• Chapitre 2

    Chapitre 2

    Aujourd’hui, c’est la Saint Valentin, je n’ai jamais réellement fêté ce jour-là, pourtant, j’aurais aimé être avec lui. Bien sûr, il y a eu un évènement, pendant quelques heures on a été ensemble, on s’est même échangé un bouquet de fleur, on était tous les deux surpris par l’action de l’autre et je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un peu d’espoir éclater dans ma poitrine. C’est ridicule de chercher son amour dans chacun de ses gestes. Je suis son ami, je ne suis que ça. Malgré ces quelques heures, nous n’avons pas réellement été seuls et puis après, il a dû courir pour rejoindre ses cours.

    Je soupire contre moi, je ne dois pas vouloir tout ça, je ne dois pas vouloir plus. J’ai même arrêté de lire les commentaires des fans, ça me serre le coeur de voir toutes leurs théories. Peut-être parce que je voudrais que ce soit réel. Je ne suis pourtant pas de nature romantique, loin de là d’ailleurs et on me l’a souvent reproché dans le passé. Pourtant, l’idée d’être juste avec lui aujourd’hui, comme… un couple, m’aurait vraiment plu.

    Alors je tente de m’occuper comme je peux pour faire passer le temps plus vite, je suis dans mon petit appartement et je passe le reste de la journée à réviser, ça me vide la tête ainsi, je ne me pose pas trop de questions. Je sursaute quand le téléphone sonne et je ne suis même pas surpris de me rendre compte qu’il est déjà tard. La journée sera bientôt fini maintenant.

    Quand je vois la personne qui m’appelle, mon coeur s’emballe alors qu’un grand sourire apparaît sur mon visage. “Allo !” Ma voix est beaucoup trop enjouée, beaucoup trop heureuse et quand j’entends son petit rire à travers le combiné et je souris encore plus. 

    “Je… j’ai envie de manger au restaurant… je viens de quitter, je peux venir te chercher.” Je fronce les sourcils, il n’est pourtant pas du genre à hésiter habituellement, mais il a peut-être peur de me déranger, qu’il soit trop tard et que je refuse. J’ai un petit sourire d’espoir à cette idée, c’est bien la première fois qu’il m’appelle si tard pour m’inviter juste lui et moi.

    Je voudrais le taquiner un peu, le faire mariner, mais je m’en rends bien vite compte, j’en suis incapable alors, je réponds aussitôt... “Bien sûr ! Tu arrives dans combien de temps ?” Je tente de garder une voix calme, mais intérieurement, je trépigne d'impatience, j’ai envie qu’il soit déjà là.

    “Dans une heure.” Il n’hésite pas cette fois et moi je dois cacher ma déception, enfin, ça c’est avant de me rendre compte que là, je porte un vieux jogging et que je n’ai même pas pris de douche.

    “Parfait, à tout à l’heure alors.” Je raccroche rapidement, je ne compte pas faire des efforts à n’en plus finir, mais je ne pense pas que rester habillé presque en pyjama lui donne envie de me regarder et encore moins de m’embrasser. Je me fige soudain, la bouche entrouverte… Allons Gulf, arrête de penser à ce genre de chose, tu te fais du mal. Je prends une profonde inspiration, je ne dois pas penser à ce genre de chose.

    Je file sous la douche, je ne compte pas faire des efforts particuliers, mais hors de question d’être sale. Je m’habille simplement, et même si je ne le dirais jamais, j’essaie plusieurs t-shirt avant de me sentir ridicule de vouloir trouver celui qui pourrait lui plaire le plus. Je respire un bon coup, brosse mes cheveux rapidement et puis il n’y a plus qu’à attendre.

    Les minutes semblent s’étirer avant que finalement, la notification de mon téléphone m’indique que j’ai reçu un message. “Je suis devant chez toi, je t’attends.” J’ai un grand sourire, mais j’essaie de ne pas m’emballer alors que tout semble vouloir me faire penser à un rendez-vous. Je secoue la tête pour me sortir cette idée du crâne, je suis sûr que si je réfléchis trop, je vais finir par être déçu et par souffrir.

