• Chapitre 10

    Chapitre 10

    Devoir passer le samedi avec un Solo malade m'avait fait comprendre que ... quand il était malade, ce husky devenait de plus en plus pervers et têtu.

    "So’ réveille-toi pour prendre tes médicaments." Je posai le plateau de nourriture et m’assis à côté de ce husky qui s’enveloppait comme un sushi avec sa couverture jusqu’à ce que seuls ses cheveux noirs puissent être vus.

    "So'..." J'appelai son nom doucement pour la dixième fois, je le secouai mais rien ne se passa, il ne bougeait même pas un peu.

    "So'..."

    "Hum ..." Une main sortit de la couverture, avant que la personne à l'intérieur ne retourne son corps de l'autre côté.

    "So'..." Je soupirai doucement puis décidai d'utiliser un truc. "Tu ne veux pas parler avec P' ?"

    Soudainement !

    "Hoi !!!!" Je criai lorsque la personne qui était enveloppée comme un sushi se retourna rapidement et retira la couverture. Il me tira alors pour m'allonger sur le lit ... m'enlaçant de dos comme la nuit dernière.

    Ce matin même, je m’étais dégagé de ses bras de pieuvre...

    "So' !" lui dis-je d'un ton sérieux en essayant de me sortir de ses bras collants qu’il resserrait de nouveau autour de moi. "P' va se fâcher na."

    "Guitare ..." J’entendis une voix qui grognait et l'étreinte se desserra presque immédiatement. "Désolé."

    Je bougeai et regardai la personne malade qui avait l’air triste avant d’utiliser mes deux mains pour lui pincer les joues. 

    "P’ va se mettre en colère parce que So' ne veut pas se lever pour manger ... Et à propos de ce que Kao a dit, nous n'en avons pas encore parlé. Pourquoi ne t'inquiètes-tu pas plus pour toi-même ?"

    "Et à propos des câlins ..." Solo releva la tête et massa ses joues qui viraient au rouge à cause de moi et utilisa son regard endormi de chien battu qui mendiait...

    "Non... on ne peut pas ..." C’est ce que je lui dis, j’étais intimidé par son sourire qui me donnait l’impression d’une autorisation ou non de nous câliner.

    "N'essaie pas de changer de sujet… Sinon, P 'va s'énerver."

    Je fis semblant de ne pas voir que la personne qui souriait et plaisantait voulait changer de sujet. Je choisis de me lever et de ramasser le bol de riz. Et cette fois, le grand husky se leva pour s’asseoir au bord du lit.

    "Mange d’abord, puis tu pourras continuer à dormir." Je ramassai le riz et nourris Solo, qui bouda et refusa d’avaler. Il ne se sentait peut-être pas bien et n'avait peut-être pas d'appétit pour manger.

    "Guitare ..." Mes yeux se plissèrent en entendant cette voix si attirante. Je me rendis compte que j’aurais dû détourner les yeux mais trop tard, mon regard s’ancra dans celui de la personne qui parlait.

    "Oui ?"

    "Plus faim ..."

    Trop mignon.

    Je posai les restes de riz et soupirai en pensant le forcer à manger jusqu’à la fin. Mais en le regardant comme ça, qui le ferait.

    "Ok. Alors prends tes médicaments." Je souris parce que ce grand husky alla chercher ses médicaments et qu’il accepta de coopérer.

    "Comment vas-tu ?"

    "Ça va mieux maintenant."

    "Mal de tête ?"

    Solo secoua un peu la tête. Je lui touchai donc le front qui n’était pas aussi chaud qu’hier.

    "Alors repose-toi. P' te réveillera plus tard pour tes médicaments."

    Solo fronça immédiatement les sourcils quand il m’entendit. Je ris en regardant sa réaction avant de tirer précipitamment la personne qui était couchée.

    "Digère un peu avant de te coucher."

    Solo acquiesça et regarda mon visage.

    "Alors ... A propos de Kao ..."

    "Guitare, tu as déjà mangé ou pas? Tu ne te sens pas fatigué ?"

    "Non ... So’ est ..."

    "Guitare..."

    "P' ne parlera pas maintenant." Ce husky avait fait une erreur et osait encore changer de sujet.

    "Guitare..."

    Ne crois pas que la voix implorante et le fait de me secouer le bras comme cela fonctionnera à chaque fois ...

    "Guitare..."

    Je fronçai de plus en plus mes sourcils tout en essayant d'empêcher mes lèvres de révéler mon sourire à ce husky.

    "Guitare… Je me rends."

    J'arrêtai alors de froncer les sourcils et lui souris de nouveau. Et je ressentais encore la douleur sur mes joues parce que je me retenais de sourire depuis tout à l’heure et je dus masser mes joues doucement. 

    "Explique."

    Solo acquiesça et me jeta un regard pitoyable avant de se rapprocher.

    "Je n'ai pas le temps de m'entraîner autant que mon ami le fait. Et cette scène est la première scène, d’ailleurs c’est organisé par la faculté de Guitare. Hormis pendant la journée et la nuit, je ne trouve pas d’autre temps pour répéter.”

