• Chapitre 2 partie 1

    Chapitre 2 partie 1

    19:43

    "Qu'est ce qu'il se passe bordel ?"

    J'ai redémarré l'ordinateur je ne sais combien de fois je ne suis pas sûr. Vérifier devant et derrière, enlever la batterie et la remettre, ça ne marche toujours pas.

    Je ne serai pas d'une telle humeur si je n'avais pas besoin d'utiliser l'ordinateur maintenant pour faire le devoir que je dois rendre demain.

    "Que devrais-je faire ?" Me dis-je intérieurement.

    "Ou dois-je emprunter celui de Zol ?"

    J'hésite comme ça parce que je ne veux pas vraiment emprunter les objets personnels de Zol. Je suis divisé parce que si j'attends pour emprunter celui de mon père, je ne serai pas capable d'envoyer mon devoir au professeur à temps.

    " C'est bon ! Je vais emprunter celui de Zol pendant une heure ou deux, elle ne m'en voudra pas."

    Au final, je décide d'aller dans la chambre de ma petite sœur pour lui emprunter son ordinateur.

    La chambre de Ai’Zol représente vraiment ses préférences. Indépendamment des quelques photos de chanteurs coréens collées sur le mur, il y a plusieurs artistes et acteurs thaïlandais, tous mis par paire, homme+homme.

    Dans un coin de la chambre, la bibliothèque est remplie de livres et de manga Yaoï. Mais cela n'inclut pas les dessins que Zol crée elle-même.

    Tout au fond de moi, je me sens fier de ma petite sœur. Cependant, je ne sais pas pourquoi il y’a cette barrière qui nous a considérablement éloigné l’un de l’autre, au point où nous ne pouvons la surmonter.

    Je contourne le bureau de Zol, m’apprêtant à débrancher l’ordinateur portable.

    Néanmoins, alors que je suis sur le point de le faire j'aperçois plusieurs fichiers avec mon nom et celui de Saifah, et je ne compte même pas les dossiers avec le nom de P'Fight et Tutor.

    Je ne suis pas sûr de savoir sur quoi ma sœur est en train de travailler. Dans mon cœur, je peux seulement prier que ce ne soit pas ce que je crois.

    "S'il te plaît... s'il te plaît faîtes que ce ne soit pas ça."

    Pourtant, plus je lis, moins mes prières ont une de chance de se réaliser. Que ce soit les scènes d'amour, les scènes de baisers, ou même les scènes de conversation, toute la narration, chaque mot de la conversation a été complètement inventé par ma petite sœur.

    Si j'étais une autre personne en train de lire ça, je pourrais complètement croire que ces personnages dans ce roman sont amoureux.

    Cependant, ce n'est vraiment pas le cas.

    Saifah et moi, nous sommes même pas proche du terme "amis" ou même "connaissances", en particulier Ai’Tor et P'Fight. Ces deux-là ne seront jamais amis ni ne s'aimeront comme c'est écrit dans le roman c'est sûr.

    Je ne sais pas d'où Zol tient cette idée d'écrire quelque chose comme ça. Pourquoi son esprit est tordu à ce point-là ? 

     

    (La porte s'ouvre).

    "P'Zon ?" La voix de la propriétaire de la chambre se fait entendre dès qu'elle ouvre la porte. 

    « Qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce que tu fais avec mon ordinateur ? »

    " Je ne voulais pas y toucher, mais mon ordinateur est cassé."

    " Et pourquoi tu n'es pas venu me demander avant ? Te servir sans demander comme ça est un mauvais comportement."

    " Et bien, si je n'avais pas agi comme ça, je n'aurais pas eu la chance de savoir ce que tu fais, pas vrai ? "

    Ma petite sœur reste silencieuse, et refuse de me répondre. Elle a juste attrapé son ordinateur et le tient dans ses bras en sécurité.

    " Qu'est ce que tu fait ? "

    "... "

    " Je te demande pourquoi tu fais ça !!!" J'ai parlé tellement fort, que ma petite sœur a été surprise.

    "Que… Qu'est-ce que j'ai fait ?"

    "Tu essayes encore de nier. Tu sais très bien ce que tu as fait."

    "..."

    "Je te demande vraiment Zol, à quoi est-ce que tu penses ? Pourquoi as-tu, inventé ça, utilisé mon nom comme personnage dans ton roman en me mettant en couple avec Saifah comme ça ? En plus, Ai’Tor avec P'Fight. Honnêtement, que penses-tu faire là ?

    Elle ne répond pas. Elle tient ses lèvres serrées comme si elle voulait me faire comprendre qu'elle ne dirait rien à propos de ça.

    "Donc, tu ne dis rien ?"

    "..."

    " Très bien !!! Tu ne veux pas répondre, très bien. Mais, tu dois supprimer ce roman tout de suite, supprime-le de tous les sites sur lesquels tu l'as publié. Ne pense pas que je ne sais pas que tu l'as déjà publié."

    "Je ne le supprimerai pas." Après être restée silencieuse un moment, elle finit par se remettre à parler. 