    “J’arrive.” En fait, je tape ma réponse tout en mettant mes chaussures, sautillant sur un pied pour tenter de faire rentrer mon pied dedans. J’appuie sur la touche d’envoi et sans attendre, je passe la porte, la faisant claquer derrière moi. Plusieurs fois, je me rappelle à l’ordre quand je me rends compte que je marche très vite, pour un peu, je serais en train de courir vers lui. Je ne peux que me le rappeler encore et encore, ce baiser, ça ne voulait rien dire, nous étions fatigué, il nous a réconforté, mais P’Mew n’est pas amoureux de moi. Malgré moi, je sens un léger pincement au coeur, mais j’arrive facilement à passer outre, car je suis déjà arrivé devant la voiture.

    J’ouvre la portière et lui fais un grand sourire. “Salut.” Nos regards se croisent, comme souvent, il est facile de tomber dans ses prunelles sombres. Je sens un léger frisson me parcourir et une fois de plus, j’aimerais avoir le courage de dire ce que je ressens vraiment pour lui. Seulement, j’ai peur, ça me bloque totalement, car je sais qu’il pourrait ne pas m’aimer et alors je perdrais ce que l’on a en ce moment lui et moi et ça je ne veux pas.

    “Tu as passé une bonne journée ?”

    “J’ai beaucoup révisé et…” tu m’as terriblement manqué, j’aurais voulu passer chaque minute de la journée à tes côtés. Voilà ce que j’aimerais pouvoir lui dire, mais une fois de plus, je me contente de rougir légèrement, de lui sourire un peu gêné avant de reprendre la suite de ma phrase. “... je suis content de sortir prendre l’air. Et toi ?”

    Oui je suis lâche je m’en rends compte, pourtant, c’est mieux comme ça. “J’ai cru que les cours n’allaient jamais se terminer. Alors allons passer une bonne soirée pour nous détendre.” Il me jette un petit coup d’oeil en coin et il se mord légèrement la lèvre, faisant battre mon coeur un peu plus vite. 

    Il s’insère rapidement dans la circulation, malheureusement, malgré l’heure tardive, tout ralentit et on se retrouve vite à l’arrêt. Il faut dire, c’est la Saint Valentin, il y a beaucoup de monde à l’extérieur. Je soupire avant de finalement sortir mon téléphone. “Phi ?” Je lève le téléphone et il comprend alors en se rapprochant de moi. En quelques secondes il y a quelques photos de nous ensemble dans mon téléphone et je ne peux pas m’empêcher de laisser l’une d’elle sur mon compte instagram. Je ne le fais pas pour les fans, je veux juste montrer que, pour ce jour spécial, il est avec moi pour quelques heures.

    La voiture redémarre finalement et je ne prends même pas le temps de regarder les nombreuses notifications que je reçois. J’imagine très bien que les fans doivent s’enflammer, une nouvelle fois, j’y pense, mais j’aimerais vraiment que tout ce qu’ils imaginent pour nous se réalisent, que nous soyons réellement un couple. 

    On discute de tout et n’importe quoi, avec lui, la conversation est toujours simple et sans prise de tête. J’aime l’écouter parler, sa voix grave et profonde me détend toujours autant qu’elle me fait frissonner. Alors le trajet passe très rapidement.

    Il gare finalement la voiture dans une rue animée et on se retrouve rapidement à marcher le long du trottoir à la recherche du restaurant où il veut aller manger. “J’en ai beaucoup entendu parler et je voulais absolument venir ici avec toi.”

    Il parle d’une voix calme et pourtant, je remarque pour la première fois depuis qu’il est arrivé devant chez moi, qu’il est nerveux. Comment je le sais ? Et bien, il se frotte la nuque à plusieurs reprises avec un petit sourire crispé. Pourtant, je ne comprends pas vraiment pourquoi il serait nerveux. Il est peut-être simplement fatigué et moi je me fais beaucoup trop de films.

    Je marche quelques pas derrière lui, le laissant me guider jusqu’à l’endroit où il veut m’emmener, les yeux fixés sur son dos, l’esprit dans le vague et pas réellement attentif à ce qui se trouve autour de moi. C’est pourquoi, même si je le vois s’arrêter brusquement, je n’ai pas le temps de réagir et je me cogne contre son dos. Heureusement que l’on fait la même taille sinon, je me serais sûrement fait mal en le cognant si fort. Il se tourne aussitôt vers moi avec une expression inquiète sur le visage. “Nong, tout va bien ?”

