• Chapitre 2: Mettre les pieds dans le plat

    Chapitre 2: Mettre les pieds dans le plat

    Chapitre 2: Mettre les pieds dans le plat

    “Mais c’est quoi le problème avec les mecs de cette table?” June relança le sujet pendant qu’ils étaient dans la voiture.

    C’était difficile de trouver un taxi à cette heure de la nuit donc Pete devait tous les ramener chez eux après la fermeture du pub. Il n’avait bu que quelques verres pour se sentir pompette et n’avait pas touché à une seule goutte d’alcool après une heure du matin, sachant qu’il devait conduire.

    Les garçons n’étaient jamais ivres si Sandee était avec eux. Sinon, elle les engueulait le lendemain matin, les faisant réfléchir à leur comportement. Et avec le rapport qui n’était toujours pas fait, ils ne devaient certainement pas être bourrés.

    “Ils aiment bien Sandee,” répondit Pete.

    “Ils sont juste venus parler.” se défendit-elle rapidement.

    “Est-ce qu’ils ont demandé ton numéro de téléphone?” demanda Kao.

    “A moins qu’ils n’aient osé le faire alors que Pete leur lançait un regard noir comme ça. En plus, Sandee n’a pas vraiment l’air amical. Je ne voudrais pas lui demander non plus si j’étais eux. Je ne veux pas mourir.” plaisanta June.

    “Leur putain de chef pense que Sandee est ma copine,” dit Pete, en regardant Sandee à côté de lui. “Ils attendaient dans les toilettes pour me le demander parce qu’ils pensaient que j’essayais de me mettre en travers de leur chemin. Donc je leur ai dit de fermer leur putain de gueule. Ces losers ne savent pas s’y prendre."

    “T’étais sur le point de te faire tabasser, mais maintenant tu fais le malin,” dit Kao, contrarié.

    “Ferme ta gueule.” Pete regarda Kao dans le rétroviseur.

    “Ça veut dire qu’il n’y a rien d’anormal avec tes phéromones. Je pensais que tu n’attirais que les filles.” dit Thada en tendant la main pour frotter sa tête. Sandee repoussa sa main, fâchée.

    “Tais-toi, Thada. Dors. Tu es bourré.”

    “Mais celui qui aimait bien Sandee n’était pas le gars intimidant, pas vrai?” continua June.

    “Non, ça c’est le chef. Celui qui l’aimait bien, c’était le mec timide.” Pete se souvenait qu’ils étaient trois. Le mec qui avait pris les devants était probablement le meneur. Il était beau mais aussi intimidant. Pete pensait qu’il était du genre à aimer se battre. “Je ne sais pas pourquoi Sandee lui plaît. Est-ce qu’il aime les filles féroces ou quelque chose comme ça?”

    “Change de sujet s’il te plaît. C’est si agaçant.” Sandee soupira. Ils avaient l’habitude de parler des filles et d’autres choses, mais pourquoi s’étaient-ils focalisé sur elle ce soir? “Et toi, June! Dis-moi que tu n’as donné mon numéro à personne.”

    “Noooooooooon, je ne l’ai pas fait,” répondit June.

    Mais qui le croirait quand sa voix était si aiguë?!

    “Tu es sûr?”

    “Détends-toi. Je m’occuperai d’eux si ils te dérangent.”

    “Tu es toujours comme ça!”

    Sandee soupira de nouveau. June avait sans aucun doute donné son numéro de téléphone et son identifiant LINE. Il semblait effrayé de se faire gronder, alors il changea rapidement de sujet pour parler des filles qui avaient dragué Pete ce soir.

    “Pete, tu as eu combien de numéros de téléphone ce soir?”

    “Quelques uns. Je ne sais si je vais les contacter. Elles ne sont pas vraiment mon genre.”

    Ils continuèrent à bavarder joyeusement. Pete déposa June en premier, puis Thada. Il déposa Sandee à une boutique appelée “Ordinariez” située au rez-de-chaussée d’un immeuble. Ses parents avaient acheté le bâtiment pour ouvrir la boutique. C’était aussi là que vivaient Sandee et ses quatre grandes sœurs.

    “Pete, assure-toi de déposer Kao chez lui,” répéta Sandee. “Soit prévenant avec tous tes amis. Tu sais que Kao fera la plus grosse partie du rapport, alors juste le conduire chez lui ne devrait pas être un problème.”