    "Les personnages de mon roman, pourraient ne pas être toi ou quelqu'un que tu connais, parce que beaucoup de personnes s'appellent comme ça. Tu ne fais pas de bonnes suppositions."

    "Comment ça pourrait ne pas être moi alors que mon nom apparaît partout, il y a aussi le nom de ma faculté et pleins d'autres choses qui me concernent. C'est pour ça que je te supplie de le supprimer immédiatement."

    "Nan." me répond Zol en tenant encore plus fermement son ordinateur. 

    "Je ne le supprimerai pas."

    "Zol !!!"

    "Ça m'a pris beaucoup de temps d'écrire tout ça P'Zon. Tu sais aussi bien que moi combien c'est difficile d'écrire ne serait-ce qu'un chapitre."

    "Peu importe combien c'est difficile d'écrire, tu dois le supprimer de suite !"

    "P'Zon, je t'en prie, ne me demande pas de le supprimer. Je travaille dessus depuis longtemps déjà, et si je le supprimais soudainement, je me sentirais triste."

    En dehors de ses yeux qui me supplient, son ton de voix qui habituellement sonne comme le tonnerre, était devenu vulnérable. Mais désolé, je ne me découragerai pas aussi facilement.

    " Nope, Supprime-le maintenant. "

    " Pourquoi je dois faire ça ? "

    " Non c'est non Zol."

    "Ce n'est pas plutôt parce que tu as peur que les autres sachent pour toi et P'Saifah ?"

    "Savoir quoi Zol ? Soit claire."

    "Savoir que tu sors secrètement avec P'Saifah. Je le sais depuis que je vous ai vu."

    "Attends une minutes Zol, qui sort avec qui ? Je suis perdu là."

    "Toi et P'Saifah." me répondit-elle, sûre d’elle.

    Depuis quand je sors avec Saifah ? Juste le fait de nous regarder, nous donne envie de frapper l'autre.

    "Tu dis n'importe quoi Zol… Je ne sortirai jamais avec lui. On ne s'aimera jamais. En plus, on se hait clairement lui et moi. Ce n'est pas quelque chose de drôle Zol. Supprime cette histoire immédiatement."

    "..."

    "Tu as entendu ce que je t'ai dit ?"

    "P'..."

    "Quoi ?"

    "Est-ce que P'Saifah et toi vous vous êtes disputés ?"  La facilité de comprendre de Zol est un néant à cet instant. Je ne sais pas dans quelle mesure elle a compris mes mots.

    "Essayez de parler calmement, vous êtes déjà ensemble, il faut que vous appreniez à vous écouter."

    Comme si comprendre de travers n'était pas suffisant, maintenant elle essaye de m'éduquer.

    "Zooool. Je t'ai déjà dit que lui et moi ne sortons pas ensemble."

    "Comment vous ne pourriez pas sortir ensemble, alors que je vous ai vu vous embrasser de mes yeux."

    "Embrasser ?! Comment ça embrassé ?! Je ne l'ai jamais embrassé. Tu es devenue complètement folle ou quoi ! Essaye de te calmer."

    "Comment ça tu ne l'as jamais embrassé ? Parce que à ce moment,  j'étais là et je vous ai vu de mes propre yeux." Me dit-elle complètement sûre d'elle.

    Le regard qu'elle m'envoie me condamne clairement, essayant de trouver un signe discutable.

    " A quel moment tu nous as vu ? Et n'essaye même pas de jouer avec moi Zol ! "

    "Ce soir là, à la fin du semestre des premières années. Quand tu étais supposé attendre maman à la cafétéria de la faculté d'ingénierie, tu te souviens ?"

    "Oui… Et alors quoi ?"

    "Après que maman m'ait récupéré on est venues te chercher, je t'avais envoyé plusieurs messages sur Line mais tu ne les as même pas lu. Donc, je suis venue te chercher moi-même. Après ça, tu dois bien savoir ce qu'il s'est passé."

    "..."

    "P'Saifah et toi étiez en train de vous embrasser en face des toilettes. Je n'ai pas voulu vous déranger, mais je suis sûre de ce que j'ai vu, et après vous avoir surpris je suis vite partie. Je ne voulais pas continuer à vous espionner."

    En écoutant le discours de Zol, je ressens la grande paranoïa de cette nuit là. Ma plus grande peur à ce moment là était de savoir si quelqu'un nous avait vu Saifah et moi.

    Peur… que quelqu'un soit au courant d'un événement que je ne voulais que personne sache.

    Mais, dès que Zol dit ça, j'ai immédiatement su que j'avais perdu la chance de couvrir cette chose que j'avais essayé de cacher tout ce temps.

    "N'essaye pas de me le cacher P'Zon. Je comprends que ce soit difficile. Mais, quand on sort avec quelqu'un, on a pas besoin de se soucier des autres. Je ne t'embêterai jamais avec ça."

    "Ce n'est pas du tout ce que tu penses Zol. Je ne sors pas avec Saifah, et ce qui s'est passé à ce moment là c'est…"

    C'était vraiment un accident. 

     

    Chapitre 2 partie 1


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