    “Ouais, ouais, je ne regardais pas où j’allais.” J’ai un petit rire gêné, je ne suis pas un bon menteur, mais mieux vaut ça que lui expliquer que c’est parce que j’étais trop occupé à deviner les muscles de son dos rouler sous sa chemise alors qu’il marchait, que je ne l’ai pas vu s’arrêter. Je m’éclaircis la gorge pour cacher ma gêne, mais son regard reste insistant sur moi et je finis par me sentir rougir, je sens soudain mes joues se mettre à chauffer et je détourne rapidement la tête pour lui échapper. J’ai hâte de découvrir l’endroit où il veut m’emmener, alors je m'intéresse à la devanture du restaurant devant lequel on est  arrivés. “Alors c’est là… mais c’est… fermé.”

    Je l’entends soupirer autant de fatigue que d’ennui. Pourtant, je ne le regarde toujours pas, mon coeur bat encore trop vite et je dois reprendre contenance avant toute chose. “Je n’avais pas pensé qu’il serait si tard, je suis désolé. Je t’ai fait sortir pour rien.” Il semble dépité et une chose est certaine, je déteste le voir ainsi. Je n’arrive pas à expliquer pourquoi, mais quand il est triste, en colère ou que quelqu’un s’en prend à lui, j’ai l’impression que mon coeur se serre, j’ai du mal à respirer et surtout, je me sens envahi d’une grande colère envers la personne qui lui a fait du mal. Je ne veux qu’une chose, qu’il soit heureux, son magnifique sourire présent sur son visage.

    Alors sans le regarder, je prends son poignet et me remets en route. “Je suis sûr que l’on va trouver quelque chose d’ouvert.” On passe devant un restaurant, puis deux, puis trois, malheureusement, ils sont tous fermés. Je me rends compte qu’il est vraiment tard et je me dis que l’on ne trouvera sûrement rien d’ouvert. Qu’il me ramènera à la maison, sauf que moi, je ne veux pas qu’il reparte tout de suite. Alors quand j’en vois finalement un d’ouvert, je me retiens difficilement de pousser un cri de joie. “Viens !”

    Je ne lui demande même pas s’il a envie de manger là, je me remets tout de suite en route afin d'entrer dans le petit magasin. C’est un petit restaurant qui ne paye pas de mine et il n’y a presque personne à cette heure-ci. Vu le regard du propriétaire, je me rends compte qu’il n’allait pas tarder à fermer quand on est arrivé. Je ne sais pas ce qui le retient de nous mettre dehors, mais il finit par sourire et nous inviter à nous installer. Je lui réponds en faisant un wai enthousiaste. 

    Quand on s’assoit à notre table, je me rends compte que je tiens toujours son poignet. Mon coeur s’emballe soudain, car à aucun moment, il n’a cherché à rompre le contact, sa peau semble brutalement brûler mes doigts et pourtant, je voudrais ne pas le lâcher. Seulement, je ne peux pas rester comme ça plus longtemps, alors à contre-coeur, je desserre lentement mes doigts et les laisse glisser le long de sa peau avant que finalement, le contact soit rompu.

    Je lève les yeux vers lui et surprends son regard qui me tord l’estomac, j’ai l’impression d’y lire du désir, mais je suis sûr que je dois me tromper. Je m’éclaircis alors la gorge en m’installant en face de lui. Il me fait un grand sourire avant de lever son téléphone et cette fois c’est à lui de prendre une photo de nous.

    Le repas était délicieux, la conversation agréable, pourtant, cela n’a pas duré aussi longtemps que je l’aurais voulu puisque finalement, au bout de plus d’une heure, le propriétaire nous a gentiment demandé de partir. Je ne lui en veux pas il voulait sûrement rentrer chez lui retrouver sa famille après une longue journée de travail. Seulement maintenant on est tous les deux dans la voiture en route pour mon appartement et je sais que ce moment va bientôt s’arrêter.

    On est tous les deux silencieux perdus dans nos pensées, mais ce n’est pas désagréable ou dérangeant. J’essaie de maîtriser mes pensées, mais tout à cet instant me rappelle il y a quelques mois quand on a fini par s’embrasser. Mon coeur s’emballe et j’ai des papillons dans le ventre à l’idée que l’on pourrait peut-être recommencer. Si seulement, je trouvais le courage de lui redemander, de lui dire ce que je ressens vraiment pour lui. Pourtant à cette idée, je sens une sueur froide me recouvrir la peau, j’en ai terriblement envie, d’ailleurs, à plusieurs reprise je me surprends à ouvrir la bouche comme pour enfin surmonter ma peur. Mais voilà, j’ai peur, c’est bien là le problème, je ne veux pas le perdre, je ne veux pas qu’il me repousse et que notre relation change définitivement. 

