• Chapitre 22 : Camp d’entraînement, répétitions, exercices.

    Chapitre 22 : Camp d’entraînement, répétitions, exercices.

    Alors que XiaoMi et YanYan avaient des moments intimes au bureau, Lu YiYi cria exprès de l’extérieur.

    “Su XiaoMi ! Ta mère vient te voir !”

    XiaoMi fut tellement surpris qu’il sauta des cuisses de YanYan et se tint loin de lui avant de remettre correctement sa chemise en place.

    “Maman, je ne connais pas cet homme, je ne sais pas pourquoi il continue de me serrer comme ça dans ses bras. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi je suis ici.”

    Ce n’est que lorsqu’il leva les yeux et qu’il ne vit personne autour de lui, qu’il se rendit compte que YiYi l’avait trompé.

    YanYan le regardait les yeux presques fermés. “Ose répéter ce que tu viens de dire.”

    “Je ne faisais que plaisanter…” XiaoMi, qui savait qu’il avait mal agi, retourna tranquillement aux côtés de YanYan.

    “Quand tu as entendu que c’était ta mère, tu as tellement eu peur que tu ne me connaissais même plus ? Su XiaoMi, si un jour tes parents apprenaient notre relation, je suppose que tu seras le premier à fuir.”

    XiaoMi secoua immédiatement la tête.

    “Tu sais comment me prendre, comme… on est ensemble depuis longtemps, comment tu peux ne pas me comprendre ?”

    “C’est justement parce que je te connais bien que je peux dire ça comme ça.”

    YanYan se leva et marcha pour se tenir devant XiaoMi, qui recula de quelques pas, laissant YanYan s’avancer de nouveau.

    “As-tu pensé à l’avenir ? Tu ne peux pas cacher ça pour toujours à tes parents ou…” YanYan releva le menton de XiaoMi. “Ou tu as l’impression que deux hommes ensemble c’est honteux ?”

    “Non ! C’est un malentendu ! Tu réfléchis toujours trop ! Je te le dis, si mes parents le découvraient, alors je serais le premier à me battre en première ligne.”

    XiaoMi tenait fermement les manches de YanYan, le regardant avec des yeux de chiot.

    “C’est vrai ?”

    YanYan baissa la tête et embrassa XiaoMi avant de regarder derrière lui et il dit.

    “XiaoMi, ta mère est derrière toi.”

    Encore une fois, XiaoMi repoussa YanYan.

    “Maman, je ne connais pas cette personne. Je ne sais pas pourquoi il continue de me serrer comme ça dans ses bras. Je ne sais pas non plus pourquoi je suis ici.”

    Après ça, il réalisa qu’il n’y avait personne là-bas. L'atmosphère de la pièce devint pesante sous le regard assassin de YanYan.

    “Hahaha… Je t’ai eu ! Deux fois !”

    XiaoMi essaya de plaisanter.

    “La fête nationale approche, combien de jours de vacances vous donne l’école ?”

    Le brusque changement de sujet de YanYan donna une sensation bizarre à XiaoMi, mais il se comporta bien et répondit.

    “Cinq jours et si tu ajoutes le week-end, ce sera une semaine complète."

    “Alors tu viens chez moi. En fait, je pensais à le faire après ton diplôme, mais tu m’as forcé à proposer.”

    “Pour faire quoi ?” XiaoMi pensa à ‘ces choses’ et il devint timide et rougit.

    “Camps d'entraînement, répétitions et exercices.”

    “Hein ?!”

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    C’était aujourd’hui le 1er mai, la fête nationale. XiaoMi fit ses valises et passa de son dortoir à la maison de YanYan.

    Ce que YanYan voulait dire par camps d’entraînement, était d’apprendre à XiaoMi ce qui se passerait quand ses parents les découvriraient et ce qu’il aurait à dire. Il lui donnait une préparation précoce, au cas où il serait trop choqué et voudrait renoncer à tout.

    Dans le salon, YanYan était allongé sur le canapé. Dans une main, il tenait la télécommande, dans l’autre, il tenait le script que YiYi avait préparé pour eux. XiaoMi se tenait devant lui, regardant sérieusement YanYan, comme s’il allait faire quelque chose de bien plus tard.

    "Maintenant, tu dois imaginer que tes parents sont devant toi." Commença YanYan.

    “Mais tu regardes Bob l’éponge ! Je peux facilement perdre mon attention !” XiaoMi pointa la télévision.

    "Quelqu'un qui est génial ne sera pas facilement distrait."

    "Je le suis ! Je le suis !"

    XiaoMi continua de hocher la tête en disant qu’il était génial, puis il ferma les yeux pour imaginer. YanYan, tout en regardant la télévision, commença à lire le script.

     

    “Tu ne vaux rien gamin ! J’ai tellement souffert pour t’élever ! Et tu tombes amoureux d’un homme ?! Comment allons-nous faire face à la famille Su? Maintenant va te mettre à genoux devant tes ancêtres. Et dis-leur que tu ne seras plus jamais impliqué avec un homme, jamais." Lut simplement YanYan sans beaucoup d’expression.