    “J’ai compris! Est-ce que j’ai dit que je ne le conduirais pas chez lui?”

    “Bien! Kao, envoie-moi un message dès que tu es chez toi.”

    Sandee rendit la veste à Pete et sortit de la voiture. Kao se déplaça alors sur le siège avant à côté du conducteur. Pete démarra la voiture quelques instants plus tard, soupirant comme s’ils avait été forcé de faire ça. Kao ne dit pas un mot. Il resta assis là, silencieusement, jusqu’à ce que l’atmosphère gênante dans la voiture menace de l’étouffer.

    Il aurait préféré rentrer seul si Pete détestait ça à ce point.

    Mais… après avoir supporté la gêne pendant un moment, Pete se tourna vers Kao et commença la conversation.

    “Tu as gardé contact avec d’anciens amis?”

    Kao se figea. Il regarda Pete, ne comprenant pas pourquoi il demandait ça soudainement. N’essayaient-ils pas tous les deux de ne pas déterrer le passé parce qu’ils ne voulaient pas empirer les choses entre eux?

    Compte tenu de la situation actuelle… ils étaient déjà comme des ennemis.

    “Tu n’as pas entendu ma question?”

    “Tu veux dire Ren et les autres?” Kao demanda juste pour être sûr même s’il savait que Pete parlait de Ren. “Et bien, parfois. Nous sommes toujours amis. Pourquoi demandes-tu? Tu lui en veux toujours pour Mint?”

    “J’ai rompu avec elle depuis des siècles.”

    “Pourquoi? Tu étais si possessif à l’époque.”

    “Quel genre de crétin j’aurais été si j’avais continué à sortir avec elle? Elle sortait avec Ren et moi en même temps. Et elle l’aurait fait à nouveau si j’étais retourné vers elle.”

    Kao comprenait en quelque sorte les sentiments de Pete. S’il avait été à sa place, il ne serait pas retourné vers elle non plus. C’était… s’il ne l’aimait pas vraiment.

    “Et pourquoi essayes-tu de défendre Ren?”

    “Quand ai-je fait ça? J’ai juste demandé pourquoi tu avais rompu avec Mint.”

    “Bien alors! Tu ferais mieux de ne pas le défendre.”

    “Tu en veux toujours à Ren. Pourquoi? Tu as déjà rompu avec Mint.”

    “Je n’ai pas de rancunes. Ça me fait juste chier quand je pense à son visage. Pourquoi tu t’en préoccupes? Tu essayes de prendre sa défense? Tu as besoin d’être un héro tout le temps?”

    “Tu resterais sans rien faire si ton ami était battu à mort?” riposta Kao. Il pensait que Pete le blâmait pour avoir aidé Ren ce jour-là. “Et ami ou pas, je l’aurais aidé quand même.”

    “Comme tu l’as fait pour moi ce soir? Quelle âme charitable.” Pete n’était pas seulement sarcastique, mais faisait également une grimace qui suppliait pour un coup de poing. “Tu n’auras pas à intervenir la prochaine fois. Je peux très bien gérer deux mecs.”

    “Bien! Je les laisserai te botter le cul la prochaine fois.”

    “Tu ne sais jamais quand te taire.”

    “Et tu n’arrêtes jamais de mettre les pieds dans le plat.” 

    Pete lança un regard noir au gars grossier à côté de lui. L’irritation était si accablante qu’il tapa son poing sur le volant pour évacuer sa colère. Kao soupira profondément, voyant que Pete n’était pas du tout disposé à le ramener chez lui.

    “Arrête-toi,  je vais prendre un taxi-moto.”

    “Bien! C’est pénible de conduire dans une ruelle étroite.”

    Pete s’arrêta devant la ruelle où se trouvait la maison de Kao. Kao n’hésita pas une seconde avant de sortir de la voiture et d’appeler un taxi-moto. Il ne regarda pas en arrière, ne se souciant pas du tout de Pete.

    Putain… si arrogant!

    “Je ne l’aurais jamais conduit chez lui si Sandee ne me l’avait pas demandé. Rentre chez toi, petit merdeux. A ton service!” marmonna-t-il. Plus il pensait au visage de Kao quand ils se disputaient, plus il était contrarié.