    A cette idée, mes poings se crispent sur mes genoux et ma gorge se noue, je suis idiot car rien que d’envisager mes journées sans le voir où l’entendre, sans qu’il ne m'adresse son beau sourire ou me regarde comme il le fait toujours, je sens que je pourrais pleurer.

    “Gulf ?” Je lève les yeux vers lui et une fois de plus, j’étais tellement perdu dans mes pensées, que je ne me suis même pas rendu compte que l’on est déjà arrivé. Il s’est garé dans un coin sombre du parking et ici personne ne peut nous voir à l’intérieur. Je ne bouge pas, les mains serrées sur mes genoux, je me perds dans son regard, je suis écartelé entre deux envies, qui selon moi ne peuvent pas coexister. Je veux sentir de nouveau ses lèvres sur les miennes, j’en brûle même et puis je veux rester son ami proche, celui qui fait qu’il se sent bien à chaque instant.

    Je ferme un instant les yeux, ma langue glisse entre mes lèvres sèches et je prends une profonde inspiration. Je dois quitter la voiture, c’est parce qu’on est à la Saint Valentin, alors je me laisse envahir par toutes ces émotions que je réussis à cacher en règle générale c’est pour ça que… je sursaute légèrement quand je sens sa large paume se poser sur mes poings et je rouvre les yeux. Je rougis aussitôt quand je me rends compte qu’il s’est détaché et qu’il s’est rapproché de moi pendant que j’avais les yeux fermés, genre beaucoup rapproché puisque sa bouche se trouve à seulement quelques centimètres de moi. J’avale difficilement ma salive, alors que ma tête avance comme pour aller à la rencontre de ses lèvres, heureusement je me stoppe avant de faire quelque chose que je pourrais regretter demain.

    Mew fronce les sourcils et je me demande à quoi il pense, son regard s’ancre au mien et une fois de plus, j’oublie le monde, j’oublie où nous sommes et il n’y a plus que nous deux. Il s’avance encore un peu et ma respiration s’accélère, ma bouche s’entrouvre alors qu’il finit par sourire. Son bras est posé sur mon repose tête et lentement ses doigts glissent dans mes cheveux. “Qu’est ce que tu attends pour me le redemander ?”

    J’ai un petit hoquet de surprise quand j’entends sa question, un instant j’ai peur d’avoir mal compris ce qu’il vient de dire. Il est sérieux et surtout ses yeux sont fixés sur mes propres lèvres qu’il dévore du regard. J'ai soudain l’impression de flotter, mes doigts s'agrippent à sa main, comme pour être sûr de garder pied dans la réalité. Est-ce qu’il veut vraiment que je lui redemande de m’embrasser ? Est-ce que… “Phi… em… embrasse-moi.” J’ai arrêté de réfléchir, je veux juste le sentir contre moi et c’est de toute évidence ce qu’il voulait aussi puisque j’ai à peine le temps de finir ma phrase que ses douces lèvres se sont écrasées contre les miennes. Mon coeur rate un battement alors que je ferme les yeux, me laissant totalement plonger dans les sensations que m’offre son baiser. Une de mes mains glisse dans ses cheveux et se pose sur sa nuque, le baiser qui était doux s’enflamme quand sa langue glisse lentement sur mes lèvres. Une flamme brûlante glisse alors sur tout mon corps pour aller se loger dans mon bas ventre alors que j'entrouvre les lèvres pour venir caresser sa langue de la mienne. Mon autre main glisse lentement sur son bras pour venir se poser sur sa joue.

    Ma respiration s’accélère, ce n’est pas un doux baiser comme la dernière fois, celui-là est totalement différent. J’aime les sensations qu’il déclenche en moi et je ne veux pas que ça s’arrête alors que nos langues dansent l’une contre l’autre, alors que sa main quitte mon genou glissant sur ma peau habillée pour rejoindre ma taille et j’ai l’impression de m’embraser. Je veux le sentir plus proche de moi, tout contre moi alors je passe mes bras autour de son cou et tente de l’attirer plus à moi. Malheureusement, nous sommes dans une voiture et je ne peux pas réaliser mon envie de sentir son corps contre le mien. 

