• Chapitre 14 : Quelque chose que je ne peux pas voir dans tes yeux.

    Chapitre 14 : Quelque chose que je ne peux pas voir dans tes yeux.

    Le soleil se couchait vite maintenant et je m’étais précipité pour prendre un taxi dans la rue principale et rentrer chez moi. C’était une perte de temps parce que la circulation devant l’école était toujours très intense à cette heure où le ciel devenait lavande. (J’avais eu le temps de faire une sieste, jouer à un jeu, consulter facebook, lire les commentaires trois fois sur les réseaux sociaux et je n’étais toujours pas rentré à la maison.)

    Enfin, le taxi avait finalement atteint la cours avant de ma maison, je payais le chauffeur et sautais rapidement hors de l’habitacle. Une jeune fille en chemise blanche était assise sur le bord du parterre des fleurs. Hé, elle n’aurait pas eu à attendre dehors et à nourrir les moustiques si elle m’avait  dit qu’elle venait !

    “Pourquoi, tu ne m’as pas dis plus tôt que tu venais ?”

    Elle leva les yeux en entendant ma voix. J’avais l’impression sans en être sûr qu’elle avait le regard triste et plus éteint que d’habitude. “Si je te l'avais dis plus tôt, m’aurais-tu laissé entrer ?” Je n’avais pas de réponse à sa question et je passais à côté d’elle pour aller ouvrir la porte d’entrée.

    “Entrons, il commence à faire froid dehors.” Et aussi parce que j’avais l’impression que notre conversation prendrait un certain temps. Jean hocha la tête et me suivit dans la maison faiblement éclairée. Mes parents et ma soeur Fing étaient hors de la ville pour prier au temple et m’avaient dit qu’ils rentreraient très tard. J’avais allumer, la lumière du salon, la télévision et le climatiseur. Puis j’étais aller au réfrigérateur prendre un verre pour Jean. Elle était déjà assise sur le canapé face à la télévision en attendant poliment. “Tiens, de l’eau.”

    Elle n’avait pas pris la peine de se tourner pour prendre le verre de mes mains. Je ne pouvais que soupirer impuissant et poser le verre d’eau sur la table basse.

    “Tu as faim ? Tu veux des collations ?”

    La fille à la queue de cheval secoua la tête au lieu de me répondre. Je ne pouvais rien faire de plus pour améliorer l’atmosphère. 

    Je n’avais pas d’autre choix que de m’asseoir à côté d’elle sur le canapé. Le son de la musique à la télévision n’aidait pas à couvrir le silence inconfortable qui s’était installé. Le temps passé dans le silence s’éternisait au point de réaliser que la climatisation faisait bien son travail de refroidissement.J’avais du prendre la télécommande pour augmenter la température. De plus, elle ne m’avait toujours pas dit un mot, je jetais un oeil vers elle et vu que avait l’air vraiment déprimé en me regardant. J’étais déterminé à briser le silence.

    “Jean, tu es venue me voir, il  y a quelque chose qui ne va pas ?”

    Cette fois, elle m’avait immédiatement répondu. “Oui” Il semblait qu’elle attendait que je commence.

    “Euh, ok…” Je laissais échapper à moitié mes mots, pas sûr de vouloir entendre ce qu’elle avait à me dire.

    Elle se tourna face à moi, ces grands yeux me fixaient. “Quel est le problème avec toi récemment ? Pourquoi tu ne décroches pas quand je t’appelle ? Tu ne réponds pas non plus à mes messages. Fuse, tu n’as jamais été comme ça avant !”

    “...” J’étais resté silencieux, c’était peut-être à cause de moi que Jean avait enduré tout ça... Je ne savais pas vraiment comment répondre à ces questions. Mes sentiments pour elle avaient diminué ces derniers temps… Mais on était ensemble depuis 1 an et rompre ne serait peut-être pas aussi simple.

    “Fuse, tu n’as pas remarqué que tu es vraiment étrange en ce moment ? Si quelque chose ne va pas, pourquoi ne pas me le dire et tout garder pour toi ? Si j’ai fait quelque chose de mal ou si je t’ai rendu malheureux, dis le moi s’il te plait !” Elle baissa la tête, avec une expression qui ne m’était pas familière, ses petites mains serrant sa jupe jusqu’à ce qu’elles paraissent fripées. Merde !

    “Je… Je ne sais pas quoi dire.”

    “Fuse… Dis le, peu importe le problème.”