    “Quand vas-tu te coucher alors ?"

    Les yeux de Solo s'écarquillèrent puis il s'empressa de me serrer dans ses bras et de poser son menton sur mon épaule. Ce geste montrait qu’il se sentait coupable...

    "Que..."

    "Ce qui veut dire qu'en plus de te négliger pendant la journée, tu te négliges aussi pendant ton temps de sommeil."

    "Je finis toujours par m’endormir après l’entraînement mais pas plus de trois heures." Solo resserra alors son étreinte.

    "So'..." Je soupirai. Le repoussant, je levai mes deux mains pour toucher le visage de l’autre homme puis le regarder en face.

    "Tu dois prendre soin de toi. Même si tu travailles dur, ne te néglige pas. Nous devons nous aimer nous-même, tu comprends ?"

    Solo leva ses mains et les plaça sur les miennes. Je ne savais pas ce que j'avais dit, mais l’autre homme me sourit gentiment.

    "Guitare est le premier à me dire ça."

    "Donc, tu devrais m’écouter. Prends soin de toi, ne te surmène pas. Tu vas t’entraîner pendant la journée mais prends le temps de manger et repose-toi bien la nuit. Arrête de t’entraîner si tu vois que tu n’auras pas assez d’heures de sommeil...”

    Quand je le vis hocher la tête, je souris.

    "Guitare..."

    "Oui ?"

    "A propos de l'événement à la mer ..."

    "J’aimerais d'abord faire le point avec mon ami. Je ne connais pas encore les détails.”

    Je n’avais pas eu le temps d’en parler avec mes amis parce que je prenais soin de la personne qui me posait cette question. Mon téléphone aussi avait à peine été touché parce que j’étais devenu un oreiller qu’il enlaçait toute la nuit. Et le lendemain, je prenais de nouveau soin de lui et je n’avais pas le temps de voir mes amis.

    "Vas-y."

    C'était ce que je pensais.

    "Je ne connais pas encore les détails. P' ne connait même pas les dates."

    "Vendredi, samedi et dimanche."

    "Honnêtement, ces jours-là, P' sera libre ..." Je regardai ce husky malade qui remua les oreilles et la queue dès que j'eus fini de parler. Je ris doucement avant de faire semblant de penser : "On peut y aller ?"

    "On y va." Ça ne lui suffisait pas de parler, il me serrait aussi le bras.

    "Eh bien... Si tu t’en sors bien en prenant soin de toi, alors P' essaiera d’y réfléchir."

    Ce qui voulait dire que s’il refusait de manger, notre accord serait annulé.

    "Promis." Solo avait un visage déterminé en levant son petit doigt devant moi. Après avoir ri de son geste jusqu’à ce que je me sente satisfait, j’accrochai mon doigt au sien.

    "Promis."

    -------------

    Après avoir passé la matinée avec des problèmes... la soirée arriva.

    "Ne retourne pas à la maison."

    "So’..."

    "Ne retourne pas à la maison."

    "Mais tu vas déjà mieux."

    "J'ai mal à la tête."

    Je pinçai la joue de l’homme qui venait de dire qu’il avait mal à la tête. Son visage montra un inconfort, mais mentir n’était pas bien.

    "Prends un médicament."

    Le malade prit son traitement et m’attira dans ses bras en me disant qu’il ne me permettrait pas de rentrer chez moi.

    En fait, Noh m'avait appelé pour me dire qu'il passerait la nuit dans mon dortoir parce qu'il était seul. Sun n’était pas encore revenu. Il m’avait dit ne pas vouloir être seul. Et comme Solo se sentait mieux, je m’étais dit que je rentrerais au dortoir. Mais ce husky ne me le permettait pas.

    "Il est déjà tard, ne retourne pas à la maison."

    Le tard était un peu exagéré, il n’était que 18 heures.

    "So’ ne sois pas têtu."

    "Guitare ... reste ici d'abord. Je ramènerai P' à la maison demain matin." Les yeux suppliant fonctionnèrent presque. Mais désolé, cette fois... 

    "Non." 

    "Oui."

    --------------------------

    [Oui, Ai'Gui mon cher ami.]

    "Je ne vais pas rentrer à la maison. Va retrouver les jumeaux ..."

    [Bon Dieu Ai'Gui ! Être avec son mari est mieux que d'être avec ses amis ! Je vais te poursuivre en justice Ai'Double ...]

    Je regardai mon téléphone en soupirant. Noh aurait continué à se plaindre pendant des heures si je n'avais pas raccroché. Quand je me tournai pour regarder à côté de moi, je soupirai à nouveau. Parce que l’autre homme avait l’air si heureux contrairement à une personne malade.

    Je n’aurais pas dû perdre contre ses courtes phrases.

    "Pourquoi tu t’occupais des malades ?" Solo tira ma main dans la couverture jusqu’à ce que je ne puisse plus la voir. Mais je pouvais sentir qu’il la tenait.

