• Chapitre 1 partie 2

    Chapitre 1 partie 2

    Je lève la tête juste pour jeter un coup d’œil à la personne qui est récemment arrivée. Même si ce n’est qu’un coup d’œil rapide, cela suffit totalement à ruiner mon humeur. Cela pourrait être dû à son sourire en coin, qui semble tellement agaçant et irritant.

    Finalement, j’ai décidé d’arrêter de regarder et de me retourner, de prendre mon téléphone et de jouer avec à la place.

    “Et toi, tu viens à l’entraînement de football ce soir na woie. Merde, ce salaud de Jay me suit toujours, se plaignant que la deuxième ligne saute toujours l’entraînement.

    Jay, que Junior vient de mentionner est en fait P’Japan, un senior de quatrième année du club de football.

    “Euh, je le sais déjà.” répond platement Saifah d’un ton bas.

    Je n’ai pas vu quel genre d’expression il fait mais d’après mon instinct, je suis presque sûr qu’il me regarde avec ce visage agaçant. A chaque fois qu’ils se rencontrent comme ça, ils s’embêtent toujours.

    “Si tu le sais, alors viens. Ne fais pas que parler. Parce que si tu ne fais que parler, ma bande aura tellement de problèmes.” se plaint Junior sans s’arrêter.

    “Euh na, je sais. Mais, cette fois, mes jambes me font vraiment mal.”

    “Qu’est-ce qui ne va pas?”

    “Blessure musculaire. Si je n’y arrive pas, je pourrais demander à P’Jay de me laisser arrêter.”

    J’écoute ce qu’ils se disent, simplement. Je n’étais pas concentré là-dessus ou n’y ai pas accordé beaucoup d’attention, car je continue de faire défiler la page Facebook même si normalement, je ne suis pas accro au téléphone ou peu amateur de médias sociaux.

    Cependant, c’est peut-être parce que dans ma tête en ce moment, je pense à mon roman que je dois arrêter d’écrire, à cause de la décision de mes parents.

    Au final, je ne sais pas quel chemin est le meilleur?

    Le chemin que je me crée moi-même ou celui indiqué par mes parents?

    Je ne pouvais que prier pour que quelque chose d’autre guérisse la blessure dans mon cœur.

    Cela n’a pas à être le nombre de vues du roman, juste quelque chose pour me distraire du roman.

    “Et toi, qu’est ce qui ne va pas?” Ai’Tutor pose sa main sur mon épaule. Le ton de sa voix montre qu’il se soucie de moi, comme toujours. “Tu agis comme un mourant.”

    “Exactement, il est presque en train de mourir en fait. Une légère poussée et il pourrait finir dans un crématorium,” répondit Junior.

    “Pourquoi donc?”

    “C’est à propos de ses parents …”

    Avant que Junior ne puisse rajouter quoi que ce soit, ai’Zen, qui est assis en face de lui, lui fait signe de fermer sa bouche. Il en va de même pour Tanthai qui l’a immédiatement poussé jusqu’à ce que Junior sursaute légèrement, changeant de sujet en un instant.

    “Eh bien ... c’est juste ses parents qui se plaignent que sa moyenne ait baissé.”

    “Baissé de combien?”

    “Il est passé de 3 à 2, il a failli recevoir un avertissement.”

    “Sérieusement?”

    “Hmm” J'acquiesce, l’admettant à la personne qui se tient debout, tout en me frottant la nuque, me sentant impuissant.

    À partir de ce moment, le problème de ma moyenne sera quelque chose qui restera gravé à jamais tout au long de ma vie.

    “Mais, je me souviens encore qu’au lycée, Zon était un étudiant très brillant na.”

    “Je pense que tu te trompes de personne, Tor.”

    “Hoie, tu as très bien étudié, je m’en souviens encore. Même si tu avais du mal, ça ne baissait que légèrement, non. Mais, qu’as-tu fait pour que ta moyenne baisse autant et que tu n’obtiennes que 2?”

    Ai’Tor me regarde avec méfiance car il sait que je travaille sur un roman.

    Avant cela, il a dit une fois que si nous faisons quelque chose et que cela ne nous rend pas heureux, alors ce n’est pas ce qui fait notre bonheur pour l’instant. Je ne sais pas s’il pourrait comprendre ma réaction, du fait que mes parents m’interdisent de continuer à écrire des romans.