    Kao venait-il de dire qu’il avait aidé Pete à cause de son sens de l’humanité? Pas parce qu’ils étaient amis ou parce que Kao se souciait vraiment de lui?

    Et bien, ce n’était pas comme si je voulais être ton ami.

    Plus il y pensait, plus Pete se sentait agité. Au fond, il se sentait coupable de laisser Kao rentrer chez lui en taxi-moto. Mais il se dit que Kao avait commencé. Pete ne s’excuserait jamais en premier. Jamais!

    SCREEEEEECH!

    Pete freina brusquement alors que trois motos s’arrêtaient devant sa voiture. Il avait agi sans réfléchir car il était perdu dans ses pensées.

    “Fils de pute!”

    Il cria, irrité, et sortit immédiatement de sa voiture.

    “Etes-vous stupides?!”

    Pete cria, jetant un regard mauvais aux propriétaires des motos, prêt à se battre. Ils enlevèrent leurs casques et le regardèrent en retour. Voyant que c’était ceux avec qui il s’était battu au pub, avec deux personnes de plus, Pete regarda autour de lui. La route était déserte, donc il doutait que ça soit vraiment un accident. Ces gars étaient clairement venus pour lui. En plus… Ren était l’un d’entre eux.

    Que le monde était petit.

    Ses deux ennemis étaient dans le même groupe!

    “Mork, devrions-nous juste le battre?!”

    Demanda l’un des sbires, regardant Pete comme s’il ne pouvait pas attendre plus longtemps pour le frapper. Pete reconnut Mork comme le meneur. Bien que Pete soit désavantagé maintenant, il souriait toujours sans peur, pensant que non seulement ces gars-là ne savaient pas s’y prendre, mais ne pouvaient pas non plus le gérer seul.

    “Quoi de neuf?!” le salua Mork.

    “Salut… dégonflés,” répondit Pete sans hésitation.

    “Espèce de crétin. Laisse-moi lui donner une leçon.” Les sbires de Mork étaient toujours prêts à ‘attaquer’. Ils étaient sur le point de se précipiter sur Pete, mais Mork les arrêta.

    “Pourquoi? Sa bouche supplie pour un bon coup de poing.”

    “Pas besoin de se presser. Je vais lui parler,” dit Mork, regardant Pete comme s’il allait lui donner une autre chance. “Ça ne me dérange pas pour cette fille puisqu’elle n’aime probablement pas mon ami. Je suis là pour cette bouche grossière qui est la tienne. Mais si tu t’excuses correctement, je laisserai tomber.”

    “M’excuser?”

    Pete pouvait difficilement se retenir de rire. Il inclina sa tête, fixant Mork, puis détourna les yeux vers Ren. Bien qu’il avait laissé tomber certaines choses dans le passé, il ne se retiendrait pas dans cette situation. Plus important, ça n’était pas sa faute. Pourquoi devrait-il rabaisser sa fierté et s’excuser envers eux?

    “Je préfère largement m’excuser auprès des chiens plutôt qu’auprès d’un tas de losers comme vous.”

    Les mots de Pete et la façon dont ils les regardaient furent immanquablement le début de la guerre!

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    “Ça fait vingt bahts.”

    Kao descendit du taxi-moto et attrapa son portefeuille qu’il gardait dans la poche de son jeans. Mais, tapotant les poches droite et gauche, il n’y avait aucune trace de son portefeuille. Il blêmit. Il se souvenait qu’il l’avait mis dans sa poche et qu’il y était quand il était sorti du pub. Mais alors où était-il maintenant?

    Je dois l’avoir laisser tomber dans la voiture de Pete.

    “Euh… J’ai laissé tomber mon portefeuille dans la voiture de mon ami,” dit Kao au chauffeur après un instant.

    “Qu’est-ce que --!” Le chauffeur fit une tête énervée car il pensait que Kao essayait de frauder.

    “Je ne suis pas en train d’essayer de frauder ou quoi que ce soit.” se défendit rapidement Kao. “Pouvez-vous m’amener jusqu’à mon ami? Je vous paierai le double.”

    “Très bien. Dépêchez-vous et remontez.”

    “Merci beaucoup.”