    Je m’étais retourné pour regarder la télévision, les images bougeaient mais je n’avais aucune idée de ce dont il s’agissait. “Je ne sais pas…”

    La jeune fille à côté de moi soupira profondément comme si je la déçevais... C’était un peu pareil de mon côté mais je fronçais les sourcils en l’entendant pleurer et me tournais vers elle... 

    “Fuse… Tu… Tu ne m’aimes plus ?” Ses deux mains étaient levées pour couvrir son visage. Jean sanglotait, ses épaules tremblaient et je le sentais à travers le canapé. Je me sentais inquiet et nerveux.

    “Hé, Jean… Je suis désolé, d’accord ? Pas besoin de pleurer” Je paniquais, je ne savais pas quoi faire et ce qu’il se passait… Mon Dieu ! Que devrais-je faire ? Je ne connaissais que le rire ou le sourire de Jean depuis le début de notre relation. Je ne me souvenais pas de la dernière fois où Jean avait pleuré.

    “Si tu … ne m’aimes plus… alors dis le.”

    Je la prenais dans mes bras tout en lui caressant doucement le dos pour la calmer. “Non, je...je t’aime toujours autant....” J’avais dit cette phrase, même si une voix dans mon coeur me disait que “NON”, ce n’était plus du tout la même chose qu’avant. Je ne comprenais toujours pas pourquoi je ressentais tout ça...“Vraiment… dis la vérité, Fuse ?” Son épaule tremblait toujours et ma chemise était maintenant complètement trempée par ses larmes. Je ne pouvais pas lui en vouloir. C’était une bonne chose si elle exprimait tout ce qu’elle ressentait vraiment au fond de son coeur…

    “Encore… Tu m’aimes... Comme… Je t’aime… pas vrai ?”

    “Euh… Oui… D’accord, d’accord, ne pleures pas. Pleurer, ce n’est pas beau.” Je lui caressais la tête, comme quand on essaie de réconforter un enfant en pleurs. En fait, je n’avais jamais réconforté personne de cette manière. Il semblerait pourtant que quelqu’un me l’ai appris récemment.

    “Alors, Fuse, tu dois promettre… Qu’à partir de maintenant, nous redeviendront… Comme avant, ok. Tu devras me répondre au téléphone, nous sortirons ensemble,... Pour manger, voir des films, parler ensemble et… Tous les soirs je veux que tu me dises bonne nuit… Comme avant, d’accord ?” me murmura-t-elle, je n’avais pas tout entendu mais ses paroles me faisaient sourire. En ce moment, peu importe quelle personne elle sera dans le futur, elle était toujours la même Jean qu’avant.

    J’accepterais tant qu’elle voudra que tout soit comme avant. “D’accord.”

    “S’il y a quelque chose, ne nous cachons rien. Il faudra qu’on en parle ensemble, quelque soit le problème, ok ?” Ouais je l’espérais aussi.

    “D’accord, je te le promets.”

    Elle leva son visage pour me regarder dans les yeux, son visage pâle souillé par les larmes. Je lui avais souri en espérant la rendre heureuse. Elle m’a soudainement enlacé, ses mains sur mon dos, son visage se rapprochant de moi. Je la regardais et hésitais un peu. “Je... Jean qu’est ce que tu fais ?”

    “Fuse tu m’aimes toujours pas vrai ?”

    “Et qu’est ce que tu fais ?”

    Ma question reçu une réponse simple et efficace, quand sans prévenir, les douces lèvres de Jean se posèrent contre les miennes. Je l’avais repoussé avec un air choqué.

    “Jean ! Ce n’est pas approprié ! Si quelqu’un nous voyait, se serait un gros problème. Je suis un homme donc ça va, mais si c’était toi, ça te ferait du mal, tu sais ?”

    J’avais aperçu de la colère dans ses yeux. “C’est une fausse excuse. Si tu m’aimes vraiment, alors prouve le. Embrasse-moi, et je ne vois pas ça comme un gros problème. D’autres ont fait plus que ça !”

    “Mais, Jean…” Je veux lui expliquer que nous ne devrions pas faire cela. Mais l’expression de son visage me fit rapidement comprendre que c’est elle qui aura le dernier mot. “Est ce que ça te va vraiment ?”

    “Oui ! C’est bien ! Vraiment bien !” Après avoir reçu une telle confirmation, je m’étais un peu détendu.

    Mes deux bras entourèrent lentement sa silhouette fine, Jean en profita pour se rapprocher. Cette fois, je ne résistait pas au baiser, un mélange de peur de malaise et des émotions compliquées m’inquiétaient. Je laissais Jean m’ouvrir la bouche tout en respirant le parfum de Jean qui me montait au nez. Ses mains douces et chaudes glissaient vers mon cou, avant de dériver lentement vers mes joues. Mon corps se recouvrait de chair de poule et quelque chose en moi avait envie de répondre à ce baiser !