    "Je pense que je suis habitué à prendre soin de n'importe qui." Je ris quand je vis le visage si frustré de ce husky, ce qui montrait qu’il pensait vraiment de cette façon.

    "Guitare ne peut s'occuper que de moi." me dit ce husky menaçant.

    "Je prends soin de moi ... depuis mon enfance."

    Solo se tourna alors pour regarder mon visage. Je lui serrai la main doucement et je lui dis qu’il n’y avait rien de mal.

    "Dis-moi ... Je pourrais alors dormir ?!"

    "Tu veux écouter des histoires pour t’endormir ?” 

    "Je veux en savoir plus sur toi." me dit Solo alors qu'il se couchait sur mes genoux. Et probablement à cause des yeux doux qui me regardaient, je ne pouvais pas refuser.

    "P a été élevé à l'orphelinat." Si je voulais commencer à raconter mon histoire, alors il fallait commencer par ici.

    "Guitare..."

    "C’était une petite maison avec une directrice qui s’appelait Mae Yai. Nous vivions heureux même si nous ne savions pas qui étaient nos parents. Mais sans doute parce qu’il était situé dans une région éloignée donc il était moins connu. Finalement, il a dû fermer. Mae Yai avait essayé de chercher un foyer d'accueil pour tous les enfants. Quant aux enfants plus âgés, ils ne sont allés nulle part et ont choisi de suivre Mae Yai. "

    Je levai la main pour lui caresser la tête. Je ne me sentais pas aussi mal qu'il le pensait. Je me sentais au contraire très heureux de parler de Mae Yai.

    "Mae Yai n'est pas riche. Son lieu de vie était l'orphelinat. Elle n’avait que très peu d’argent quand nous avons déménagé. Nous avons finalement trouvé un petit local à louer. Et peut-être parce qu’elle était déjà vieille donc elle n’avait pas beaucoup de force pour travailler. En conséquence, P’ a commencé à travailler à l’âge de treize ans…”

    "..."

    "Nous nous sommes débrouillés jusqu’à notre entrée à l’université et grâce aux bourses, tout semblait aller mieux.. Elle nous a dit qu'elle était heureuse de prendre soin de nous et a demandé à P 'de suivre son propre rêve ..."

    Je fermai les yeux en me rappelant les paroles de la personne la plus importante de ma vie.

    "... être un enseignant bénévole jusqu'au dernier jour de ma vie."

    "..."

    "C’est elle qui est la personne la plus importante de la vie de P’, parce qu’elle est comme une mère... même si elle n'était pas ma mère biologique. Mais c’est elle qui prenait soin de nous quand nous tombions malade et grâce à ça, P’ sait s’occuper d’une personne malade.”

    "Est-ce que P a essayé de la contacter ?"

    "Non ... Parce qu'elle vit dans un endroit qui n’a ni électricité ni réseau téléphonique. Le seul moyen qu’a P’ pour la voir est de faire le déplacement. Mais comme P' travaillait tous les jours et même pendant les vacances pour économiser de l'argent, il n’a jamais eu le temps de faire le voyage.”

    Je ne pouvait blâmer qui que ce soit... quand j’avais du mal à étudier, je devais prendre mes responsabilités. J’avais beaucoup travaillé lors de ma première année et je n’avais pas eu le temps d’aller où que ce soit. J'avais travaillé dur pour pouvoir faire des économies et prendre le temps de voyager pour retrouver Mae Yai.

    “Guitare..."

    "Oui ?"

    Solo, se redressa et me regarda avec une douceur qui me faisait toujours sourire.

    "Un jour on ira ensemble ..."

    "Aller où ?"

    "Aller voir la mère de Guitare."

    "Pourquoi veux-tu aller voir ma mère ?" lui demandai-je avec surprise. Je ne m'attendais pas à cette réponse...

    "Je veux la rencontrer ..." Solo me sourit un peu puis se rapprocha.

    Je ne refusai pas la main qui touchait ma joue. Je choisis de fermer les yeux et d’incliner la tête pour ressentir toute la chaleur de sa caresse...

    "Je veux savoir comment elle est ..."

    J’ouvris les yeux quand le toucher fut maintenant sur mes lèvres, les frottant doucement. Je ne réalisai pas quand l’autre homme avança jusqu’à être relativement proche.

    "Comment Guitare peut être une personne aussi douce ?"

    A la fin sa phrase, nos fronts et nos nez s’effleurèrent. Et nos lèvres… n’étaient séparées que par le pouce de Solo.

     

    Chapitre 10


  • Commentaires

    3
    Samedi 23 Mai à 09:51

    ahhhhhhhhhhhhhhh le premier baisé ne semble plus trop loin. 

    2
    Mercredi 13 Mai à 13:04

    Ooooooooh <3 J'adore :D

    1
    Ammaeille
    Samedi 25 Janvier à 23:23

    Bonjour, Néphély,

    J'ai découvert votre site via "Asian Drama".

    Pas mal, continuez comme ça.

    Pour en revenir à l'histoire. Trop mignon, j'ai hâte d'avoir la suite. Je suis impatiente ...

    Bonne continuation. Ammaeille. cool

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