    Kao sauta rapidement sur la moto. En fait, il aurait pu appeler sa mère pour qu’elle lui ouvre la porte et lui demander de payer pour lui, mais il aurait été un fils terrible de rentrer de soirée à trois heures du mat’ et de réveiller sa mère. De plus, il ne voulait pas laisser son portefeuille dans la voiture de Pete.

    Pete le détestait. Et s’il était tellement furieux et qu’il jetait son portefeuille?

    “Je ne pense pas que votre ami soit encore là.”

    “Je sais. Continuez tout droit.”

    Kao savait que Pete n’attendrait pas qu’il revienne ou ne conduirait pas dans la ruelle pour voir si Kao était bien arrivé chez lui. Cela aurait été différent si Kao avait été une fille. Mais c’était un mec, et celui que Pete détestait en plus. Donc, Kao pensait que Pete était rentré chez lui maintenant. Depuis que Kao et le reste du groupe avaient l’habitude d’aller chez Pete pour faire leurs devoirs, il savait comment y aller. En plus, Pete n’allait pas loin, ça ne devrait pas prendre longtemps pour le rattraper.

    Kao donnait la direction au chauffeur pendant qu’il cherchait la voiture de Pete. Puis, il vit quelque chose d’étrange plus loin sur la route. Il y avait une voiture, des motos, et des gens rassemblés sur le trottoir. Et c’était définitivement la voiture de Pete.

    “Stop! Stop! Stop! Stop!”

    Kao secoua les épaules du conducteur si fort qu’il arrêta immédiatement sa moto. Kao sauta et se précipita sur les lieux pour découvrir que Pete était battu par un groupe de personnes, tout comme Ren ce jour-là. Kao pensa que le karma avait finalement rattrapé Pete. Mais au fond, Kao se sentait désolé pour Pete parce que Pete était toujours son ami. Même si Pete n’était pas… Kao ne pouvait pas l’ignorer.

    “Stop! Ou j’appelle la police!”

    Kao cria avant même qu’il ne le sache. Le chauffeur, qui se tenait à côté de lui, blêmit, effrayé d’être pris dans des feux croisés.

    “Encore toi?!”

    Mork se tourna et lui cria dessus. A ce moment-là, Kao eut l’impression que le temps s’était arrêté. Il était horrifié au point qu’il se figea, effrayé qu’ils ne changent de cible pour lui à la place, mais il essaya de rester droit… Il faisait ce qu’il fallait. Le destin ne lui ferait pas de blague. Il s’en était même sorti vivant quand Pete avait amené ses amis pour battre Ren ce jour-là.

    “Hey! Laisse-le. C’est mon ami.”

    Quelqu’un cria alors que Mork se dirigeait vers Kao. Mork s’arrêta et regarda Ren. Kao fut stupéfait quand il vit Ren. Il n’aurait jamais pensé que le monde était si petit.

    Et… Ren était maintenant dans le groupe des nouveaux ennemis de Pete.

    “Laisse mon ami partir,” dit Kao, regardant Pete avec inquiétude. A ce moment-là, les deux bras retenus par les deux sbires de Mork, le visage plein d’ecchymoses, Pete regardait toujours ses assaillants furieusement. 

    Toujours aussi audacieux alors que tu es sur le point de mourir?

    “Si vous respirez toujours tous les deux, c’est grâce à Ren,” dit Mork à Pete, fumant toujours de rage, puis il se tourna vers Kao. “La prochaine fois, dis à ton ami de la fermer s’il ne veut pas se faire botter le cul.”

    Après ça, Mork marcha jusqu’à sa moto. Pete était tellement plein de ressentiments qu’il se précipita pour attaquer Mork, mais Kao lui attrapa rapidement le bras, sinon ils auraient recommencé à se battre.

    “Je ne savais pas que lui et toi étaient amis.” Ren regarda alternativement Pete et Kao. Ren et Kao étaient toujours en contact après avoir obtenu leur diplôme du lycée, mais Kao n’avait jamais mentionné quoi que ce soit à propos de Pete.

    “C’est une longue histoire. Je te raconterai plus tard,” dit Kao, pas vraiment sérieux. Il ne voulait pas vraiment le cacher à Ren, en réalité. Il ne savait juste pas comment l’expliquer, surtout qu’il n’était pas sûr de savoir si Pete était son ‘ami’ ou son ‘ennemi’. “Dis à ton ami que je suis désolé. J’espère qu’il n’y aura pas d’autres bagarres… Je suis fatigué de tout ça.”