    Juste au moment où nos langues étaient sur le point de se toucher l’une l’autre, la porte du salon s’ouvrit soudainement.

    Nous nous sommes éloignés l’un de l’autre et je respirais profondément. Mes yeux se posèrent immédiatement sur l’homme à l’entrée qui ne ne montrait aucune émotion...

    Nos regards se croisèrent et le monde entier me tombait sur la tête emportant mon coeur en chute libre...

    “Désolé pour l’interruption.”

    Tee prononça sa sentence d’une voix monotone et sans expression pour partir sans se retourner.

     Après ça, j’avais appelé un taxi pour ramener Jean chez elle. Elle avait dormi tout au long du trajet, (peut être qu’elle était fatiguée de m’avoir attendu si longtemps...) ce qui était une bonne chose. Parce que si elle m’avait demandé de discuter, je n’aurais peut être pas eu envie de répondre et une dispute aurait pu en découler. 

    Le regard d’Ai Tee sur moi à ce moment là me hantait, que j’ouvre ou que je ferme les yeux, que je fasse quelque chose ou non, son regard était dans ma tête comme une ombre qui me suivait... Dans les cinq heures qui avaient suivi l’incident, je me sentais idiot et je n’arrivais pas à me vider la tête. Les larmes de Jean et son baiser surprise ne m’avaient laissé aucune impression...

    Maintenant que j’y pensais, il n’y avait pas besoin d’explication pour quoi que ce soit.

    Jean et moi étions amoureux, est ce que c’était vraiment bizarre pour un ami de voir une scène comme celle-ci ? Non, je me disais que ça ne gênerait personne mais c’était Ai’Tee qui avait vu ça... Pourquoi me soucier autant de lui, de chacun de ses mouvements, de ce que voulait dire son regard ? J’étais confus et pleins de sentiments différents m’envahissaient avec de nombreuses questions pour lesquelles je n’avais aucune réponse.

    Je me couchais sur le lit et me tournais sur le côté, me souvenant de son regard alors qu’il tenait un sac en plastique transparent contenant une boite avec un gâteau à la crème et aux fraises de chez S&P. Ce gâteau avait été déposé, il y avait quelques heures devant la porte d’entrée de mon salon. Je l’avais ramené dans ma chambre, Ai’Tee était allé acheter un morceau de gâteau plus gros que ceux que j’avais vu cet après midi, il se souciait tellement de moi, mais je suis… Oh… Est ce que je devais l’appeler ? Que lui dire ? Comment lui expliquer et pourquoi il le fallait ? On était juste de simples amis …

    J’avais passé toute la nuit à essayer de m’endormir tout en me disant  que je ne devais pas trop y penser et que tout irait bien demain.

    Comme d’habitude, un autre jeudi studieux à m’ennuyer (cours de science le matin et j’avais pris trois leçon sur quatre)... Heureusement, après la pause déjeuner, on avait une heure de sport pour nous détendre un peu. Je marchais tout en enfilant mon t-shirt de sport et nouant la ficelle de mon jogging. Mais alors que je montais les escaliers, je  m’arrêtais brusquement, car le gymnase du deuxième étage était plus bruyant que d’habitude.

    Hé ! Je me souvenais qu’il n’y avait que deux classes qui l’utilisait. (La classe 1 et la 5). Comment pouvait-il y avoir autant de monde aujourd’hui ? Ce n’était pas Ai’Balm de la classe 8 là bas ? Dans un coin, il y avait Ai’Sun de la classe 2 et un peu plus loin que ma salle de classe, se trouvait Ai’Kor de la 13. J’essayais de compter et de voir (il y avait cinq classes à l’intérieur jouant au football et au basket.) Wouah ! Comment apprendre s’il y avait autant de monde ?

    J’avais traversé les différents groupes de personne pour aller voir Ai’Mo, il jouait au basketball comme un singe avec ses amis de la classe 8.

    Les amis avec qui nous avions précédemment étudiés, Ai’Balm, Ai’Kim et Ai’Mai s’étaient précipités vers moi pour me taper la tête en riant joyeusement les uns avec les autres. Bien sûr, je leur répondais de la même façon quand l’enseignant donna un coup de sifflet pour les appeler sur le terrain de basket. Maintenant il ne restait qu’Ai’Mo ennuyé de ne pas savoir avec qui jouer.