    Cependant, je pense qu’une personne aussi brillante que lui, s’il parvient à saisir le problème, alors il pourrait sûrement deviner toute l’histoire.

    “Tsss”

    Je n’ai pas besoin de chercher pour savoir qui vient de faire ce bruit.

    “Certaines personnes ne sont tout simplement pas aussi compétentes que nous le pensons na Tor. Parce que quelqu’un pourrait être doué après avoir copié sur d’autres, s’accrochant aux autres et peut-être avoir obtenu de bonnes notes par le passé grâce aux autres. Comme toi, tu es très bon pour les études, donc je ne suis pas surpris na Tor. Mais, tu as peut-être oublié qu’il y a des gens autour de toi ... des gens qui sont très bons pour s’accrocher à quelqu’un.”

    En plus de ses paroles qui ont sonné comme une insulte pour moi, ses yeux et son sourire sont aussi tellement énervants et irritants. Je ne sais pas ce que je lui ai fait, à lui qui ne cesse de vouloir se venger.

    “Saifah” Tutor se retourne, essayant d'arrêter son ami. “Ça suffit.”

    “Comment peux-tu dire que ça suffit na Tor? Je ne fais qu’énoncer les faits pourtant. J’ai l’habitude de rencontrer ce genre de personne.”

    “...”

    “Peut-être ... qu’une telle personne est assise quelque part par ici.”

    L’atmosphère bruyante et chaotique de la cafétéria semble quelque peu différente de la conversation qui se déroule avec mon gang en ce moment. J’ai déjà essayé na. J’essaie déjà d’endurer et de tolérer ses piques.

    Cependant, chaque fois que j’essaie de le supporter, ai’Saifah essaye toujours de trouver un point faible pour me faire mal.

    “Hoie, tu parles de moi?” Je me tourne pour demander à ai’Saifah tout en plissant les yeux, un peu comme ai’Tee et ai’Junior qui se regardent avant de murmurer quelque chose.

    “Tu penses qu'ils se vont se battre?”

    “Nan”

    “Ils ne s’en veulent pas alors, hein?”

    “On n’en est pas loin,  ai'Buffle. Si ça arrive, il y aura du sang à coup sûr.”

    “C’est sûr. Dois-je intervenir maintenant ou pas encore?”

    “Tu as râté l’occasion ai’Bâtard. Tu es toujours assis et tu regardes ai’Zon. Ne le laisse pas prendre la tête de ai’Saifah, ce sera suffisant.”

    Cependant, alors même que ai’Tee dit qu’il a raté l’occasion, je me tiens debout, fixant ai’Saifah.

    “Je te le demande, celui dont tu parlais à l’instant, c’était moi ou pas?”

    “Qu’est-ce que tu en penses?”

    “...”

    “Tu penses que je parle de toi ou ... tu penses que je parle d’une autre personne?”

    Il y a un mince sourire sur les lèvres de la personne en face de moi, comme s’il essayait de me provoquer. Et encore une fois, il hausse les sourcils, me défiant une fois de plus.

    “Qu’en penses-tu? (Gloussements)”

    Je souffle avant d’appuyer ma langue contre l’intérieur de mes joues, me sentant extrêmement agacé.

    “Je pense que tu parles de moi!!!”

    En fin de compte, c’est moi qui finis par sauter vers la personne qui est devant moi, prêt à lui jeter immédiatement mon mécontentement au visage. Cependant, à cause de tous mes amis qui sont autour de moi, je ne peux pas vraiment faire quoi que ce soit.

    “Ça suffit na Zon. C’est seulement des paroles en l’air,” dit ai'Tor en repoussant son ami ingénieur vers l'arrière. En même temps, ai’Junior me retient, me séparant de ai’Saifah.

    “Je n’ai pas de problème na Tor. J’essaie déjà de ne pas être impliqué, mais ton ami, je ne sais pas non plus quel est son problème avec moi na!”

    Au final, je me retourne pour insulter ai’Saifah qui, inconsciemment, envoie à nouveau un autre regard de défi.

    “Ai’putain hoie! Quel est vraiment ton problème?! Pourquoi est-ce que tu aimes m'ennuyer autant hein?!!!”

    Je jure tout en donnant un coup de pied. Si mes amis ne m’avaient pas retenu jusqu’à présent, il y aurait peut-être déjà un cadavre quelque part.

    “Est-ce que Tutor peut emmener Saifah ailleurs?” a suggéré un de mes amis à ai’Tor, qui acquiesce également et traîne immédiatement ai’Saifah.