    Je grogne de mécontentement et je le sens rire doucement. Nos lèvres se séparent, mais, il ne s’éloigne pas de moi. Son front se pose contre le mien et on reprend un instant notre souffle ainsi. Son pouce glisse sur mes lèvres et je frissonne car je trouve son geste sensuel. J’embrasse la pulpe de son doigt souriant à mon tour en voyant sa réaction. Sa main se pose sur ma joue et j’ai soudain peur qu’il me renvoie chez moi, je ne veux pas qu’il me laisse quitter cette voiture.

    “Nong… J’ai essayé de résister. Je ne voulais pas… perdre ce que l’on a actuellement… mais… tu m’attires tellement, j’aime être avec toi et .... sors avec moi ?” Mes yeux s’agrandissent, sa voix est sensuelle, profonde et de nouveau, une décharge contracte mon bas ventre, d’ailleurs, je me sens rougir, car il a suffit d’un baiser et de quelques caresses de sa part pour que je me sente soudain plus à l'étroit dans mon pantalon.

    Je hoche d’abord doucement la tête car sur le moment, je n’ai pas confiance dans ma voix, pourtant, je sens qu’il mérite plus que ça alors je finis par lui donner une réponse franche, d’une voix éraillée. “J’avais peur aussi… de perdre tout ça, mais je veux sortir avec toi.” Son visage s’illumine alors qu’il prend mon visage en coupe et qu’il m’embrasse avec douceur.

    J’aime sa façon de m’embrasser, elle est tendre et en même temps elle attise le désir. Je me rends compte, que je me suis toujours focalisé sur ses lèvres, pourtant, je le veux entier et je suis surtout surpris par la force du désir que j’ai pour lui. J’ai déjà eu des relations avec des femmes et au début, j’ai été effrayé à l’idée d’avoir une relation avec un homme, mais là, les doutes sont complètement balayés et je voudrais seulement sentir ses mains sur moi.  “Phi Mew…” Ma voix est un murmure et j’ai du mal à la reconnaître, je n’ai jamais appelé quiconque avec tant de désir. On se regarde tous les deux dans les yeux et ce que j’y vois me fait prendre une grande inspiration, car j’ai l’impression qu’il va me dévorer sur place et je sais déjà que je le laisserai faire avec un grand plaisir. 

    Pourtant, malgré la joie de savoir qu’il m’aime aussi, malgré le désir et l’envie, je ne peux faire taire une petite voix dans ma tête. Elle tente de me faire douter, de me faire comprendre, que ce n’est pas réel, que tout ça, c’est juste parce que nous sommes un couple dans une série. Nous avons passé tant de temps à nous embrasser, à nous toucher, alors peut-être que ce qu’il ressent n’est que la suite logique de tout cela. Pourquoi tomberait-il amoureux d’un homme aussi quelconque de moi, qui raconte souvent n’importe quoi en public, qui est timide et pas à l’aise avec le public. Je veux faire taire cette voix, alors je l'attire à moi, perdant un peu pieds et me laissant griser par la sensualité de l’instant. Je veux sentir ses mains sur moi et rien qu’à cette idée, mon sexe devient plus dur. Pour lui faire comprendre, je glisse mes mains sur son torse, savourant la forme de ses muscles que je connais déjà. Les sentir sous mes doigts dans l’intimité est bien plus excitant, à travers son t-shirt je sens ses tétons et je ne résiste pas, je les pince légèrement. Mew se recule alors, surpris, il m’observe un instant alors que mes mains continuent l’exploration de son torse. “Nong… qu’est ce….”

    “Phi… montre-moi que c’est réel…” La petite voix se fait bien trop forte, bien trop présente. Je le désire plus que tout ce que j’aurais pu imaginer, j’ai envie de découvrir qui il est dans l’intimité, la vraie, celle d’un couple. Pourtant, je n’arrive pas à éloigner l’idée que tout est pour de faux. Je suis incapable de lui expliquer ce que je ressens à cet instant, mais je n’en ai peut-être pas besoin. Son regard se perd un instant dans le mien et il semble trouver la réponse de lui même. Pour le moment je n’ai pas besoin de grande déclaration, j’ai besoin de ses gestes, qu’il me montre que tout est vrai.