    “Mo’ pourquoi il y a tant de monde ici aujourd’hui ?” J’avais enfin l’occasion de lui demander.

    “Le parking est en cours de rénovation, alors tous les professeurs ont garé leurs voitures sur le terrain. Les classes du bas ne peuvent désormais utiliser que ce gymnase.” Oh, je comprenais. “Viens et joues avec moi, tu es bon au basket, allons-y.”me demanda-t-il tout en soulevant la balle et en faisant un dribble croisé, mais bon, il oubliait qu’aujourd’hui notre classe était supposée pratiquer le volley-ball.

    “Euh, tu peux jouer tout seul. La semaine prochaine, il y a un test pour le match de football, tu ne t’entraine pas ?” Je haussais les épaules et le regardais avec une grimace.

    “Mon niveau est plus que suffisant contre deux d’entre vous, voire même trois. Ha !” 

    Hé comment il se vantait ! Il me parlait comme si j’étais un faible ou quelque chose comme ça et pendant que je me préparais à le maudire, mon regard se posa sur une silhouette familière... Cette personne qui m’était plus que familière sautait haut et frappait le ballon de volleyball, il le fit à plusieurs reprise avant de changer de côté. Mais merde ! On dirait qu’il allait vraiment bien après tout….

    “Trop boiteux pour te contrôler, si tu ne peux pas gagner la semaine prochaine, je vais me moquer de toi” J’avais ricané avant de lui montrer mon majeur puis j’étais aller à la rencontre d’Ai’Tee. J’espérais que nous pourrions peut être nous parler parce qu’il n’était pas facile de le voir depuis hier soir...

    “Tee…” Avant que je ne puisse l’appeler plus fort, ce putain de ballon de volleyball avait heurté le mur avant de me rebondir sur le front. *Douleur* Outch ! Ca fait mal ! Ca fait mal ! Ca fait mal ! Ca fait mal !Ca fait mal !

    Je tombais au sol sur les fesses, saisissant ma tête qui tournait. Ma vision se troubla et j’avais l’impression de voir de petites étoiles flotter de partout. Mince ! Est ce que mon QI allait s’effondrer ? Est ce que que j’allais avoir Alzheimer ?

    “Fuse désolé ! Je ne t’avais pas vu !” Une voix s’éleva quelques part, je voyais quelqu’un courir vers moi et se mettre à genoux à mes côtés, mais je ne pouvais pas dire de qui il s’agissait. Parce que maintenant tout était tellement confus.

    “Ouch… ça fait mal comme l’enfer ! Imbécile, tu l’as fais exprès ou quoi ?” Pleurais-je en sentant une main me toucher le front.

    “Bien sur que non, je ne t’avais pas vu. Je suis vraiment désolé. Où est ce que ça fait mal, laisse moi voir.” Sa grande main avait doucement attrapé la mienne et il s’était écrié d’une voix rauque. “Hé ! C’est gonflé et rouge ! Tu peux te lever ? Allons d’abord à l’infirmerie.”

    Tee utilisa son bras puissant pour entourer mon épaule et me soutenir, puis me faire descendre les escaliers. Honnêtement, je n’avais toujours pas récupérer. Se faire frapper par lui était d’une sacrée puissance !. Bordel !

    “Ah, paies moi 10000 baht pour avoir sérieusement endommagé mes cellules cérébrales. Je parie que certaines d’entres elles sont déjà mortes.”

    “Merde, 10 000 baht ? Tu n’as pas à t’inquiéter, les cellules de ton cerveau se détruiront quand même… Hé, hé...” Il n’était pas effrayé et osait me répondre, il semblait être en forme mais je m’inquiétais quand même.

    “Idiot ! Ne soit pas si arrogant, je te le ferais payer la prochaine fois à coup sûr.” Je repensais à son visage alors que Tee me répondait en riant car il ne me croyait pas. Si mes mots n’avait aucun effet sur sa tête de buffle, mon poing ferait peut-être l’affaire ?

    Il m’avait conduit à l’infirmerie, non loin du gymnase, au moment d’entrer, on remarqua l’absence du professeur à l’intérieur.

    “Il a dû retourner en cours.” me dit Tee en vérifiant s’il n’y avait vraiment personne à l’intérieur.

    “Alors maintenant ça fait un mal de chien !” Je ne pouvais pas retourner en cours avec une douleur aussi intense, j’avais peur de m’évanouir...

    “Euh… alors.” Ai’Tee me regardait pensivement puis il me dit. “Tu devrais t’asseoir et attendre. J’ai quelques notions de secourisme.”