    Mais encore une fois, il suffisait d’amener XiaoMi dans la situation. Ses jambes tremblaient et il se mit à genoux devant YanYan et lui serra les jambes.

    "Papa ! Je me suis trompé ! Ramène-moi à la maison ! Je n'oserai plus."

    YanYan donna un coup de pied à Su XiaoMi "Putain !! Tu changes assez vite !"

    XiaoMi ouvrit les yeux, stupéfait… Il se sentit coupable, Il s’assit sur le sol, en tailleur, il tendit les mains et se pencha comme le font les japonais.

    “Chef, s’il te plaît, donne-moi une autre chance.”

    YanYan, qui avait la flemme d'écouter XiaoMi, fit un signe de la main pour lui dire 'encore une fois'.

    "Merci chef !"

    Une fois encore, l’esprit encombré, Xiaomi se tint là et ferma ses yeux pour imaginer. En fait, imaginer des choses était quelque chose pour laquelle XiaoMi était très bon. Depuis qu’il avait commencé à sortir avec YanYan, il avait toujours imaginé toutes sortes de scènes romantiques avec lui tirées de Drama.

    “Qu’est-ce que vous faites tous les deux ? Qu’ai-je fait pour mériter un tel enfant ? Tu t’es perdu ! Je préfère ne pas t’avoir comme fils ! Je ne veux pas que tu me fasses honte ! Pourquoi tu es encore ici ? Je vais te battre, te battre à mort ! Chose inutile !” Avant même que YanYan ne termine la lecture, XiaoMi était déjà tombé, lui serrant les jambes.

    “Maman ! Il m’a forcé ! Ce n’est pas de ma faute ! Ne me bats pas !”

    “XiaoMi tu sais vraiment de quel côté tu seras le moment venu !”

    “A l’instant, ce n’était pas moi. Certainement pas moi ! Je me prépare vraiment à affronter tout ça courageusement, mais je ne sais pas pourquoi, il y a une autre personne qui continue de m’arrêter… Yan, tu dis que c’est ce qu’on appelle un trouble de la personnalité ?"

    "En effet tu sais bien comment rebondir."

    "Chef, encore une fois.”

    “Cette fois si tu ne le fais pas bien, ne me blâme pas pour ce que je vais faire.”

    "Je n'échouerai pas ! Pour notre avenir ! Peu importe à quel point ce sera dur et douloureux ! Alors qu’importe les parents ! Qu’importe ce qu’en pense la société ?! Je suis prêt cette fois ! Vas-y !"

    "Peux-tu accoucher ?”

    C’était comme si on avait jeté une grosse bombe sur XiaoMi. Il était stupéfait, il était encore étudiant, il n’avait pas pensé à ça aussi profondément. Mais il répondit quand même. “On peut en adopter un…”

    “Adopter, c’est impossible, ce ne sera pas de mon sang !”

    Au début, XiaoMi réussit à tenir, mais finalement il tomba au sol.

    “Mon oncle… Je suis désolé, j’ai fait du tort à la famille de Yan ! S’il vous plaît, pardonnez-moi !”

    YanYan se rendit compte que cette fois, ce que XiaoMi imaginait, ce n’était pas ses parents, mais son propre père.

    “Je pense que la personne à qui tu as fait le plus de mal, c’est moi !”

    YanYan éteignit la télé et se leva du canapé, il avait l’intention d’aller dans la chambre pour dormir, mais XiaoMi lui attrapa le pantalon.

    "S'il te plait, encore une chance."

    YanYan secoua sa jambe et se libéra de la poigne de XiaoMi. XiaoMi s’assit au sol en faisant une crise.

    "Chef, j'ai tant fait pour le pays, donnez-moi une chance de plus, une chance de plus, une chance de plus .."

    YanYan se tourna vers lui. "Le couteau est là, tu sais comment t’en servir."

    Puis il continua de marcher jusqu'à sa chambre. Mais après un moment, il s'arrêta et se tourna à nouveau vers XiaoMi.

    "Et encore une chose, demain matin, je ne veux plus voir ce DVD de guerre du Japon encore posé sur le canapé. Si tu aimes apprendre le japonais, je peux t’en procurer quelques uns sans vêtements, tu apprendras de là.”

    "Mal élevé !"

    XiaoMi gronda juste après que YanYan ait fermé la porte derrière lui.

    Après une semaine de camp d'entraînement, de répétitions et d'exercices, XiaoMi parvint enfin à apprendre quoi dire et comment répondre. Pendant toute la journée, il tenait le script et apprenait sérieusement. Il avait même écrit toutes les réponses dans son petit carnet. Prêt à toutes les mémoriser.

     

    Chapitre 22 : Camp d’entraînement, répétitions, exercices.


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