    D’un geste un peu plus brusque qu’auparavant, il saisit ma nuque m’approchant de lui et je gémis légèrement quand il m’embrasse langoureusement. Je m’accroche à son cou, mes doigts s’enfonçant légèrement dans sa peau quand il laisse un chemin de baisers brûlants le long de ma mâchoire avant de me dévorer le cou. Mon torse se lève fortement quand je prends une grande inspiration quand je le sens tirer sur mon t-shirt pour exposer mon épaule. Je grogne quand il aspire ma peau entre ses lèvres, il la suçote et la mord avant que sa langue ne vienne glisser sur la marque violette qu’il vient de faire.

    Son geste ancre notre relation dans le réel, jamais il n’aurait pu faire ça autrement. Je me sens exalté alors que la voix au fond de mon crâne est réduite au silence. Un poids quitte ma poitrine alors qu’il a ce geste qu’il n’aurait pas pu faire si nous n’étions pas un couple. Je sais que cette réaction est un peu ridicule, mais je manque de confiance en moi et j’ai besoin d’être rassuré.

    J’ai eu plusieurs relations, pourtant, jamais je n’avais été excité aussi vite que sous les lèvres de Mew. Mon pantalon me serre à l’entrejambe, je suis mal à l’aise et je bouge mes hanches pour tenter d’apaiser la tension dans mon sexe. Je voulais être discret, mais mon geste ne passe pas inaperçu aux yeux de Mew qui me lance un regard brûlant qui me coupe la respiration. Il plonge de nouveau sur mes lèvres, m’embrassant avec passion, nos langues se retrouvant naturellement dans un ballet sensuel. La main de Mew glisse lentement de mon cou, jusqu’à mon torse me faisant frémir alors qu’elle continue son chemin jusqu’à se poser sur mon entrejambe pressant mon sexe à travers mes vêtements. Je grogne alors qu’une étincelle de plaisir me parcoure le corps.

    “Mew…” Je murmure son prénom tout en posant ma tête contre son cou pour cacher mon visage rouge au moment où il ouvre mon pantalon. On va trop vite, bien trop vite, pourtant, quand ses doigts se resserrent autour de mon pénis, je frémis et je sais que je ne pourrais jamais le repousser. Je n’ai plus aucun doute possible, aucune peur, cette histoire c’est la réalité et j’aime sentir ses mains et ses lèvres sur moi.

    Il fait un premier va-et-vient et je soupire, ça n’a jamais été aussi bon. Que ce soit moi tout seul ou bien avec une fille, Mew surpasse absolument tout, il me fait oublier qu’il existe un monde autour de nous. Je ne peux que m’accrocher à lui en laissant mes lèvres se poser sur son cou pour étouffer les gémissements qui montent en moi. Sa main s’active sur mon sexe, faisant de longs va-et-vient de plus en plus rapide, j’ai l’impression de suffoquer alors que le plaisir me balaie vague après vague. Je vais me noyer, je m’accroche un peu plus fermement à lui et je ne me rends même pas compte que mes hanches ont commencé à accompagner ses mains, je me laisse complètement aller dans son étreinte. “Ah… Mew...j...je…” Il va me faire jouir, je veux le prévenir, mais j’en suis incapable car mon souffle se coupe quand son pouce caresse mon gland alors que son poignet imprime un rythme légèrement plus rapide et j’explose. Je ne le contrôle pas, mais mes dents s’enfoncent dans la peau de son cou alors qu’un long gémissement s’échappe de ma gorge et mes muscles se détendent brusquement, me laissant tremblant entre ses bras. 

    J’ai du mal à respirer, j’ai l’impression que tout tourne autour de moi, alors que je découvre ce qu’est un véritable orgasme. C’était puissant et je me laisse complètement aller contre lui. Il ne dit rien pendant un moment, se contentant de me caresser les cheveux avant de finalement embrasser doucement ma tempe. “Regarde-moi N’Gulf.” Je quitte alors ma cachette pour relever la tête, je dois être tout rouge, échevelé et tremblant, je le vois difficilement avaler sa salive alors qu’il n’y a que du désir dans ses yeux et… j’oserais presque espérer de l’amour. “On est bien réel tous les deux, n’en doute pas.” Il m’embrasse chastement avant de me sourire. “Laisse-moi te ramener chez toi. Tu dois être fatigué maintenant.”