    Oh, tu étais tellement parfait que je le regardais avec respect, mais aussi avec jalousie... Je hochais la tête en réponse. Je marchais lentement pour aller m’asseoir sur la chaise de l’accueil.

    Tee s’était baissé et regardait à l’intérieur du réfrigérateur, je pouvais entendre le bruit de la glace qui tombait avec fracas sur un plateau en métal. Peu après, il déposa une petite serviette blanche et le plateau sur le bureau.

    “En premier, on glace et après on chauffe et l’efficacité sera là.” Il souriait confiant en se posant à côté de moi. Il plaça les glaçons dans la serviette jusqu’à ce qu’elle ait la taille d’un poing. J’enlevais la main de mon front afin que le “médecin” puisse soigner ma blessure. Tee déplaça sa chaise sur le côté, si près, que nos genoux ne pouvaient s’empêcher de se croiser. La main de Tee tremblait un peu au moment où je le regardais puis il tourna son regard vers mon front.

    “Aïe…” Je ne pouvais pas m’empêcher de geindre alors que la serviette touchait ma blessure.”

    J’ai appuyé trop fort ?” L’expression alarmé d’Ai’Tee quand il se dépêcha de replacer la serviette avec beaucoup plus de douceur cette fois, me faisait rire.

    “Non, hé hé hé hé. C’est juste très froid.”

    “Espèce de bâtard, hé…” Il s’était mis à rire, plissant ses yeux. Je ne pouvais que sourire en regardant cette scène. J’avais essayé de dormir la nuit dernière, mais je m’étais inquiété jusqu’à avoir mal à la tête. Peut être qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter du tout. (Je deviendrais probablement un initiateur à cause de lui.)

    Mais dès que je repensais à son expression d’hier soir, quand il était reparti chez lui. Je voulais toujours en parler avec lui de toute façon. “Tee… Hier tu es venu à la maison… Tu voulais quelque chose ?” La question était ridicule, le gâteau S&P à l’entrée du salon ne l’expliquait-il pas du tout ?” Il était évident qu’il était allé m’acheter ce gâteau pour me l’offrir.

    Ces yeux saphir brillèrent un instant avant qu’il ne se reprenne. “J’ai vu que tu voulais du gâteau, alors je suis allé en acheter pour toi.” Je suivais son regard qui se posait sur une bouteille de teinture, rien qui ne valait la peine d’être vu. Zut ! C’était juste une étiquette blanche. “C’était bon ?... Tu as pu partager avec ta petite amie, elle a du aimer ?” J’avais été surpris quand il avait soudain parler de Jean.

    “Non, non, après ton départ, je l’ai raccompagné chez elle. Il ne s’est rien passé.” Je m’étais surpris moi-même quand j’avais bafouillé une excuse, comme si j’étais en tort.

    “Est ce que ….” La voix de Tee était calme. Ses lèvres minces s'étiraient en un sourire hésitant. J’avais commencé à remarquer son comportement étrange.

    “Tee…Tu vas bien ?

    “De quoi tu parles… Je suis en bonne santé, tout va bien !” Merde ! Il faisait semblant de ne pas savoir, je ne voulais pas dire ça comme ça. 

    “Tu devrais arriver à te débrouiller seul, non ? Je dois retourner à l'entraînement, il y a un gros test la semaine prochaine.” Il n’avait pas pris la peine d’attendre ma réponse, il avait posé la poche de glace sur le plateau et s’était levé indifférent. “N’oublie pas de mettre de la glace, puis du chaud. Repose toi dans un lit d’accord ? L’enseignant n’aura rien contre.” Il parlait d’une voix monotone, comme un robot et il refusait toujours de me regarder.

    “Attends, reste avec moi, d’accord ?” Je tirais sur son bras, mais il le secoua. Alors je m’étais levé pour le tenir plus fermement. “Tee, qu’est ce qui ne va pas avec toi ?”

    “Je t’ai dit qu’il n’y avait rien. Je pars en premier…” Il avait utilisé son autre main pour dégager son bras. “Désolé, je ne peux pas rester avec toi.”

    “Tu peux, mais c’est juste que tu ne veux pas !” Je fronçais les sourcils et lui lançais un regard noir. Tandis qu’Ai’Tee soupirait et me murmurait “Je suis désolé.” Puis il avait ouvert la porte et était parti.

    En fin de compte, je ne comprenais toujours pas le sens de son regard.

     

    Chapitre 14 : Quelque chose que je ne peux pas voir dans tes yeux.


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