours très en colère contre lui.

    “Je ne suis plus fâ…”

    ♫Tu peux dire qu’il n’y a personne d’autre, mais je le sens

    Tu peux me dire que tu es chez toi tout seul, mais je le vois ♫

    Hey… Cet idiot de Lookmo aimait m’embêter ou quoi ? J’avais immédiatement saisi mon téléphone et cherchais le bouton pour l’éteindre lorsque l’image sur l’écran provoqua l’arrêt de ma main qui se crispa sur le téléphone.

    Jean…

    J’avais laissé mon portable continué à sonner. J’étais confus et incertain, à savoir si je devais répondre ou non. Si oui, que devais-je lui dire exactement ? Ou peut-être que se serait notre dernier appel… Tee me regarda confus et me demanda. “Pourquoi tu ne réponds pas ?”

    Je soupirais et fixais le téléphone dans ma main…

    Enfin, je retenais mon souffle et mes doigts glissèrent sur l’écran pour répondre à l’appel.

    “Jean…”

    “Fuse, tu es libre en fin d’après-midi ?” J’étais tellement bouleversé quand j’avais entendu sa voix si chaleureuse.

    “Et bien… Ouais je suis libre.”

    “Alors… Allons regarder un film ensemble ! Aujourd’hui, il y a un film que je veux voir et qui vient juste de sortir, Ok ?”

    “euh…” Je tenais mon téléphone contre mon oreille et je vis Tee se lever, il avait mis une couverture autour de ces hanches et était sur le point d’aller dans la salle de bain. Il remarqua mon regard et forma les mots silencieusement. “Je vais prendre ma douche en premier.” J’avais haussé un sourcil et signalé que je savais.

    “Comment ça va Fuse ? Tu veux y aller ? Demanda Jean

    C’était le ton qu’elle utilisait pour supplier et il n’était pas difficile d’imaginer le genre d’expression qu’elle faisait, parce que je la connaissais bien. Comment elle souriait largement. Je ne pouvais que continuer à rire et à me sentir amer au fond de mon cœur. Je savais que faire ça était stupide, la laisser me tromper davantage, même maintenant…

    “Euh… Alors je vais venir. À quelle heure et où ?”

    Pourtant, je n’étais toujours pas prêt à la perdre.

    “Yeah ! Je suis si contente. Dans ce cas, alors… Qu’est-ce que l’on mange ? On devrait aller où ? Fuse, il y a quelque chose que tu voudrais manger ?”

    “Et toi, Jean… Que veux-tu manger ?”

    “Dans ce cas, à 17h à la rôtisserie de l’amant comme d’habitude. Hi hi.”

    Il y a un barbecue pour amoureux à Paragon, là où nous étions allé le plus souvent car nous nous étions rencontré là bas. Ce jour-là j’avais pris l’initiative de lui parler en premier. Nous deux, souriant et riant ensemble même si nous n’étions pas encore proches. Hum… Mieux valait ne pas trop y penser, sinon ma tête allait me faire mal.

    “D’accord”

    “Fuse, il y a un problème, tu te sens malade ? Pourquoi tu ne parles pas du tout ?”  Son ton semblait inquiet, je ne pouvais pas le supporter.

    “Non… C’est rien. Juste fatigué… Hier soir, je suis allé à une soirée.” Et je t’avais rencontré aussi… Je voulais le lui dire, mais je ne pouvais que rester silencieux.

    “Ohh… Tu es encore allé boire, n’est-ce pas ?” Soudain, son ton était devenu sévère, sans prévenir. Normalement, j’aurais déjà nié cette idée, car chaque fois que je parlais d’une fête, elle me réprimandait toujours (Pour Jean faire la fête était une récéption.) et elle m’expliquait alors que l’alcool n’était pas bon pour moi et bla bla… Une fois Mo avait entendu notre conversation et comme d’habitude, il m’avait taquiné pour savoir si Jean était ma copine ou ma mère.

    “Je te l’ai dit à plusieurs reprises non ? L’alcool n’est pas bon pour toi, ça va affecter ton foie, tu comprends Fuse ? Ne bois pas aussi souvent, Fuse… Et hein… Combien de fois tu es déjà allé boire ce mois-ci ? Je te l’ai déjà dit que je t’interdisais de boire plus de deux fois par mois. Tu as déjà dépassé ça ?”

    Cette… Cette partie de son discours ne me dérangeait pas... Comme à chaque fois, ça me faisait sourire, honnêtement, ça ne me dérangeais pas, même si elle me trompait, quoi qu’il arrive…

    “Haha… Ce n’est pas vrai, c’est la première fois ce mois-ci.”

    “Ok alors, ne bois pas trop la prochaine fois ok ? … Ouais… Je mets du vernis maintenant… Oh ! C’est en train de se renverser… Alors on se voit plus tard. Bye ! Mince… Ça s'est renversé… Je fais quoi ? Sœur, tu as un mouchoir ?”

    Jean poussa un cri étrange pendant que je faisais de mon mieux pour rire. “Ok, Bye !”

    Je pressais le bouton pour couper la conversation, avant que je comprenne que j’étais assis seul et dans le silence. Je tenais le téléphone à la main, enfin, je sentis que je libérais mes sentiments.

    Je me cachais sous les couvertures dans l’espoir de rompre avec le monde extérieur. À cet instant, j’étais juste trop fatigué.

     La sonnerie : https://www.youtube.com/watch?v=XAbcgmwq3EU

     

    Chapitre 3  : Prétends tout ce que tu veux.


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