    “Bien! Tu devrais le dire à ton ami aussi.”

    Ren se dirigea vers Mork et monta sur sa moto, puis ils partirent tous immédiatement. Kao se tourna et regarda Pete qui était dans un sale état, mais il pouvait toujours se tenir debout, l’esprit intact… Kao le devina.

    “Peux-tu conduire jusqu’à chez toi tout seul?”

    “Bien sûr,” dit Pete, essuyant le sang au coin de sa bouche. “Qu’est-ce qui t’amène?”

    “J’ai laissé tomber mon portefeuille dans ta voiture.”

    Kao venait de s’en souvenir. Il marcha jusqu’à la voiture de Pete et ouvrit la portière, balayant du regard l’intérieur de la voiture.  Il le retrouva bientôt sur le sol du siège arrière. Il attrapa le portefeuille et le montra à Pete pour prouver qu’il était vraiment venu pour ça.

    Pete hocha la tête mais ne dit rien.

    “Tu es sûr de pouvoir conduire?”

    “Ouais.”

    “Bien… Au revoir, alors.”

    Kao monta sur un taxi-moto dont le chauffeur attendait dessus, prêt à partir. Bien qu’il soit toujours inquiet pour Pete, il pensait que ça ne serait pas un problème puisque Pete avait insisté sur le fait qu’il allait bien. Kao pensait que Mork et ses sbires n’étaient pas de telles ‘salopes’ pour revenir et attaquer Pete à nouveau. Pendant ce temps, Pete monta dans sa voiture et partit.

    Même si Pete ne montrait aucune expression, il pensait à quelque chose.

    Quelque chose à propos d’un ami comme Kao… qui l’avait sauvé deux fois ce soir.

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    “Il est tard. Je vais rester ici.”

    Mork gara sa voiture à côté de la voiture de Sun et suivit Ren à l’intérieur. Ren vivait dans un lotissement. Une assez grande maison à deux étages, avec un intérieur bien décoré, indiquant à quel point le propriétaire de cette maison était riche.

    Ren vivait ici avec Sun parce que leurs parents avaient divorcés quand ils étaient plus jeunes. Leur mère s’était mariée avec un riche étranger alors que leur père était parti travailler à l’étranger quand ils étaient au collège. Mais leurs parents leur envoyaient régulièrement de l’argent, et Sun, le grand frère de Ren, avait pris soin de lui comme s’il était son père.

    “Tu peux, mais tu vas devoir rencontrer mon frère.” Ren avertit Mork, sinon il allait se plaindre plus tard.

    “Il est probablement déjà couché à cette heeeeeuuuure," dit Mork, en ayant la chair de poule.

    “Mon frère et toi êtes sûrs de bien vous entendre.” gloussa Ren.

    Mork et Sun ne s’étaient pas entendu depuis le premier jour où ils s’étaient rencontrés. Le truc c’était que… quand Ren avait obtenu son diplôme du lycée, il avait dû fréquenter une université comme les autres adolescents de son âge. Au début, il avait voulu étudier dans la même faculté et université que Kao, mais ses résultats n’étaient pas assez bons, alors il avait dû fréquenter une autre université à la place.

    Et c’était là qu’il avait rencontré Mork, qui était totalement différent de Kao.

    Bien sûr! Kao étudiait bien et se comportait bien alors que Mork était le bad boy typique, un délinquant, toujours impliqué dans des bagarres. Ce n’était pas étonnant qu’un frère aîné comme Sun méprisait Mork. Il pensait que Mork entraînerait Ren vers le bas et gâcherait son dossier scolaire. Mais Mork n’était pas si mauvais que ça.

    “Toujours debout!”

    La voix effrayante de Sun vint avant qu’il n’apparaisse. Mork roula des yeux de contrariété quand il vit Sun descendre les escaliers. Sun les regarda avec une expression intimidante, les bras croisés.

    Pour être honnête… Sun était le genre de personne qui suscitait l’admiration des autres hommes. Il était mature, bien habillé, avait des résultats académiques et sportifs exceptionnels et se comportait en conséquence. En plus, il était aussi beau qu’un mannequin dans un magazine de mode. Mais c’était difficile pour Mork d’admirer Sun puisqu’il avait des préjugés contre lui, et qu’il se plaignait tout le temps, même plus que le propre père de Mork.