    Cependant, cet ‘ailleurs’ est juste à la table en face de la mienne et même son siège me fait face.

    Peu importe. J’en ai tellement marre de cette tête brûlée de ai’Saifah. Suivre quelqu’un d’impulsif comme lui, rien de bon n’en sortirait.

    Au final, je soupire fortement.

    Avant de retourner m’asseoir sur mon siège, chacun de mes amis se retourne et s’excuse auprès de tout le monde à la cafétéria. Moi, je me fous complètement de ceux qui ont assisté à l’incident plus tôt et je n’aurai pas honte s’il arrivait que je frappe le visage de ai’Saifah.

    “Ici, bois un verre et calme-toi s’il te plait.” Thai me fait signe de boire un verre.

    “Non”

    “Peu importe. Si tu n’en veux pas, alors aucun problème. Mais, permets-moi de te demander na Zon. Quel est le problème avec ai’Saifah na? Pourquoi vous détestez-vous au point d’être toujours à deux doigts de vous frapper tous les deux à chaque fois que vous vous rencontrez? Avant, vous agissiez tous les deux normalement, n’est-ce pas?”

    “Merde Thai, as-tu oublié que ai’Saifah a dragué une fois la fille avec laquelle ai’Zon flirtait? De plus, ai’Saifah et Fai ont failli le faire dans les toilettes à ce moment-là. Et si ai’Zon ne les avait pas attraper en les suivant, il y aurait eu plus de plaisir à coup sûr." Ai’Junior est celui qui répond à la question de Thai.

    Ce qu’il dit est vrai, mais ce n’est pas le réel problème.

    Il y a plus ... en fait.

    C’est juste que je ne leur ai pas encore dit.

    “Oui.”

    “Mais, je ne comprends vraiment pas na Zon ... Toi et Fai ne vous saluez même plus, n’est-ce pas? Pareil pour ai’Saifah et elle. Alors, pourquoi cela ne s’est pas arrangé entre vous? Pourquoi vous continuez à vous disputer?”

    “Exactement, qu’est-ce qui se passe na Zon? Pourquoi vous vous faites du mal et vous détestez à ce point hein? Ou ... il y a autre chose que nous ne savons pas?”

    “...”

    “Tu ne nous caches rien, n’est-ce pas Zon?” Ils commencent à m’interroger. Quatre paires d’yeux me fixent maintenant, remplies de questions. Et cela me fait rester immobile tout en priant pour que mon anxiété ne soit pas visible à leurs yeux.

    “Alors pourquoi, Zon?”

    “Il n’y a rien.”

    Dis-je avec une expression neutre. Contrairement à mes mains moites et à mon cœur qui bat en réponse à la sensation d’anxiété que je ressens, car j’ai peur que le secret ne soit dévoilé.

    “Il me déteste autant que je le déteste.”

    “...”

    “C’est tout, vraiment.”

    Après avoir fini de parler, je lève la tête alors que je soutiens mon menton avec ma paume, ayant l’impression que quelqu’un me fixe. Dès que je me retourne, je remarque que c’est Saifah qui a les yeux rivés sur moi.

     

    “Qu’est-ce. Que. Tu. Regardes. Putain?

    J’ai prononcé mes mots en silence à la personne qui est assise à la table d’en face. Il a un sourire narquois et hausse les épaules, taquin, de manière à m’énerver davantage, ce qui me fait presque me lever, mais je n’en fais rien grâce à ai’Tutor qui décide de bouger légèrement, bloquant la vue entre ai’Saifah et moi.

    En vérité na, j’essaie vraiment de l’éviter, mais ce ai’Bâtard est aussi fou qu’un psychopathe. Plus j’essaie de m’échapper, plus il me poursuit, créant intentionnellement des problèmes.

    Ma vie avec mes parents est déjà assez compliquée, pourquoi dois-je rencontrer quelqu’un d’aussi fou que ai’Saifah?

    Le monde est sacrément injuste avec moi na woie!

    Tellement injuste !!!

     

    Chapitre 1 partie 2


  • Commentaires

    3
    Dimanche 17 Mai à 13:19

    Merci pour le roman :D Saifah x Zon est mon deuxième couple préféré après Thai x Japan <3

      • Lundi 18 Mai à 02:23

        :D ^^

      • Lundi 18 Mai à 01:01

        De rien. Saifah x Zon est mon couple préféré. J'espère que la suite te plaira.

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