    Il a un petit rire moqueur, mais il a raison, je suis épuisé alors je n’ai même pas la force de rétorquer. Il se penche pour prendre des mouchoirs et en silence, il me nettoie, je passe alors mon doigt sur la marque de dents que j’ai laissé sur son cou, je me mords la lèvre, inquiet. “Je ne t’ai pas fait mal ?” Il rit doucement tout en reboutonnant mon pantalon. “Je n’ai pas eu trop mal ne t’inquiète pas.” Il m’embrasse le bout du nez alors que je rougis et il s’apprête à ouvrir la portière quand je redescends sur terre et réalise quelque chose. Je l’attrape alors par le bras. “Mais…. et toi ?” Il m’a offert un orgasme merveilleux, mais malgré l’obscurité, je peux voir la bosse qui déforme son pantalon. Je veux lui prouver moi aussi que tout est réel, je veux lui faire ressentir ce que j’ai ressenti. 

    Il a un petit rire avant de capturer ma main que je fais descendre vers son entrejambe. Il la prend et m’embrasse la paume. “Plus tard Gulf, on a tout le temps pour ça.” Je rougis alors fortement avant de hocher la tête. Il quitte l’habitacle et je me laisse aller une seconde contre mon siège en soufflant longuement, j’ai du mal à réaliser ce qui vient de se passer et maintenant qu’il s’est éloigné, la voix semble vouloir revenir. 

    Il ouvre ma portière et je sors de la voiture me sentant soudain timide, je frise le ridicule j’en ai bien conscience. Je m’attends à ce qu’il se mette en route vers mon appartement, mais à la place, il m’attire contre lui, serrant fortement mon corps contre le sien. Sans attendre, sans réfléchir je passe mes bras autour de sa taille et je tente de me faire le plus petit possible pour qu’il m’englobe dans la chaleur de son corps. Je me sens si bien, je voudrais rester comme ça un long moment, juste l’un contre l’autre. “Je te prouverai tous les jours que c’est réel, que j’ai des sentiments pour toi depuis le jour où je t’ai vu pour la première fois. Je te le promets.” Je lève les yeux vers lui la bouche entrouverte, le coeur battant, alors qu’il me fait encore une magnifique déclaration. Je voudrais lui répondre, lui dire que je ressens tout ça et bien plus encore, mais pour le moment, j’en suis incapable. Il le comprend, il ne veut pas me bousculer et il se contente d’embrasser mon front avant de me relâcher. Il me prend la main, entrelaçant nos doigts avant qu’il ne se mette en route.

    Je n’ai jamais aimé tenir la main de quelqu’un dans la rue, pourtant, là, je m’accroche à lui, je ne veux pas le laisser s’éloigner, je ne me sens bien et en sécurité que quand on est en contact l’un avec l’autre. On marche le plus lentement possible pourtant, on arrive bien trop vite devant ma porte, je voudrais l’inviter à entrer, je voudrais qu’il me serre dans ses bras toute la nuit. Je sais pourtant, que c’est trop demander, qu’il a déjà dû faire preuve de contrôle depuis tout à l’heure. Alors je le laisse m’embrasser une dernière fois et il me lâche la main, sans jamais me quitter des yeux. “A demain.”

    Il me fait alors signe de rentrer chez moi et je comprends qu’il ne partira pas tant que je ne serai pas rentré. Je ne le quitte pas du regard jusqu’à ce que je sois à l’intérieur et que ma porte se referme. Je reste un moment immobile, la main sur le panneau en bois de la porte, j’ai du mal à réaliser ce qui vient de se passer. Un grand sourire naît sur mon visage quand je semble réaliser que Mew et moi sortons réellement ensemble. Dans un état second, je me dirige vers ma salle de bain, j’ai l’impression de marcher sur des nuages, j’allume la lumière et je suis surpris par le reflet que le miroir me renvoie.

    J’ai les joues toutes rouges, mes cheveux sont en bataille et mes lèvres gonflées à cause des nombreux baisers que nous avons échangé dans la voiture. Pourtant, tout ça, je m’en fiche, non, ce qui m’importe vraiment, c’est la marque. Lentement, je tire sur mon t-shirt et je reste un long moment à observer le suçon qu’il a laissé sur ma peau, me rejouant chaque instant de la soirée, comme un adolescent découvrant l’amour pour la première fois.

     

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