    “Tu rentres tard et ton visage est plein d’ecchymoses. Encore une bagarre?”

    Sun demanda. Une heure plus tôt, il avait entendu Ren sortir précipitamment de la maison. Quelle pourrait-être la raison pour quitter la maison à cette heure à part pour aller se battre? A chaque fois que Mork était sur le point de se battre avec quelqu’un, il appelait toujours Ren. Comment Sun pourrait ne pas avoir de préjugés à propos de Mork alors qu’il se comportait mal comme ça?

    Sun était d’accord qu’ils sortent la nuit et qu’ils boivent, mais se battre… Ce n’était pas bien!

    “Je ne l’ai pas appelé. Mon ami l’a fait,” dit Mork alors qu’il pouvait deviner ce que Sun pensait juste à la façon dont Sun le regardait. “Je l’ai raccompagné puisqu’il était tard. Je ne serais pas venu si j’avais su que je te verrais.”

    “Tes amis appellent Ren à cause de toi, n’est-ce pas?”

    “Je t’ai dit que je n’avais demandé à personne de l’appeler.”

    “Mais tu en es la raison quand même.”

    “Ne viens pas m’aider la prochaine fois, Ren. J’en ai marre d’entendre ton frère me harceler.”

    Au lieu de se disputer avec Sun, Mork parla à Ren. Ce genre d’attitude rendait Sun encore plus furieux que si Mork lui avait parlé directement. Sun lança à l’ami de son frère un regard noir, mais Mork leva juste ses sourcils, pas effrayé. Même si Sun avait gagné le respect des autres amis de Ren, il ne l’obtiendrait jamais de Mork.

    Si Ren commençait à mal se comporter, Sun reprocherait à Mork d’avoir conduit son frère sur la mauvaise voie!

    “Je vais rentrer chez moi. Même mon père n’est pas aussi pénible.”

    Dit Mork et il sortit. Sun sauta presque des escaliers pour attraper le cou de Mork et se rendre digne d'être ‘aussi pénible’. Et il ne pouvait s'empêcher de maudire Mork dans sa tête... Ce putain de gamin me tape sur les nerfs!

    “Ren, tu vois? Comment peux-tu me reprocher d’avoir des préjugés à propos de lui? Regarde comment il me parle! Sont-ils tous des gamins gâtés - le fils unique qui se fait dorloter par des parents riches?”

    “Allez, Sun. Je vais bien.”

    Ren essaya de calmer Sun, sinon il se ferait gronder à la place de Mork jusqu'à ce qu'il ne puisse pas dormir. Mais peu importe à quel point Ren était grondé et harcelé, il ne se fâcherait jamais contre Sun. Il savait que Sun le faisait parce qu’il se souciait de lui.

    Sun avait pris soin de lui à la place de leurs parents depuis des années. Pas étonnant qu’il agisse chaque jour de plus en plus comme son père.

    “Tu vas bien aujourd’hui, mais rien n’est sûr pour demain. Tu auras un mauvais dossier si tu n’arrêtes pas d’être impliqué dans des bagarres.”

    “D’accord, d’accord, d’accord. Je ne le referai pluuuuuuuuuuuuuuuuus.”

    “Tu me l’as déjà dit la dernière fois!”

    Sun continua à se plaindre jusqu’à ce que Ren courre jusqu’à sa chambre, ne voulant pas en entendre plus. Sun soupira profondément, sachant que tout ce qu’il venait de dire à Ren était rentré par une oreille et ressorti par l’autre. Et la prochaine fois que Ren sera impliqué dans une bagarre, il lui promettra de ne jamais le refaire.

    Ça continue de se répéter comme ça ... Pour l'amour du ciel!

     

    Chapitre 2: Mettre les pieds dans le plat


  • Commentaires

    3
    reglis
    Jeudi 14 Mai à 07:58
    Merci beaucoup
    2
    Mercredi 13 Mai à 18:55

    Je languis trop la suite merci  beaucoup

      • Mercredi 13 Mai à 19:07

        Les chapitres suivants sont déjà disponibles. Profite bien de la suite.

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